samedi, 16 décembre, 2017
Autorité spirituelle et pouvoir temporel (I) : Réponse métaphysique à la confusion ambiante
L'intérieur de la basilique Saint-Pierre au Vatican en 1731.

Autorité spirituelle et pouvoir temporel (I) : Réponse métaphysique à la confusion ambiante

Avant-propos :

Il nous fut dernièrement donné d’observer à quel point la question du « meilleur régime » était présente dans les consciences, et à quel point elle déterminait l’ensemble des préoccupations politiques de la plupart des gens. Beaucoup s’inquiètent d’une plus large démocratie ou d’une VIe République, tandis que le monde est présenté de manière duale entre les tenants du bien et les tenants du mal ; l’axe du bien serait représenté par l’OTAN, celui du mal par la Russie et les non-alignés. Tant et si bien que toutes les complexités géopolitiques, géostratégiques et religieuses sont étalées comme une simple dichotomie entre les gentils démocrates et les méchants dictateurs.

Chacun devrait savoir que la tendance est en réalité inverse, et que tout ce qui est présenté comme négatif par les médias aussi bien que par l’éducation républicaine et les politiciens revêt finalement souvent un caractère salutaire. Au demeurant, cette inversion de la réalité ne nous choque nullement, car elle tient sa source des médias dominants – ces « forces d’occupation mentales » dont parle Laurent Ozon –, lesquels, tout en ayant un parti-pris évident pour tout ce qui incite à l’esprit moderne, en sont issus, car les médias sont un instrument démagogique indissociable des excroissances démocratiques. L’établissement du meilleur régime est simple lorsque l’on s’en tient aux principes, et nous avons déjà abordé le sujet dans de notre article «La démocratie vue par Platon et Polybe» en nous conformant à la philosophie des classiques. Cette dernière étant du reste la seule philosophie occidentale qui soit acceptable si l’on veut s’initier aux petits mystères ou comme forme introductive aux grands mystères qui prévalent à l’égard de la connaissance métaphysique.

Néanmoins, si la définition principielle du meilleur régime est possible, elle est pareillement contingente, et dans ce sens, extirper les afflictions relatives à cette question est chose bien moins aisée, alors même que c’est là actuellement l’unique solution à ce faux problème. Si l’on veut comprendre le point de vue métaphysique, il faut s’élancer par-delà toutes contingences matérielles, rationnelles et positives en s’élevant à un niveau principiel. Lorsque nous avons dénoncé la démocratie comme processus moderne – uniquement quantitatif – il nous a été reproché de défendre les positions monarchistes ; évidemment, la solution de façade au renversement moderne est le redressement du pouvoir temporel, mais il est casuel. Toutes les aspirations actuelles étant faussées ; partout nous voyons des républicains chanter des louanges envers une république qui n’en a jamais eu d’aspect que le nom, partout on observe des bonapartistes glorifier un empire par l’unique rappel de ses ressemblances avec les principes démocratiques dégénérés du libertisme, de l’égalitarisme et de l’anticléricalisme. Et puis dans ce fatras d’opinions ruisselantes se rejoignent d’autres tendances qui vont former les affluents de l’ignorance et de la confusion, le Gaullisme y prend toute sa part, embarquant les déçus de la dérive républicaine actuelle dont les prémices étaient alors établies par la compromission même de la Ve République. Comprendront-ils que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » ? Le rêve démocratique est devenu le curseur de toutes les exigences, la pierre angulaire de toute théorie politique, en somme le pseudo-principe, tandis qu’il en est un parfait renversement ; absolu par essence, sans concession ni demi-mesure, il est un monisme et ne peut se reconnaître au sein d’une multiplicité résiduelle d’individus transformés en produits.

