mardi, 30 mai, 2017
Jésus, témoin ultime du temps présent

Jésus, témoin ultime du temps présent

Le livre « l’Évangile selon Pilate » d’Eric-Emmanuel Schmitt plonge le lecteur dans la vie de l’un des personnages les plus emblématiques et fascinants de l’Histoire.

Jésus, une source d’inspiration inépuisable

« L’Evangile selon Pilate » retranscrit toute la puissance de la vie et surtout de la mort de Jésus. Schmitt nous emmène dans les méandres de la plus passionnante enquête policière menée par le préfet de Judée, Pilate. En faisant complètement retourner un modèle d’esprit cartésien, en la personne de Pilate, Schmitt provoque à dessein les limites de la logique, pousse dans ses derniers retranchements les signes les plus éclatants de la raison. Au final, la logique et la raison étendent leur cadavre, surpassées par les coups de butoir de la foi, plus forte que tout. Pilate et sa femme Claudia Procula, élevés comme tout romain dans le culte polythéiste, témoins de cet évènement unique au monde à l’orée de la domination sans partage de l’Empire romain sur le monde, finissent par devenir tout simplement les premiers chrétiens. Au-delà de la victime innocente condamnée injustement à mort et qui triomphe de son bourreau malencontreux, Pilate achève son enquête en donnant raison à Jésus par la foi qu’il éprouve pour sa parole, érigée en parole divine.

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Jésus représente d’abord la force d’un caractère. Un caractère humble mêlé de courage et d’abnégation qui, en dépit de toutes les souffrances, s’abstient de projeter tout ressentiment ou toute volonté de vengeance à l’égard de ses bourreaux. C’est ici que le message de Jésus et la critique du christianisme de Nietzsche se rejoignent : la clef de la liberté de l’Homme est de gagner ce combat intérieur où le désir de vie triomphe sur le ressentiment, source de repli voire de rejet de vie. À travers la gestion de la souffrance, lot commun à toute l’humanité, les deux philosophies peuvent se retrouver : la souffrance est universelle, fait partie intégrante de la vie, mais la vie de chacun ne doit pas pour autant être influencée négativement par ce sentiment ô combien fécond. Au contraire, pour Nietzsche, elle est une des expressions de la vie, et pour Jésus, elle pousse l’Homme à avoir une réflexion sur lui-même. En effet, Jésus montre que la souffrance conduit l’Homme à s’expier des fautes qu’il a pu commettre auparavant vis-à-vis d’autrui, le tout afin d’être sauvé et de mieux renaître, grâce au rôle central joué par le pardon. Ce pardon rompt avec les sentiments conscients ou inconscients de culpabilité qui empêchent d’avancer et de se projeter sereinement vers les épreuves présentes et futures.

Avant de sombrer dans la folie, Nietzsche a rédigé une autobiographie philosophique intitulée « Ecce homo », reprenant la phrase célèbre de Pilate pour désigner Jésus au seuil de la Passion et que l’on traduit par « Voici l’homme ». Il a également souvent écrit des lettres signées « le Crucifié ». Ne cachant pas sa fascination pour le personnage du Christ, Nietzsche dit de lui qu’il est le seul vrai chrétien, introduisant ainsi une différence entre la portée du message de Jésus et les messagers qui ont porté sa voix à travers les siècles concentrés dans la voix unique du Pape et de l’Église. Cette théologie a construit ses propres dogmes et s’est parfois éloignée des principes édictés par Jésus : par exemple, celui-ci n’a jamais montré la nécessité d’avoir un traitement discriminant à l’endroit des femmes, sa vie prouvant souvent le contraire. Au-delà des divergences profondes entre la philosophie Nietzschéenne et la religion chrétienne, ces deux forces spirituelles se conjuguent dans leur critique visionnaire d’un individualisme forcené qui confine désormais au nihilisme. Ce nihilisme et cette passivité compromettent le bonheur individuel et la capacité à vivre collectivement au sein d’une société. En outre, si l’œuvre de Nietzsche se concentre davantage sur l’aspect individuel via le dépassement de l’Homme, l’œuvre de Jésus la complète avec un volet collectif en poussant l’Homme à ériger des principes qui permettent la vie en société, à travers une éthique partagée par tous, une transmission de valeurs saines qui a permis à la société de se reproduire à travers les siècles et non pas de s’autodétruire.

