mardi, 30 mai, 2017

Dans la tête de NKM…

Auteur d’un pamphlet anti-FN en 2011, et jamais lassée de cracher son venin sur le parti de Marine Le Pen (et sur ses électeurs), NKM s’est vue ces dernières semaines dans l’obligation de retenir ses coups, campagne électorale oblige. C’est sûr, dans les rangs de Nicolas Sarkozy, on craint que la porte-parole de la campagne n’en dise trop et rebute les électeurs frontistes, dont on espère évidemment le suffrage. Nostalgie Impériale, l’un de nos aimables collaborateurs, s’est plongé dans l’esprit d’une NKM visiblement dépitée de cette (temporaire) mise en sourdine imposée.

“Faut pas cracher” qu’on me dit. Je l’avais pourtant vu, l’autre, cracher. Même qu’il a inondé tout le crachoir, le bougre. Alors maintenant que ça veut plus cracher, faudrait qu’on se gêne. Non mais ! Fallait pas montrer l’exemple… Normal qui déborde le crachoir, il est plein.

Mais je me fiche de tous ces jean-foutres, ces glavioteurs d’hier qui me donnent des leçons. Je veux. J’expectore. Tant pis si y en a sur le beau parquet, sur le beau parquet bien polissé, bien peloté, dirais-je, hypocritement par la canaille que je côtoie tous les jours. Que je crache sur les bords, est-ce mon problème à moi ? Comme si le nettoyage était mon affaire… Tu parles… Le libertinage d’antan a laissé place à l’emmerde totale, qu’est-ce qu’on s’emmerde ! Soi-disant qu’on devrait retenir son mollard pour pas la faire criser, l’autre bonne femme. Y en a qui tiennent à leur crachoir.

Moi je veux bien les lâcher autre part mes glaires, mais on se fait honnir si on a le malheur de déverser sa petite semence buccale dans le beau vase de gauche. Ah ! je vous dis, celui-là on y crache pas dedans ; on insulte pas la beauté ! Et puis, ça se fait pas d’empester le trône d’une jolie fleur. Parce qu’y en avait une de fleur, avant, dans le crachoir, mais elle a vite pourrie. Faut dire qu’on a sacrément craché, et vas-y que je crache, vas-y que je te postillonne ; du fumigène à la bombe nucléaire, tout y est allé, dans ce foutu crachoir.

Et après ça, on devrait se contrarier, se retenir. Quels trouillards ! Moi je vais y aller fort, moi j’ai pas peur ! Elle peut crier la mégère, elle peut dire : “Mon amphore n’est pas un crachoir !”, ça va pas m’empêcher d’y mettre tout ce que j’ai fomenté. Elle est moins bénigne depuis quelques temps, depuis qu’elle a pris du poids. C’est vrai qu’elle avait pas trop apprécié ma sculpture glaireuse, c’était fait pour, qu’elle n’apprécie pas, veux-je dire. J’peux pas la blairer. J’ai mes petites habitudes, comme tous, et cette femme veut : “Renverser le système !” qu’elle nous rabâche.

J’ai horreur de ces gens qui s’érigent en parangon de vertu, qu’est-ce que ça fait que le bar soit dirigé par le Centre commercial ? Je reçois tous les jours mon petit pécule pour vendre complètement ce fourrier à crachats, on a même harmonisé notre bouffe et nos boissons avec les bars allemands, espagnols, italiens… grecs… Ah, je reconnais volontiers que pour les bars grecs, ça s’est pas passé comme on voulait. Ils ont acheté trop de bouteilles aux patrons du Centre, sans payer. C’est ça la dette, on essaye de survivre mais on s’enfonce dans la merde.

Résultat ? Eh ben, on a mis un cadre du Centre pour remonter l’affaire, comme on dit. Je sais pas s’il remontera grand-chose, mais enfin. Moi, j’essaye de me maintenir, j’ai un bon poste, je suis à la table de droite, je conseille même. Jusqu’à présent, je glaviotais avec les autres, autant que les autres. Bah, c’est vrai que je faisais un peu de zèle. Maintenant on me dit que faut plus cracher, que ça plaît pas à certains clients, que ça pourrait même faire gagner les guignols de la table de gauche. Ils convoitent le bar, ces bougres ! Mais bon, avec eux, on peut s’entendre, ils veulent pas sortir du Centre, hein ? C’est pas pareil que l’autre folle.

Sortir du Centre, et puis quoi encore ? Et on devrait faire croire qu’on est plus proches de ça ! “Question de clivage”, qu’on me dit. Foutu clivage, j’en ai rien à foutre du clivage. Quitte à me faire rabrouer, je cracherai, tant pis. On m’avait déjà un peu écartée. J’en souffrirai pas. Le Buisson, y peut vitupérer, ça changera rien. Je vais cracher. Allez, je crache. Pfffttt…

Nostalgie Impériale

A propos de Nostalgie Impériale

Nostalgie Impériale
Je me considère d'abord comme un bonapartiste "Ratapoil", c'est-à-dire réactionnaire ; je suis bien évidemment un passionné des deux Empires. J'aime la littérature de qualité, française de préférence, et j'apprécie la philosophie. Mes maîtres sont : Balzac, Stendhal, Barrès et bien d'autres... J'ai une sainte horreur des remises en cause inutiles, et des idéologies du "bougisme" stériles et stérilisantes.
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