La solution est alors introuvable dans un monde où l’on s’est étendu à renverser la notion de bien et de mal, en appliquant au détour d’un processus malveillant, la pommade de l’insuffisance jusqu’à pénétrer les entrailles de générations entières, depuis des centaines d’années, transmise de père en fils, idéalisée, sacralisée et intériorisée. Ceci par une liturgie complète, allant du « devoir de mémoire » à « la messe du 20 heures », passant par la maladie mentale du trouble obsessionnel compulsif de la consommation moderne ; autant d’aspects visibles du « catéchisme républicain ». Il n’est plus possible de discuter du meilleur régime avec des hommes qui en sont venus à un tel degré de déviance mentale, dernier symptôme d’un renversement complet. La solution est donc de donner l’alternative aux interrogations angoissées des quelques Français, qui bien qu’emprisonnés par l’idéologie moderne, comprennent pourtant l’inanité de ce régime, à défaut d’avoir admis qu’il n’est pas plus une démocratie que le monde n’est en progrès. Le régime actuel est oligarchique, et une véritable démocratie serait pire encore, parce que, tout en considérant cette doctrine comme entièrement théorique, ne pouvant correspondre à une réalité effective, dans les faits, l’ignorance de la masse se substituerait au savoir. Or le savoir tire vers le haut, et en aucun cas, il ne saurait être amené vers le bas, ni d’ailleurs émaner de l’inférieur comme ce qu’avancent les tenants du démocratisme.

Nous éluderons donc la question du meilleur régime en lui préférant une solution à même de remettre à l’endroit un monde devenu à l’envers.

« Sans doute, les passions politiques ou religieuses n’y trouveront point leur compte, mais c’est là une chose dont nous n’aurons qu’à nous féliciter, car il ne s’agit nullement, pour nous, de fournir un nouvel aliment à des discussions qui nous paraissent fort vaines, voire même assez misérables, mais, au contraire, de rappeler les principes dont l’oubli est, au fond, la seule vraie cause de toutes ces discussions. »

Autorité spirituelle et pouvoir temporel, René Guénon.

Alors qu’importe le régime, épiphénomène du monde manifesté, seul le principe doit dominer. Il faut donc raisonner en des termes plus justes, et à des fins intelligibles. Ainsi « toute action qui ne procède pas de la connaissance manque de principe et n’est plus qu’une vaine agitation ; de même, tout pouvoir temporel qui méconnaît sa subordination vis-à-vis de l’autorité spirituelle est pareillement vain et illusoire ; séparé de son principe, il ne pourra s’exercer que d’une façon désordonnée et ira fatalement à sa perte. »

Primauté de l’autorité spirituelle sur le pouvoir temporel

 Supériorité de la connaissance sur l’action

Il est cohérent d’avancer qu’on n’agit pas sans connaître les principes qui régissent notre « mobilisation », il en est de même au plus haut niveau de la hiérarchie sociétale, car la connaissance est théoriquement portée par les détenteurs du sacerdoce, à savoir le pape et ses représentants, autant que par les initiés à la métaphysique pure dans un grand nombre de religions et traditions. Il nous faut cependant concéder qu’à l’époque actuelle, l’autorité spirituelle est à l’état latent, car elle méconnaît ses propres possibilités, sa connaissance n’attendant qu’à être redécouverte. L’action est, pour sa part, tout entière dans les mains du roi et des représentants du pouvoir temporel. D’ailleurs tout en développant certains principes assez simples, il nous vient à l’idée que ceux qui penseraient la connaissance métaphysique comme une science véritablement obscure se tromperaient au moins sous quelques rapports – en écartant le sens caché de la symbolique traditionnelle –, car ce sont en définitive les hommes qui ont perdu leurs facultés de compréhension, et non la métaphysique qui s’est complexifiée. Dans notre cas, ce que nous expliquions alors peut être simplement résumé en ce que « l’on n’agit pas sans savoir ». Considérant cela, il va de soit que l’autorité spirituelle, tout en précédant le pouvoir temporel, le contient également, et sans cet appui, on s’autoriserait à dire que l’action ne peut mener qu’au néant, ce qui est visiblement le cas dans nos sociétés modernes.

Le pouvoir temporel tire sa légitimité de la connaissance et de l’initiation royale