De la nécessité de retrouver la foi christique

A l’image d’Hugo Chavez, d’une part, qui invoquait souvent dans ses discours la force mystique du Christ révolutionnaire, le  rédempteur des peuples, et à l’image de Poutine, d’autre part, qui se porte garant du respect des valeurs orthodoxes, les pays de culture chrétienne doivent replonger au cœur des sources d’influence du message du Christ. Ce sont, d’ailleurs, tout deux deux résistants au nouvel ordre mondial. Ce message recouvre de nos jours toute son actualité. Condamnant en substance le matérialisme qui a gagné les sociétés occidentales, le message christique encourage l’Homme à se libérer de ses possessions matérielles et à lui proposer un autre but que ces simples satisfactions purement éphémères et souvent empreintes de vanité.

Les coups rudes portés à l’encontre de l’ordre établi sur le plan familial et éducatif en France, à travers le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels ainsi que la propagande d’indifférenciation du genre sur les enfants, toujours poussés par cette spirale idéologique libertaire depuis mai 68, font renaître dans le cœur du peuple son profond attachement pour les valeurs traditionnelles chrétiennes. Ce renouveau, marqué par les manifestations massives de la Manif pour Tous, premières manifestations à ne pas réclamer la défense d’un avantage matériel mais bien la défense d’une certaine idée de la civilisation, touche une large partie de la France et fait ainsi un clin d’œil symbolique à sa vocation originelle de « fille aînée de l’Eglise ». Voguant sur la prédiction de plus en plus vérifiée d’André Malraux selon qui « le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas », attesté partout dans le monde dans les années 90 dans « le choc des civilisations » par S. Huntington, le fait religieux gagne du terrain. Cela n’est pas l’objet du hasard si, à mesure que s’est propagé le progrès technique et la démocratisation de l’accès aux biens matériels du fait du rouleau compresseur de la mondialisation, cela s’est accompagné dans le même temps d’une manifestation de plus en plus vivace, voire violente, des différentes religions. Malgré un bien-être matériel, loin d’être suffisant et pouvant même parfois devenir aliénant, le besoin de spiritualité se fait de plus en plus prégnant et se caractérise par un retour aux sources à l’un des ciments de chaque civilisation, même celles ayant cherché à s’en affranchir : le corpus religieux qui les sous tendent. Ainsi, l’État-providence en France, même laïcisé, puise ses racines dans les fonctions ancestrales de l’Église, à savoir sa vocation de lien social sur le plan de la santé, de l’enseignement et du soutien aux plus modestes.

Chasser les marchands du Temple bancaire

Un des actes fondateurs de la défense des peuples exprimé par Jésus au cours de sa vie est sa critique virulente des usuriers qui, par avarice et cupidité, font suer le peuple par des intérêts scandaleux. Aujourd’hui, le capitalisme financier arrive aux confins du cycle de la dette entamé depuis quelques décennies. Cette financiarisation à outrance, complètement déconnectée du monde réel et mettant au centre du jeu la Banque, doit être remise en cause profondément par la reprise en main du bras armé des peuples et du bien commun : l’État. Face à la loi de la jungle constituée par cette mondialisation sauvage qui exacerbe la concurrence entre travailleurs du monde entier, les valeurs traditionnelles chrétiennes appellent à la coopération voire à la fraternité entre États-nations libres, souverains et régulant ces déséquilibres nés d’une ouverture incontrôlée. Ces nations doivent s’efforcer de lutter contre la stratégie de domination d’empires venus de toute part cherchant à étendre leur emprise sur elles. Ces empires peuvent prendre la forme d’Etats jouissant d’une puissance militaire ou/et financière ; de grandes entreprises influant sur les modes de vie de consommateurs abâtardis ; d’organisations internationales cachant mal leur penchant néolibéral et mondialiste derrière une soi-disant neutralité faite d’expertise ; ou encore de groupes de pression et de réseaux d’élites à l’influence toute azimut.

