Petit argumentaire pratique contre le  mariage pour tous

Petit argumentaire pratique contre le mariage pour tous

Voici ci-dessous un petit argumentaire s’attachant à démonter, point par point, les arguments de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, par passivité ou par conviction, soutiennent le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe.

► « Les homosexuels réclament le droit au mariage. »

D’entrée, tordons le coup à cette idée reçue. Ce ne sont pas LES homosexuels qui réclament le droit de se marier, la majorité s’en moquant totalement, mais une minorité active d’entre eux qui, par des méthodes de lobbying et d’omniprésence médiatique, impose ce débat dans la sphère publique afin de détruire un peu plus, s’il en était besoin, la famille traditionnelle. Le lobby gay, car c’est ainsi qu’il faut l’appeler, ne représente pas la communauté homosexuelle et n’a aucune légitimité pour parler en son nom.

Quel intérêt aurait un homosexuel qui se respecte à se marier ? Ces derniers vivent leur différence en l’assumant et ne cherchent en rien à intégrer la norme hétérosexuelle de la société. Ce qui est demandé est la tolérance et l’égalité, pas la normalité. Et puis, comme le souligne l’un de nos précédents articles, il s’agirait plus d’une volonté de l’Union Européenne que des homosexuels…

► « Notre combat est un combat pour l’égalité. Les homosexuels doivent disposer des mêmes droits que les hétérosexuels. »

En quoi ces derniers ne disposent-ils pas des mêmes droits que les hétérosexuels ? En effet, toute personne, homosexuelle ou non, dispose du droit de se marier, c’est-à-dire pour un homme à prendre femme, et pour une femme à prendre homme. Le mariage visant, et ce de manière pluriséculaire, à l’union d’un homme et d’une femme dans le but de fonder une famille et un foyer, il est ici question non pas du « droit » au mariage, qui est acquis, mais de la modification de son essence même.

Aussi doit-on rappeler que les Droits de l’homme reconnaissent des individus et non des couples. Au niveau de l’individu, chacun, quelle que soit sa sexualité, dispose des mêmes droits.

► « Pourquoi refuser à des gens qui s’aiment de s’unir ? »

Au nom du sacro-saint Amour, on serait capable d’accepter les pires atrocités. Mais c’est vrai, me direz-vous, pourquoi refuser à deux personnes qui s’aiment de s’unir ? Puisqu’elles s’aiment, cet amour constitue en lui-même un argument irrévocable.

Très bien. Partant de ce principe, un père qui aime sa fille serait en droit de l’épouser, de même pour des personnes qui s’aiment à plusieurs, et pour des adultes qui aiment des enfants. Le procédé est le même : au nom de l’amour, pourquoi leur refuseriez-vous ce droit au mariage ?

Aussi, un homme qui est tombé amoureux de son chien pourrait l’épouser sans problème. « Mais non, nous répondrait-on, le mariage ne peut concerner que deux êtres humains ! » Oui, de la même manière qu’à l’heure actuelle, le mariage ne peut concerner, dans la logique pure des lois naturelles de reproduction, que deux personnes de sexe opposé.

Un jour, peut-être, au nom du même « Progrès » et de la Civilisation nous demandera-t-on d’unir deux sujets d’espèce différente. Après tout…

► « En quoi cela vous concerne-t-il et qu’est-ce que cela peut bien vous faire ? »

Contrairement aux personnes qui militent activement pour avoir le « droit » de se marier et/ou d’adopter des enfants, chaque individu se doit de ne pas penser qu’à ses petits caprices et volontés. Un citoyen est quelqu’un qui, de facto, voit plus loin que le bout de son nez, c’est-à-dire qui se préoccupe de questions de société qui dépassent sa propre individualité.

À partir du moment où l’on souhaite réfléchir, au sens large, à la société dans laquelle nous souhaitons vivre et les valeurs qui la nourrissent, il est du droit de chacun de s’opposer à quelque chose qui ne le concerne pas directement – comme l’avortement, le cannabis ou le « mariage » homosexuel.

Mais ce contre-argument, déjà bien efficace en lui-même, ne s’applique même pas au « mariage pour tous » qui, en l’occurrence, va concerner de manière collatérale l’ensemble de la population. Pourquoi ? Car en s’attaquant à la modification Code Civil, papa et maman ne seront plus que parent 1 et parent 2, dénomination qui sera appliquée à l’ensemble des couples, homosexuels ou non. De plus, il est ici également question des droits de filiation qui vont, avec ce projet de loi, être totalement bouleversés et ce pour tout le monde.