La dépendance du pouvoir temporel à l’égard de l’autorité spirituelle a son signe visible dans le sacre du roi : ceux-ci ne sont légitimés que lorsqu’ils ont reçu de l’autorité sacerdotale l’investiture et la consécration. Celui qui bénit est supérieur à celui qui reçoit la bénédiction, de même celui qui sacre est supérieur à celui qui est sacré. Il est évident que le spirituel est supérieur au temporel, bien que la logique du renversement moderne veuille présenter la relation entre ces deux éléments comme inverse. Aujourd’hui, le roi qui n’est autre que le président, est sacré par un peuple correspondant à l’opposé de cette autorité, ce dernier, tout en ayant sa propre liturgie de sacre ou plutôt de simulacre, n’en est pas moins un roi sans pouvoir, une parodie de la vraie puissance royale, le bouffon d’une oligarchie apatride. Cette réalité renvoie bien à ce que nous disions à l’égard des singeries que représentent les institutions modernes par rapport aux institutions traditionnelles. Le poids de cette religiosité républicaine est donc si lourd dans le monde moderne, qu’il est paradoxalement méconnu. Celle-ci, devenue naturelle, immanente, s’est insinuée au cœur de la société actuelle ; qui se doutera que le pseudo-sacre du président, tout en étant consentit par la masse, renvoie à un fait mystique satanique ? Le peuple livré aux aspirations les plus futiles est remis entre les mains épineuses du bon sens (ou sens commun), s’appliquant à livrer tous ses adeptes à l’asservissement du rationalisme et du matérialisme ;

« Les seuls que connaissent les modernes et sur lesquels ils portent exclusivement leur attention, prenant ainsi l’ombre pour la réalité même, comme les prisonniers de la caverne de Platon. »

Le règne de la quantité et les signes des temps, René Guénon.

Saint Pierre détenant les clés des mystères.

Saint Pierre détenant les clés des mystères.

Au cœur de l’occident chrétien, le pape a conservé son titre de Pontifex Maximus lui venant de la monarchie romaine et dont il perpétue l’essence à travers la monarchie pontificale – pont entre le paradis terrestre et le paradis céleste. Ainsi, selon les représentations iconographiques de Saint-Pierre, premier évêque de Rome, ce dernier détient deux clés : celle d’argent et celle d’or. Le pape délègue la clé d’argent à l’Empereur et aux rois, celle-ci représente les petits mystères et le pouvoir temporel, tandis que la clé d’or représente les grands mystères et l’autorité spirituelle. Tout ceci correspond à un rapport initiatique, et le sacrement fait partie de cette initiation au même titre que l’adoubement. Ainsi initié, le roi va permettre à ses sujets qualifiés d’accéder à la connaissance des petits mystères et ceux qui se seraient révélés dignes de cette connaissance, seront en quelque sorte récupérés par le pape qui, de par ses connaissances métaphysiques, initiera aux grands mystères. Ainsi, le roi préside au paradis terrestre et le pape au paradis céleste. À ceci l’on pourrait ajouter que la supériorité du paradis céleste sur le paradis terrestre tire également sa cohérence en ce que les villes, temples, habitations représentant le paradis terrestre – et par la même le centre du monde – sont calqués du paradis céleste, elle en sont des copies, ce que Mircea Eliade explique pertinemment ;

« Contrairement à ce que prétendent certains architectes contemporains, « l’habitation n’est pas un objet, une ‘machine à habiter ». Pour l’homme religieux, elle est une imago mundi, un microcosme construit par l’homme à la manière dont les dieux ont fabriqué le Monde. […] Tous les symboles et les rituels concernant les temples, les cités, les maisons, dérivent, en dernière instance, de l’expérience primaire de l’espace sacré » Le temple […] n’est pas seulement une imago mundi mais en outre une reproduction terrestre d’un modèle transcendant (Ninive, Le Temple de Jérusalem, Jérusalem elle-même, et plus tard les églises byzantines, sont toutes dérivées d’un archétype céleste). »

Mircea Eliade : la philosophie du sacré, Stanislas Deprez

« De tout ce qui précède, il résulte que le « vrai monde » se trouve toujours au « milieu », au « Centre », car c’est là qu’il y a rupture de niveau, communication entre les trois zones cosmiques. Il s’agit toujours d’un Cosmos parfait, quelle qu’en soit l’étendue. Un pays tout entier (la Palestine), une ville « (Jérusalem), un sanctuaire (le Temple de Jérusalem) représentent indifféremment une imago mundi. »

