Comment la modernité a tué les paysans

Comment la modernité a tué les paysans

Auteur du Sacrifice des paysans, le sociologue Pierre Bitoun revient sur les raisons de la « catastrophe sociale et anthropologique » que constitue selon lui la disparition du monde paysan. Il plaide pour le retour d’une ruralité solidaire et non productiviste.

Source : Le Figaro

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim, Présent.

Un commentaire

  1. un petit propriétaire qui écoute les agriculteurs à chaque saint michel

    A priori, ce personnage est surprenant:
    – croit-il vraiment à la confédération paysanne, à la fin du capitalisme, à la place du système actuel ?
    – en tapant son nom sur Internet, on tombe sur des juifs ayant le même nom et sur lui, ingénieur à l’INRA:
    il reçoit donc sa rémunération de l’organe jacobin qui a créé et qui continue à soutenir le productivisme qu’il dénonce.
    – enfin, pourquoi son analyse purement « sociologique » serait-elle juste ?

    Comment un intello comme lui peut-il balancer ça sans dire un mot à propos du progrès technique ?
    Y a-t-il d’autres sociologues qui se posent des questions comme:
    – si on considère que la mécanisation est irréversible, à quoi va-t-on servir dans les prochaines décennies ?
    – si on laisse de côté les utopies passéistes, qu’est ce qui pourra donner un sens à nos existences de plébéiens
    suralimentés par une agriculture qui emploiera toujours moins de main d’oeuvre dans les champs et dans les étables ?

    Pour ma part, je m’étonne que personne ne propose une analyse plus basique:
    – le progrès technique élimine les gens qui font des tâches mécaniques.
    – ce fut le cas pour le monde paysan, première victime.
    – c’est le cas pour le monde industriel, 2ème victime.
    – ce sera le cas pour le monde des services, 3ème victime.
    (cf. robots serviteurs fabriqués au Japon vieillissant).

    Lequel d’entre nous serait prêt à gagner sa vie en maniant la faux et le fléau pendant des jours
    à la place d’une moissonneuse batteuse pendant quelques minutes ?

    Une réponse possible: la fin du diesel, des mines et des aciéries, puis la famine qui en découle,
    cela conduit réellement à vider les villes pour nous renvoyer dans les campagnes.
    C’est bête, insensé, sans sociologue de l’inra mais sur le long terme, cela me semble probable…

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