Seul l’État-nation constitue l’échelle adaptée de lutte contre toutes ses dérives et ses attaques mondialistes. Il incarne le cadre d’action de résistance efficace et seul vecteur de solidarité pour des peuples toujours animés par la flamme de leur patrie. Cette belle idée germe depuis la construction avancée entreprise par les rois de France, est reprise par la Révolution française puis est magnifiée par Napoléon. Celui-ci réussit, volontairement et à ses dépens, à cristalliser derrière lui l’envie d’émancipation de nations d’abord en Europe – l’Allemagne surtout – puis par ricochet en Amérique – Haïti, représentant le 1er pays à s’affranchir et à arracher sa décolonisation, avant d’inspirer S. Bolivar en Amérique latine. Enfin, l’État-nation s’affirme depuis le XXe siècle en Afrique et en Asie, contrées autrefois réfractaires du fait de leur composition anthropologique et leur identité d’abord ethnique. C’est pourquoi, cette idée moderne et salvatrice d’État-nation doit être ressuscitée !

Jésus sonne comme le point de départ de ce débat millénaire qui occupe le monde occidental encore jusqu’à aujourd’hui entre le bien et le mal, chaque Homme étant traversé à des degrés divers par l’un et l’autre. Ce débat fait écho à son équivalent dans le monde oriental entre le ying et le yang, faisant davantage référence à des notions telles que l’équilibre ou l’harmonie. De la même manière, certains font un pont entre le bouddhisme et la philosophie de vie issue de l’Évangile.

Deux millénaires après, Jésus conserve toute l’attention des âmes et des cœurs, athées comme religieux, chrétiens comme musulmans, riches comme pauvres. Même à l’heure des nouvelles technologies, une étude récente montre que Jésus constitue le premier personnage historique recherché sur Internet, devant Napoléon classé 2ème. Par sa parole universelle transcendant tous les clivages, par sa critique acerbe des dangers d’une économie marchande incontrôlée, par sa irrépressible parole d’espoir, le Christ fait plus que déchaîner les passions, il irradie le monde de son message universel d’amour et de lutte constante de la connaissance sur l’ignorance, de la joie sur la souffrance, de la vie sur la mort.

« Je vous ai dit ces
choses afin qu’en moi vous ayez
la paix » (Jean 16:33).

« Ce que je fais, tu
ne le sais pas maintenant, mais tu le sauras dans la suite » (Jean 13:7).

« Je vous ai dit ces
choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit accomplie » (Jean
15:11).

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A propos de Guillaume N.

Guillaume N.
Passionné par le débat d'idées, je m'intéresse à tout ce qui touche à l'Homme en général, et à l'histoire, la politique, Paris et notre douce France, en particulier. Jeune diplômé en économie, j'aspire à faire partager les vertus du bonapartisme: synthèse de la gauche et de la droite, des traditions et de la modernité, vecteur de pragmatisme et du rejet du dogmatisme.

4 commentaires

  1.  » Voguant sur la prédiction de plus en plus vérifiée d’André Malraux selon qui « le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas »  »

    -> En l’occurrence, André Malraux n’a jamais dit cela.