Le sacré et le profane, Mircea Eliade

Le pouvoir temporel est de fait uniquement physique et matériel ; il est représenté par l’épée et la balance, donc la force et la justice. La fonction dont il s’agit est double, administrative et judiciaire d’une part, militaire de l’autre, car « elle doit assurer le maintien de l’ordre à la foi au-dedans, comme fonction régulatrice et équilibrante, et au dehors, comme fonction protectrice de l’organisation sociale ». Autorité spirituelle et pouvoir temporel. L’idéal métaphysique repris par la féodalité (primauté du spirituel sur le temporel) est le seul qui prévale, puisque selon Aristote « les formes supérieures contiennent « éminemment » les formes inférieures ». Ainsi, comme l’autorité sacerdotale est garante des grands mystères, il va sans dire « que le pouvoir spirituel lui appartient « formellement », tandis que le pouvoir temporel lui appartient « éminemment » ». À ce titre, le pouvoir temporel appartient donc uniquement « formellement » à la caste royale. Mais celui-ci ne contient en rien l’autorité spirituelle comme il l’a été mis en avant lors de la querelle des investitures, où l’empereur du Saint-Empire Romain germanique a été jusqu’à qualifier Grégoire VII de faux moine.

D’ailleurs comme nous le faisions remarquer avec Saint-Pierre et les deux clés ; lorsque Jésus a remis à Saint-Pierre, les clés du paradis céleste et du paradis terrestre, il lui a également octroyé les moyens d’y parvenir. De ce fait, l’initiation tirant vers le haut est clairement affichée ici ; « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église. Je te donnerai les clés du royaume des cieux et tout ce que tu lieras sur terre sera lié dans les cieux » (Évangile selon Matthieu : 16, 18-20). Saint-Pierre, en déléguant le pouvoir temporel à la royauté, crée une apparente séparation entre autorité spirituelle et pouvoir temporel. Aussi, d’après cette séparation illusoire, certains pseudo-philosophes – bien loin de la philosophia perenis classique – ont prétendu soustraire ces deux complémentarités de façon grossière. C’est ainsi que l’idée de « séparation des pouvoirs » de Montesquieu et Locke, suivie par Combes, Aristide Briand et Waldeck Rousseau, se veut fondamentalement erronée, puisque tout en s’engouffrant dans une différenciation extérieure incomprise, ils soutiennent que ces deux éléments seraient deux pouvoirs. Or il n’y a de pouvoir ici qu’à travers le temporel. La connaissance ne saurait être axée vers l’action sans un intermédiaire, puisque l’autorité spirituelle doit tout entière se tourner vers la contemplation.

Il y aurait cependant lieu de discuter d’une application particulière de ce rapport qui, à l’âge d’or, n’existait qu’en tant qu’unité, au sein d’une seule caste (Hamsa) unissant, il est vrai, sagesse et action, et dont l’incompréhension fondamentale mêlée aux sentiments personnels porta Evola à soutenir, voire excuser la révolte des Nobles à l’encontre de l’ordre spirituel, en leur léguant la volonté de revenir à une caste unique sans toutefois reconnaître que c’est la cupidité qui en était motrice. Se faisant, il donna une importance décisive à la maison Hohenstaufen. Une des applications tardives et curieuses de cette complémentarité est celle des prêtres guerriers scandinaves ainsi que des templiers. De notre point de vu, nous ne saurions douter du caractère primordial de ces ordres, d’autant que leurs remises en question fût une forme criante et déterminante de la révolte des nobles. Mais c’est certainement de ce mélange quelque peu ahistorique – puisque l’union indissociable de ces deux aspects était particulière au premier des âges – qu’est naît la déviance moderne. Manifestement, l’ont ne sut plus très bien ce qu’était l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel, ni qui les détenaient vraiment.

Jérôme Carbriand

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A propos de Jérôme Carbriand

Étudiant en économie, j'ai outrepassé les limites de l'enseignement universitaire en m'intéressant aux post-keynesiens, j'ai en cela une solide maîtrise des réalités économiques. D'autre part, j'ai parallèlement voué un intérêt particulier à la lecture d'une grande partie de la philosophie occidentale dont l'incohérence générale m'a incité à étudier la "métaphysique". Dans cette voie, certains auteurs m'ont véritablement touché, c'est le cas de René Guénon, Julius Evola et Mircea Eliade. Que suis-je donc, sinon une Cassandre sans génie, dont le seul mérite aura été de tomber avant les autres, écrasé par une foule arrogante et aliénée. Je suis le mouton noir d'un troupeau aveugle, dont les yeux s'entrouvrent pour percevoir l'abîme dans lequel nous nous jetons. Je suis le cauchemar de la modernité et la honte de la Tradition pour avoir enduré la boue d'une époque aussi souillée.