Le droit n’a pas à s’adapter aux caprices de chacun et, plus encore, n’a pas à répondre à tout ce qui naît de sa transgression.

► « Nous voulons disposer du droit d’avoir des enfants. »

Et les droits DE l’enfant, y avez-vous pensez ? Au-delà de vos caprices consuméristes axés autour de la possession, il est question de l’avenir d’enfants, ce qui n’est pas une question secondaire. Au nom de quoi allez-vous imposer à un enfant deux pères ou deux mères ? Celui-ci n’a rien demandé à personne de ne doit d’aucune manière subir les désirs égoïstes des adultes. Et s’il arrive tout de même que cela se produise, évidemment, il n’est pas du devoir de la loi de s’y adapter pour autant.

Tout enfant a besoin de l’équilibre fourni par les deux polarités de la Nature, l’homme et la femme. Pour grandir et se construire dans des conditions idéales, l’enfant doit jouir de tout ce dont sont capables de lui apporter son père et sa mère, qui tous deux jouent un rôle différent dans son éducation et son instruction – bien que cela soit nié par les féministes d’aujourd’hui qui, rêvant d’être exploitées au travail, pensent sans doute qu’une nourrice apportera cet équilibre millénaire.

► « Certains couples hétérosexuels élèvent mal leurs enfants »

Sans doute l’argument le plus pitoyable qui soit. Est-ce parce que certains hétérosexuels élèvent mal leurs enfants, ce qui est un fait que personne ne conteste, qu’il faudrait les confier à des homosexuels ? L’exception doit-elle tuer la règle ? En quoi l’homosexualité des parents serait-elle un remède ou une marque de confiance les rendant plus aptes à élever des enfants ?

Vaste fumisterie. Parce que certains hétérosexuels sont de mauvais parents, les homosexuels seraient légitimes pour en élever. Allez trouver le lien entre ce constat et cette prétendue solution… Une démarche authentique serait plutôt de s’attaquer à la dissolution de la famille et au divorce de masse. Au contraire, ce projet visant à dénaturer le mariage et à l’achever est un facteur aggravant cette dissolution, ce qui est plutôt paradoxal.

► « L’adoption ne découle pas forcément du mariage. »

Hypocrisie totale lorsque l’on sait que le « coup » nous a déjà été fait à l’occasion du pacs. À l’époque on nous répétait, Mme Guigou en tête, que jamais on ne toucherait au mariage et que l’on s’arrêterait au pacs. Aujourd’hui, la même Élisabeth Guigou vient nous promouvoir le « mariage pour tous », arguant qu’enfin les mentalités sont prêtes.

Aujourd’hui le mariage, et demain, quand « les mentalités seront prêtes », l’adoption, la procréation médicale assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA). Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Le « Progrès », d’accord, mais doucement…

► « Vous véhiculez des idées du Moyen Âge, les mentalités ont changé, il faut accepter le Progrès ! »

Certains pensent, parce que l’on s’oppose au « mariage pour tous », qu’ils ont affaire à de dangereux homophobes moyenâgeux et intolérants. Qui ici a remis en cause le droit de chacun de vivre sa sexualité comme il l’entend ? Personne. Personne ne souhaite revenir au Moyen Âge et brûler les homosexuels comme on brûlait les sorcières, ou encore leur faire subir le supplice du pal. Défendre les valeurs traditionnelles du mariage et de la famille, s’opposer à sa dénaturation, n’est en rien un comportement homophobe.

Il n’est aucunement question d’intolérance envers les homosexuels, comme cela a pu être le cas dans des temps reculés. Le moyen-âge n’a donc rien à faire dans le débat et n’a pour seul intérêt que la diabolisation de l’adversaire.

Aussi y a-t-il toujours, dans ce genre de discours, une véritable divinisation du « Progrès ». De la même manière que l’Amour est mis en avant, le Progrès est également utilisé comme argument imparable pour légitimer tout et n’importe quoi. Rappelons que le progrès est quelque chose de tout à fait subjectif et ne constitue en rien un argument solide. De plus, c’est au nom de ce progrès que, très paradoxalement, nous détruisons aujourd’hui tout ce qui a pu fonder notre civilisation, nos sociétés, nos familles, nos valeurs…

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et c’est au nom de ce très subjectif progrès, justement, que notre modèle civilisationnel est en train de s’effondrer.

Christopher Lings

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim, Présent.
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