  2. « Chasser les marchands du temple bancaire », dit l’article. Cela signifie-t-il que nous devrions instaurer un capitalisme à l’ancienne, comme celui qui existait il y a quelques décennies ? Ce capitalisme est tout autant spéculateur que la finance, puisqu’il consiste à investir pour récolter un profit. C’est-à-dire transformer une somme d’argent initiale en somme d’argent plus grande. Il ne consiste pas à produire des biens et des services et à en jouir. Les producteurs ont vocation à se débarrasser de leur production et à récupérer de l’argent en échange. La forme de richesse, dans ce système, est bien l’argent, qui n’est plus un moyen d’échange (je passe d’un bien à un autre via l’argent que je ne conserve pas) mais un but en soi (je passe d’une somme d’argent à une somme plus grande en vendant une marchandise que je ne conserve pas). Au temps de Jésus, la forme de richesse était le bien physique lui-même, pas l’argent. Il suffisait donc de produire ce qui était nécessaire. Dans le capitalisme, il faut produire de plus en plus, aussi et surtout ce qui n’est pas vraiment nécessaire, afin de valoriser encore et toujours des investissments par du travail. Travail qui est de plus en plus transformé en chômage au fur et à mesure que la productivité augmente grâce à la technologie. Pour compenser ce chômage, il faut de la croissance. Donc, il faut trouver toujours de nouveaux secteurs de marché, de nouvelles choses à produire et à vendre. Comme il ne peut exister une quantité infinie de secteurs de marchés et de marchandises à vendre, à un moment, on arrive forcément à la limite du capitalisme. Ce qui est arrivé dans les années 70. L’effondrement était inévitable, sauf que l’on a décidé de recourir à la dette pour sauver (temporairement) le système. Cet argent fictif permet de faire tourner la machine. La finance a donc sauvé le capitalisme « à l’ancienne », et ne l’a certainement pas fait entrer en crise. La crise, c’est seulement le fait que toute somme d’argent fictif doit être convertie en argent réel un jour ou l’autre, sinon l’argent perd sa valeur. Comme on ne peut pas effectuer cette conversion en argent réel, c’est la crise. Il est dommage de voir les choses à l’envers, d’aller s’imaginer que le capitalisme du début du XXème siècle était sain, et à été perverti dans les dernières décennies. Le capitalisme est pervers depuis son premier jour, donc depuis des siècles. Il a besoin d’une croissance illimitée depuis des siècles, sa mort était donc inévitable, et n’a rien à voir avec la finance. Les Hommes ont besoin de biens d’usage (nourriture, vêtements, abris, etc). Produisons-les et utilisons-les. Nous n’avons pas besoin d’argent pour ça, nous n’avons pas besoin de transformer une somme d’argent en une somme plus grande. Nous avons seulement besoin de produire de la nourriture et de la manger (et des vêtements et de les porter, et des maisons et de les habiter, etc). Dans un tel système, la forme de richesse est le bien d’usage. Plus on en produit, plus on est riche. Et il ne sert à rien de produire des choses inutiles, source de pollution et d’aliénation. Un monde capitaliste qui consiste à aller bosser à l’usine pour produire n’importe quoi du moment que ça rapporte de l’argent, je vois mal en quoi ça pourrait plaire à Jésus. Même si cela pouvait marcher indéfiniment, ce qui n’est pas le cas.

    Comme le disait Marx il y a déjà 150 ans : “Si, au bout d’une certaine période de commerce, la spéculation apparaît comme annonciatrice d’un effondrement, il ne faudrait pas oublier que cette spéculation est née auparavant dans cette même période de commerce et qu’elle représente donc un résultat, une apparence et non pas une cause ou une essence. Les représentants de l’économie politique qui tentent d’expliquer les soubresauts de l’industrie et du commerce en les attribuant à la spéculation ressemblent à l’école défunte des philosophes de la nature qui considéraient la fièvre comme la cause fondamentale de toutes les maladies.”

    La fièvre n’est pas la cause de toutes les maladies, et la spéculation n’est pas la cause de la crise. Seulement la conséquence de la crise. Le commerce n’est pas humain en soi. L’humanité a existé pendant 400 000 ans sans utiliser le commerce, ou alors de manière marginale. Que tout le monde ait un travail et de l’argent n’est pas naturel. Ce sont des concepts très récents dans l’histoire de l’humanité, et dès leur apparition, notre crise actuelle était inévitable.