15 commentaires

  1. Christopher Lings
    Christopher Lings

    « Celui qui bénit est supérieur à celui qui reçoit la bénédiction, de même celui qui sacre est supérieur à celui qui est sacré. »

    Je note que Napoléon s’est sacré lui-même, mais qu’il a été béni par le pape.

    • C’est pourquoi entre autre, je ne rejette pas Napoléon.

    • Christopher Lings
      Christopher Lings

      L’homme étant faillible par nature, je considère que le pape peut l’être aussi. C’est pourquoi je comprends tout à fait la position des souverains qui ont voulu plus ou moins être indépendants par rapport à Rome.

      • Cependant, ce n’est parce que une application est corompus, que le principe lui, est mauvais. On pourrait également discuter longuement de « l’infaillibilité papale » surtout aujourd’hui où ce dernier semble vendre son église au noachisme. D’autre par le fonctionnement de la féodalité a été donné dans cet article comme il aurait du être, selon le principe.
        Toutefois, quelque forme que soit l’autorité spirituelle, dans la plupart des traditions, la primauté de celle-ci est toujours un gage d’application de la tradition.

  2. Par contre, bien que sur l’infaillibilité papale je ne saches pas vraiment dans quel sens le prendre, le sacre de Napoléon, du fait qu’il se soit lui même posé la couronne sur la tête après l’avoir retirée des mains du pape annule le rite. Ce qui amène d’ailleurs un certains nombre de questions quand à savoir qu’elle étaient ses raisons, à savoir uniquement égocentrique ou luciférienne par la négation de l’autorité spirituelle, voir les deux en même temps.
    En fait Napoléon n’a pas été sacré, on ne se sacre pas « soit-même » ou bien c’est un simulacre, mais je notes bien cependant qu’il fût béni par le pape.

  3. J’en ai déduit plusieurs propositions:
    1. Le catholicisme s’inscrit d’avantage dans la continuité de la pensée grecque que dans la rupture.
    2. La dissociation pouvoir temporel et pouvoir spirituel émane du catholicisme.
    3. Autrefois, le pouvoir spirituel (l’Eglise) n’avait rien d’occulte.

    Par ailleurs, prônez-vous un gouvernement des intellectuel? Y’a t-il une intelligence de la main?

    • Bien entendu le catholicisme est un prolongement de la tradition gréco-romaine et celtique, comme l’islam est un prolongement du catholicisme.
      Cette dissociation entre autorité spirituelle et pouvoir temporel, n’est pas propre au Catholicisme, il est propres au Kaly Yuga ( dernier des âges ou age de fer) on remarque son équivalence chez les indous avec les trois classes, brahmanes , Kshatriya, Vaisya. Mais comme je l’ai dit, cette dissociation est à relativiser car elle se fait selon une colonne vertébrale initiatique, toute la féodalité repose sur l’initiation, jusqu’au corporations.
      Si l’on entend intellectuel , par intellectualité pure donc connaissance métaphysique, oui je le prône comme Platon dans sa république. Toutefois l’intellectualité n’empêche pas d’être axé vers la pratique, comme le montre la vie au moyens âge où l’on était très polyvalent.
      Qu’entendais-vous par Occulte, et par « l’intelligence de la main »?

      • Quelques réponses concernant la filiation entre les traditions européennes et précisément entre ce qu’on nomme abusivement le « paganisme » et le catholicisme.
        http://reflexion-politiquement-libre1984.overblog.com/retour-sur-l-histoire-des-oracles

      • J’ai manqué de précision.. Je voulais signifier que autrefois l’État exerçait son pouvoir au nom de l’Église,que ce pouvoir spirituel ne nous était pas dissimulé comme il l’est en partie aujourd’hui… Par intelligence de la main, j’entendais l’expression comme l’a sous-entendu Le Pen à notre entretien s’opposant au gouvernement des intellectuels à notre entretien, vantant les valeurs des couches populaires.

        Sinon nous partageons je crois, l’inquiétude du fléau de la déculturation de masse et du déracinement des individus par le capitalisme sauvage. Très bon article à la portée de tous.

  4. je voudrai la qui va me faire communiquer avec lucifer en direct

  5. je voudrai savoir le ^prix de la breviaire qui va me faire communiquer en direct ou indirect avec lucifer

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