samedi, 27 mai, 2017
Mistral perdant : quand la France se sanctionne elle-même
Le Vladivostok à Saint-Nazaire en juin 2014 (Wikimedia CC).

Mistral perdant : quand la France se sanctionne elle-même

La nouvelle est tombée par un communiqué du président de la République : la France suspend sa livraison du navire Mistral à la Russie.

Selon le chef de l’État, « les conditions ne sont pas réunies » pour que la France respecte le contrat passé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux porte-hélicoptères de classe Mistral ; l’un fin 2014 et l’autre fin 2015. François Hollande fait bien-sûr référence à la crise ukrainienne qui voit les États-Unis et l’Union Européenne vent débout contre la Russie, accusée de violer les frontières du pays.

Pourtant, il y a quelques jours seulement, François Hollande déclarait dans Le Monde (20 août) : « Aujourd’hui, le niveau des sanctions n’empêche pas la livraison. Ce sont les Européens qui en ont décidé ainsi, pas la France ». Le chef de l’Etat avait par ailleurs précisé que « s’il advenait une tension supplémentaire et une impossibilité de trouver une issue, nous aurions à délibérer. Mais pour l’instant, tel n’est pas le cas. »

Un revirement de situation qui vient sans doute des pressions exercées par Washington et Berlin, en première ligne pour tenter de dissuader la France de livrer ces BPC (Bâtiments de projection et de commandement) aux Russes. D’ailleurs, la Maison blanche ne s’est pas faite attendre pour saluer, dès mercredi soir, une « sage décision » du président français.

« En quoi la non-livraison du Mistral par la France pourrait avoir un quelconque effet sur la position russe dans le conflit ukrainien ? », s’interroge Nicolas Dupont-Aignan dans un communiqué. Car au final, c’est bien la France qui s’en trouvera pénalisée. En effet, la rupture (ou le retard) de ce contrat signé par Nicolas Sarkozy en 2011 (1,2 milliard d’euros) entraînera irrémédiablement de lourdes pénalités. Ceci est sans parler des milliers d’emplois gravement mis en danger, qui plus est dans un secteur stratégique, dans le chantier naval de Saint-Nazaire.

Et que dire de la crédibilité de la France à l’international après ce coup-bas dicté par la soumission systémique ? Va-t-on encore faire confiance à un pays incapable de faire preuve de fermeté et d’indépendance ? Au vu des circonstances, de plus en plus affligeantes, il est permis d’en douter sérieusement…

Christopher Lings

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.

2 commentaires

  1. Et s’il n y a pas eu de pression? Ce serait justement la une preuve de fermeté internationale ! Mettre ses citoyens en danger pour priver un potentiel futur belligérant d’une arme..

  2. Non seulement Hollande est un sous-président et un imbécile, mais encore il ne sait pas choisir ses « amis » : il a méprisé Angela Merkel qui a redressé son pays dans la crise en appliquant une rigueur qui a porté ses fruits ; il obéit à Obama, aux Etats-Unis qui ne nous entraînent que dans des conflits et nous apportent la gangrène de la diversité et de la mondialisation. Et enfin, il méprise Vladimir Poutine, qui devrait être L’HOMME d’ETAT avec qui compter à notre époque.
    Ce sous président de France, après avoir détruit notre pays économiquement, sociétalement, culturellement, va nous entraîner dans une 3e guerre mondiale.

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