vendredi, 22 septembre, 2017

Le Droit doit-il répondre à tout ce qui naît de sa transgression ?

Mardi, le gouvernement a donné son feu vert pour l’expérimentation d’une salle de shoot à Paris. C’est la Milt, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et toxicomanies, qui sera chargée, avec le ministère de la Santé, de mettre en place ce projet pour la première fois en France.

Vers des salles de viol, de crime et de vol ?

À gauche on se « réjouit », comme Bertrand Delanoë, maire de Paris de ce qui nous est présenté comme un programme de santé publique. À droite, on ne l’entend pas de cette oreille, et on a bien raison. Valérie Pécresse, ancienne ministre de l’Enseignement Supérieur, parle clairement d’ « empoisonnement assisté » quand Gilbert Collard, le député du Rassemblement Bleu Marine, a proposé de « répertorier tous les actes de délinquance auxquels on n’arrive pas à trouver de solution et puis on fait des salles de viol, des salles de crime, des salles de vol ». « Comme ça, on saura où il faut mettre les viols, les vols et les crimes » a-t-il ajouté.

En gros, la politique du gouvernement est simple et peut se résumer en deux phrases : cachez cette drogue que je ne saurais voir, accompagnez ces toxicomanes que je ne saurais sevrer. Et l’UMP de s’interroger : « Comment concevoir la mise en place et le financement public de salles de consommation de drogues lorsque celles-ci sont interdites par la loi ? »

Politique de renoncement

Les questions avancées par l’UMP et, de manière plus brutes, par Gilbert Collard sont tout à fait légitimes. Au regard du projet socialiste en cours, qu’il s’agisse du « mariage » homosexuel, de l’adoption par des couples de même sexe, de légalisation du cannabis ou encore des salles de shoot pour les toxicomanes, il s’agit bien là d’une politique de renoncement, de défaite, d’abdication. On n’arrive pas à combattre le fléau de la drogue ? Légalisons-le ! Encadrons-le ! Les couples homosexuels existent ? Normalisons-les ! Une minorité d’homosexuels capricieux désirent des enfants ? Donnons-leurs ! Pourquoi ne le ferions-nous pas ? Les problèmes énoncés sont des réalités qu’il faut reconnaître et nous nous devons de les encadrer !

Partant de ce principe, la pédophilie, l’inceste, la polygamie et la zoophilie sont une réalité ; devons-nous les légaliser pour mieux les encadrer ? Comme l’a soulevé le député Collard, le viol est un problème bien réel qui se produit en masse chaque jour dans notre pays ; alors créons, en effet, des salles de viol afin de permettre aux violeurs et aux violées de pratiquer leur activité dans de meilleures conditions sanitaires. Nous marchons sur la tête…

Les actes du gouvernement ne sont ni plus ni moins que de la démission face à des problèmes qu’il est en incapacité de régler à cause de son manque de fermeté, d’autorité et, il faut le dire, de pouvoir. Les comportements déviants existent bel et bien et c’est en les combattant, pour certains, ou en évitant de les normaliser, pour d’autres, que toute société qui se respecte se doit d’agir.

Comme l’a très bien souligné le député Hervé Mariton, à propos du projet de « mariage » homosexuel et d’adoption, « il n’appartient pas au droit de répondre à toutes les situations qui naissent de sa transgression ». Impuissants et passifs, nos élus semblent l’avoir oublié et ont choisi le renoncement, aux dépends de la lutte… et de l’honneur.

Christopher Lings

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.
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