    • Je me permets de rebondir sur cet intéressant commentaire.
      Je conteste cette vision de l’Histoire en matière d’économie. L’histoire éco nous apprend au contraire que si l’économie de troc a été remplacé par une économie marchande, c’est bien que les Hommes ont trouvé plus pratique dans l’organisation de leur société de faire intervenir le moyen d’échange que constitue la monnaie.
      Après l’apparition du capitalisme en tant que tel intervient a posteriori de cette économie marchande, avec l’accumulation de capital, qui n’est autre que la somme de travail effectué par les Hommes ou comme le disait Marx « du travail cristallisé ». Cette accumulation de capital a trouvé dans la création de la banque un moyen de stocker voire de faire fructifier ce stock de capital pour financer des projets futurs.
      Puis le capitalisme, financier dès l’origine je suis d’accord, a muté pour devenir artisanal, industriel et enfin dans sa version récente, financiarisée. C’est-à-dire que le poids du secteur financier est tel qu’il peut s’auto-alimenter tout seul grâce aux instruments qu’il a engendré (pour de bonnes raisons parfois) plutôt que de reposer sur le développement de l’économie réelle (là où s’échangent des biens et des services qui correspondent eux mêmes à des besoins humains. J’y reviens après). Aujourd’hui le système est tellement vicié que ce secteur financier agit comme un agent destructeur de cette économie réelle, beaucoup plus qu’il ne l’aide à se développer. Et c’est là le problème clé de notre temps: il n’y a pas de salut sans réforme de ces règles financières érigées d’abord par des gouvernements qui pensaient par idéologie que ça produirait plus de fluidité et de richesses, sont aujourd’hui maintenues par les acteurs financiers eux-mêmes (Bâle III, indépendance de la banque centrale européenne).
      Plus globalement, l’économie de marché peut être saine, propice à l’émulation des Hommes, les conduire vers des progrès techniques qu’ils n’avaient pas imaginé atteindre avant (dans la santé, dans les transports, etc.). Pourquoi? car ces échanges, contrairement à ce que tu dis, avec l’offre d’un côté collée à une demande de l’autre, répondent tout à fait à des besoins humains. En plus de ça, l’économie de marché peut très bien fonctionner car elle s’adapte justement à cette volonté humaine de satisfaire d’abord ses propres intérêts et ceux de sa famille: pouvoir vivre décemment de son travail, subvenir aux besoins matériels de ses proches.
      Dire ça c’est être pragmatique sur la réalité du monde tel qu’il est aujourd’hui et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit : un monde capitaliste basé sur la concurrence, la confrontation d’intérêts divergents voire antagonistes et la recherche de domination économique d’individus, de firmes voire de pays.
      Ca ne veut pas dire que ce modèle capitaliste perdurera jusqu’à la fin des temps mais c’est aujourd’hui le modèle imposé qui peut produire le plus de bien être à terme à condition d’être dirigé par un Etat qui compense cette somme des intérêts individuels que constituent le marché par une vision collective et une organisation de la société réglementée/redistributrice/correctrice des abus. Les travaux de Marx sont d’ailleurs pertinents dans l’analyse de ce capitalisme: il avait en effet prédit que ce modèle s’épuiserait et tendrait vers la croissance zéro (comme c’est un peu déjà le cas aujourd’hui, en France surtout). Basé sur cette analyse qui semble se vérifier (du fait du vieillissement de la population, de l’absence de progrès technique majeur) et écartant ses propositions de modèle alternatif qui ne fonctionnent pas, il faut d’ores et déjà imaginer et réfléchir aux moyens de faire fonctionner une société qui connait cet état de fait, pour le coup d’après, pour le siècle prochain peut-être !

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