dimanche, 22 octobre, 2017
Réflexion sur la culture
La création d'Adam, par Michel-Ange.

Réflexion sur la culture

Cette réflexion sur la culture tente de mettre en avant les différentes étapes par lesquelles a dû passer notre pays depuis la révolution française et ce, jusqu’à notre époque contemporaine, synonyme de délabrement culturel.

Le règne du philistin

La « culture » qui  apparaît avec la révolution française,  en opposition aux humanités et aux hommes qui avait beaucoup de lecture sous l’ancien régime, a suivi une évolution complexe et parfois incohérente, néanmoins, une rétrospective historique peut-être esquissée. La culture bourgeoise caractéristique du XIXe siècle est exclusive et marchande, s’épanouissant dans ce que Jean Bouillon appelle le temps des sociétés[1]. Elle correspond sociologiquement à ce que Hannah Arendt désigne comme le règne du philistin, cet être « qui juge de tout en termes d’utilité immédiate et de valeurs matérielles »[2].

Par conséquent, la culture est présentée comme une marchandise sociale qu’on peut faire circuler et réaliser en échange de toutes sortes d’autres valeurs, sociales et individuelles. Outre cette conception philosophique de la culture largement critiquable, on s’aperçoit qu’elle n’est en réalité nullement dommageable au sens large une fois contextualisée. Dans les faits, elle a permis aux artistes de disposer d’une capacité de discussion et de contestation par les financements apportés,  afin que puisse advenir une culture renouvelée, qui a su magnifiquement se développer dans  son opposition aux canons classiques de l’Art, édictés par Félibien lors du XVIIème siècle sous le règne de Louis XIV. La bourgeoisie s’est constituée comme nouveau groupe détenteur de l’exclusivité et incarnant l’idéal de  la subversion, ayant pour finalité de choquer et surtout, de se distinguer du Beau. Victor Hugo, s’inscrivant parfaitement dans son temps, écrira à ce sujet à quel point « le Laid est dynamique alors que le Beau est statique »[3]. De la révolution permanente jaillira de nombreux chef d’œuvres, mêlant parfois académisme et romantisme ou s’enfonçant pour certains, tel William Blake, dans la pure et simple  folie du génie.

Ce XIXe siècle est ainsi une époque de rayonnement culturel pour la France et sa culture, Paris étant devenue la nouvelle Rome. Pour preuve, la capitale française accueillit la première exposition impressionniste en 1874. La culture à cette époque se résume encore principalement à un art resté  figuratif et à la poésie, des domaines ou la bourgeoisie reste conditionnée par une conception aristocratique de la culture comme le démontre la réaction de l’opinion publique face au célèbre tableau de Manet, « Le déjeuner sur l’herbe» achevé en 1863.  Il est aussi important de rappeler qu’à cette époque coexiste une culture populaire, bien que déjà menacée, principalement orientée vers la religion et les traditions territoriales que la IIIe république viendra frontalement attaquer.

Le XXe siècle marque  donc  une rupture brutale. Il délaisse ce dualisme où s’affrontaient et se complétaient à l’intérieur d’une société bourgeoise  le romantisme  (né de l’esprit révolutionnaire et des collectifs anti-salons) et l’académisme (représentant du classicisme au sein du système des Beaux –Arts)  pour finalement accueillir la massification et le snobisme d’un philistinisme cultivé.

L’avènement de la culture de masse

Avec l’époque moderne on assiste à la mort de l’art en France,  l’art figuratif laisse sa place à un art abstrait, engagé dans un désir infini d’outrepasser, la première exposition fauviste de 1905 pouvant servir de repère dans ce premier basculement. S’en suivra le cubisme puis le surréalisme, faisant de l’art un snobisme déconnecté du réel avec parfois quelques génies venant éclaircir ce paysage décadent. Pour Dany – Robert Dufour[4], 1917 symbolise avec « l’œuvre » Fontaine de Duchamp, le dernier acte de subversion avant de tomber dans une copie infiniment dupliquée de cet acte. Les avant-gardes ont tué Dieu puis le père, elle se retrouvent à errer dans une pseudo-nouveauté tout en se revendiquant de l’avant-garde. La culture comme fait majoritaire se réoriente et se tourne vers une vision alors industrialisante.

Ainsi est advenu le moment où la masse de la population se constitue en société pour se confondre avec l’industrie et la culture et se recomposer dans un ensemble hégémonique, un fait social total, pieds et poings liés au système capitaliste massifiant. Tocqueville avait eu l’intuition de ce bouleversement, s’appuyant sur la littérature il déclarait :  « la démocratie ne fait pas seulement pénétrer le gout des lettres au sein de la population, elle entraîne aussi l’esprit industriel au sein de la littérature »[5]. Le processus de massification est une conséquence de cette passion pour l’égalité mais aussi le fruit du progrès technique porté par la seconde révolution industrielle ; c’est l’époque où naquit la photographie,  le cinéma des frères lumières ou encore la herse rotative pour le développement de la culture de presse. La culture s’élargit dans son public ainsi que dans ses composantes intrinsèques, établissant aussi sur ce point une réelle rupture avec l’ancien monde précédant 1905, les nouvelles techniques apparaissant en parallèle des différentes mutations  du capitalisme.

