samedi, 16 décembre, 2017

Quand l’éventuel retour de Sarkozy entretient l’alternance hypnotique

De plus en plus, on parle d’un retour probable de Nicolas Sarkozy dans la course à 2017. Dans la presse comme chez les politiques, les rumeurs ne laissent pas indifférent. Que révèle cet engouement soudain autour de ce retour inespéré ?

“Quand vous avez été président pendant cinq ans (…), vous n’allez pas tout d’un coup tourner la page” avait déclaré Bruno Le Maire, laissant ainsi entendre qu’un retour démange l’ancien président. Le Canard Enchaîné va plus loin et révèle que ce dernier aurait confié à son ancien ministre de l’agriculture qu’il n’avait pas d’autre choix “vu l’état désastreux dans lequel la France risque de se trouver”. Depuis, les rumeurs vont bon train.

La droite sarkozyste se réveille : l’engouement autour de la Droite Forte de Guillaume Peltier est palpable et la nostalgie n’a jamais été aussi grande dans les rangs des militants. Sans doute l’absence de leader accentue-t-elle ce besoin soudain. La mollesse de François Hollande, aussi, doit jouer son rôle. Ce dernier n’est même pas élu depuis 5 mois que sa cote de popularité est déjà en baisse et que beaucoup semblent déjà regretter son prédécesseur.

Car les gens ont eu le temps de le remarquer : la gauche, c’est la droite en pire ! La même politique économique et sociale désastreuse, européiste, et sous le diktat des banques, mais avec un paquet cadeau en plus : le “mariage” homosexuel, l’homoparentalité, et le droit de vote des étrangers. Devant cet état de fait, nul doute que les esprits les plus tourmentés en viennent à se rappeler de Sarkozy. L’ancien chef de l’État y pense, parait-il, et laisse dire et faire ceux qui vivent dans sa nostalgie et préparent sa venue.

Cette espérance d’un retour de Nicolas Sarkozy est révélatrice de la confusion de certains, ceux qui ne raisonnent qu’en bipartisme. Depuis des décennies cette majorité de votant nous impose une alternance qui n’a plus aucun sens. On se lasse de l’un, puis de l’autre, indéfiniment. Et bis repetita. Dans cette ridicule parade, il n’est venu à l’idée de personne que la différence entre droite et gauche, aujourd’hui, n’était qu’une question de nuance, et que le vote UMPS n’était là que pour faire miroiter aux Français un changement intangible.

Nul ne sait si un retour de Sarkozy serait, dans les urnes en tout cas, bien accueilli malgré la propagande que la presse en ferait (et en fait déjà). Quoi qu’il en soit, l’engouement qui semble se réveiller autour de l’ancien président est un bien triste indicateur du niveau de réflexion politique de certains, comme hypnotisés par cette fausse alternance théâtrale. Désespoir, ô désespoir…

Christopher Lings

 

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.
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