samedi, 22 juillet, 2017
Bernanos et le désespoir générationnel

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Dans son éloge d’Edouard Drumont, La Grande Peur des bien-pensants, George Bernanos nous livre une vision pessimiste de la jeunesse, sans racine, sans passé ni avenir.

« Je plains ceux qui ne sentent pas jusqu’à l’angoisse, jusqu’à la sensation du désespoir, la solitude croissante de leur race. L’activité bestiale de l’Amérique nous fournit le modèle, et qui tend déjà si grossièrement à uniformiser les mœurs, aura pour conséquence dernière de tenir chaque génération en haleine au point de rendre impossible toute espèce de tradition. N’importe quel voyou, entre ses dynamos et ses piles, coiffé du casque écouteur, prétendra faussement être lui-même son propre passé, et nos arrière-petits-fils risquent d’y perdre jusqu’à leurs aïeux. »

Citant Drumont : 

« Mon erreur a été de croire qu’il existait encore une vieille France, un ensemble de braves gens, gentilshommes, bourgeois, petits propriétaires, fidèles aux traditions de leur race et qui, égarés, affolés, par les turlutaines qu’on leur débite depuis cent ans, reprendraient conscience d’eux-mêmes si on leur montrait la situation telle qu’elle est, se réuniraient pour sauver leur pays.

« Pour être juste, il faut ajouter qu’il m’était bien difficile d’éviter ce malheur. Depuis vingt ans nous avons vécu dans cette idée qu’il y avait deux partis : d’un côté des vrais Français, honnêtes, généreux, épris de la grandeur de leur patrie ; de l’autre, des exploiteurs, des républicains cyniques, des tripoteurs éhontés, persécutant et opprimant les vrais Français honnêtes. Cette conception est absolument erronée. En réalité il n’y a pas deux partis politiques, il y a un système, le système capitaliste juif, auquel sont également affiliés les représentants des partis qui se disputent le pouvoir. »

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A propos de Louis Landais

Louis Landais
Etudiant, passionné d'histoire et des Humanités en général.

3 commentaires

  1. Merci pour ces extraits.

    Ces conceptions donnent à réfléchir, même si ce judéocentrisme est usant de nos jours.
    Je préfère y voir la guerre entre l’intérêt collectif et la gloutonnerie individualiste et misanthrope. Quiconque se retrouve propulsé à la tête d’une fortune ou d’une position quelconque lui permettant de regarder ses commensaux de haut peut devenir un vieux con rentier et méprisant son prochain. Ce contre quoi les textes sacrés, anciens comme nouveaux, nous mettent en garde depuis quelques milliers d’années.

    Evoluant dans le monde des sciences et des techniques, je ne peux que m’émerveiller des contributions israélites et protestantes dans ces domaines.
    Distinguons le bon grain de l’ivraie.

    Bonne journée à vous

  2. « …nos arrière-petits-fils risquent d’y perdre jusqu’à leurs aïeux. »
    Il ne croyait pas si bien dire. Que deviennent ses arrières-petits-fils, Antonin B (comme disent les merdias) et son frère antifas, toujours embastillés ou ont-ils regagné le domicile familiale dans le quartier Montparnasse en attendant une gronderie du tribunal ?

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