En effet, le capitalisme devient progressivement financier et surtout massifié. Ford le premier énoncera qu’un « ouvrier bien payé est un excellent client », laissant entrevoir la nécessité de faire apparaître une société constituée en masse consumériste, libérée du fardeau du labeur pour pouvoir se destiner au loisir, au divertissement et à la consommation promus par les « industries culturelles »[6]Une conception de la culture finalement aux antipodes de celle définie par Renaud Camus : « la culture comme claire conscience de la préciosité du temps» [7] . Cette massification inquiète à double niveau : la culture populaire traditionnelle  risque de disparaître face à cette uniformisation du monde sous le joug notamment américain (qui se concrétisera avec les accords Blum-Byrnes dès 1946), mais aussi la menace parallèle sur l’art à l’heure de sa reproductibilité. Walter Benjamin, puis par la suite l’école de Francfort, théoriseront ces mutations et ses implications, bien que ce dernier étant assez optimiste quant aux possibilités techniques qu’elles offraient et ce, malgré la perte de cet « aura »[8]  tant magnifiée.

Gramsci quant à lui, des geôles italiennes, soulignera cette mutation et le nécessaire combat à mener face à cette hégémonie culturelle en marche laissant sous-entendre que la domination viendra et se maintiendra par la culture et ses agents désignés et subventionnés[9]. Un avertissement décisif au vu de l’évolution que prendra le rôle des « politiques culturelles » au sein de la société française.

Tirs croisés, R. Camus et C. Lasch contre la démocratisation

Les années d’après-guerre ont résisté quelque peu à cette fuite en avant avec par exemple la figure du  néanmoins  très  controversé André Malraux (et la création de son ministère des affaire culturelles en 1959). André Malraux s’inscrit dans cette massification mais tente encore un peu de préserver la culture classique, notre héritage historique. Cette architecture  bancale a finalement basculée  avec  l’arrivé au pouvoir de Mitterrand et son fameux  ministre de la culture Jack Lang pour sombrer dans  le pédagogisme et la démocratisation de la culture. Le point de départ, rappelons-le, étant évidemment symboliquement les événements de Mai 68 qui ont rendu possible l’arrivé de cette gauche libérale-libertaire.  L’évolution de ces 40 années de déconstruction culturelle, très bien décrites et illustrées par E. Zemmour dans sa dernière  œuvre[10],  peuvent être analysées en tirs croisés dans une perspective plus philosophique à travers les œuvres de Renaud Camus dans La grande déculturation et Christopher Lasch dans Culture de masse ou culture populaire ?. Ces œuvres soulignent les vecteurs et les justifications encore misent en avant par nos sinistres ministres dans cette promotion d’une « démocratisation de la culture » ainsi que les effets réellement recherchés.

La culture est aujourd’hui le lieu où s’épanouit la dictature de la petite bourgeoisie, hyper démocratique, médiatisante et presque totalitaire selon R.Camus, qu’on pourrait analyser comme un pas supplémentaire dans la destruction culturelle ;  après la massification, le temps de sa démocratisation. L’objectif n’est plus de faire coexister l’excellence avec la culture de masse mais bien de ne laisser subsister que cette dernière. On fait alors la promotion d’attitude anti-bourgeoise, qui nie l’universalité et l’intemporalité de la culture et la conteste dans une attitude rebelle et juvénile. La culture bourgeoise est synonyme de privilège et donc  par conséquent taxée d’être anti-démocratique pour nos maîtres bien-pensants (bien qu’elle soit non-démocratique en réalité ou simplement méritocratique). Plus que la mort de la culture c’est le désir de promouvoir une culture sans verticalité, ni incarnation, sans idéal, accessible pour les « déshérités ». Ce raisonnement est similaire pour l’idée de nation, qui se doit d’être ouverte, permissive et d’accepter d’être perpétuellement bafouée.  Ce refus du passé entraîne un déracinement qui confond une fois de plus la notion de liberté avec l’absence de contrainte.

Outre la justification par l’aspect démocratique c’est aussi derrière un sous-entendu ethnique, la culture étant prétendument oppressante et raciste, c’est par cette incrimination qu’on vient définir le nouveau cadre ultra permissif et relativiste de la culture. Herbert Gans explique ce déracinement et cette démocratisation comme nécessaire afin de faire de la culture un « moyen évitant de s’embêter »,  qui  « ne dépend pas du niveau de goût »[11]. Ainsi, sous prétexte de respecter le droit des minorités à posséder « leur culture propre » et sous celui, plus généralement, de respecter le droit des jeunes,  les écoles ont abandonné tout effort réel de transmettre « ce que l’on sait et ce que l’on pense de mieux dans le monde ». L’antiracisme dissimulant toujours réellement l’apologie de la détestation de la France et  le nivellement par le bas sous couvert de métissage généralisé  afin de nous transformer en  consommateur d’une sous-culture subventionnée.

Le multiculturalisme s’alliant ainsi une fois de plus au capitalisme des industries culturelles et à l’aliénation de la société du spectacle, au détriment d’une culture incarnée, désignée et contraignante à atteindre et qui laisse cependant l’espace à sa contestation légitime ainsi qu’à une véritable culture populaire traditionnelle et désinstitutionnalisée. Un cap est aujourd’hui passé, les politiques culturelles ne sont que le cheval de Troie  d’une prétention visant à créer un homme nouveau, déraciné et métissé, consommateur des industries culturelles et méprisé par un art contemporain qui devrait se renommer tel qu’il est : une spéculation et défiscalisation philanthropiques doublé d’un éloge de la perversité.  C. Lasch  conclue son essaie en ces termes :  « une culture véritablement moderne ne s’est jamais résumée à une simple répudiation des schémas « traditionnels », au contraire, c’est de leur persistance qu’elle a tiré une grande partie de sa force. »[12]

Conclusion

Le diagnostic est clair, tout comme les procédés et les objectifs que nos gouvernements successifs ont décidé de promouvoir depuis maintenant plusieurs années. La résistance doit néanmoins continuer pour maintenir un bastion de réflexion et d’autonomisation de la pensée. L’ayant déjà souligné dans l’article « s’enraciner pour résister», le peuple de France doit renouer avec son identité, son histoire, sa civilisation et ses traditions pour ne pas disparaitre.

 « Le déracinement déracine tout, sauf le besoin de racines »[13].

Lucas L.

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[1] Jean Bouillon – Sociétés d’artistes et institutions officielles dans la seconde moitié du XIXe siècle
[2] Hannah Arendt – La crise de la culture  p.258
[3] Charles Rosen et Henri Zerner – Romantisme et réalisme – Mythes de l’art du XIXème
[4] Dany-Robert Dufour – La cité perverse
[5] Tocqueville –De la démocratie en Amérique (Tome II)
[6] Theodor W. Adorno – L’industrie culturelle
[7] Renaud camus – La grande déculturation  p.100
[8] Walter Benjamin – L’œuvre d’art à l’heure de la reproductibilité technique
[9] http://www.contretemps.eu/lectures/domination-culturelle-quand-gramsci-rencontre-bourdieu
[10] E. Zemmour – Le suicide français
[11] H. Gans – Popular Culture and High Culture
[12] C. Lasch – Culture de masse ou culture populaire ? p.63
[13] Ibid., p.65

 

A propos de L.

7 commentaires

  1. J’avoue ne pas trop comprendre le lien entre la démocratie qui est un mode de gouvernance et la culture d’une société. Peut-on m’expliquer plus précisément s’il vous plait ?

    • Si votre question est liée à la citation de Tocqueville , je vous conseille de lire le Tome II De la démocratie en amérique afin de percevoir en quoi la démocratie implique intrinséquement une participation du plus grand nombre et par conséquent un changement radical dans la relation à la politique mais aussi à la famille, à l’art à la littérature ou encore au travail. Pour etre précis c’est « La passion pour l’égalité » portée par la démocratie selon tocqueville qui provoque chez les hommes une nouvelle société qui ne peut-etre dissociée par domaine ( économique, social, politique , artistique) pour au contraire donner naissance à un fait social total.
      En rapport avec l’article, la culture de masse (industrielle ) a profité de l’établissement de la démocratie pour se développer, massifiant la production culturelle pour que le plus grand nombre puisse en jouir ( chacun au nom de l’égalité, revendiquant le droit de consommer un bien culturel , qui se doit d’etre accessible à tous sans aucun effort ( exemple ; le fameux tableaux d’Andy Warhol reproduit à l’infini pour l’art)). Une conception antinomique par excellence selon R;Camus, pour qui la culture est forcément inégalitaire et donc non démocratique.Cependant un entre-deux existe avec la notion de méritocratie, modèle pouvant valoir pour la politique mais aussi l’accès à la culture.
      Enfin si vous entendez par culture , la notion de civilisation , celle-ci est je le crois restée présente malgré les évolutions politiques, bien que contrainte à rester dans l’inconscient collectif ( civilisation héléno-chrétienne pour faire simple).

      Merci pour votre question, j’espère avoir réussi à être plus explicite !

  2. Bonjour Lucas.

    C’est bien vu et bienvenu ce que vous avez écrit. J’apporterais juste un bémol à ce que vous dites à la suite de Renaud Camus (donc à ce qu’il dit lui-même) : je ne pense pas que la culture soit fondamentalement inégalitaire, je crois surtout que la culture se moque complètement de l’idée d’égalité. Elle y est incongrue. Elle peut produire l’égalité ou non, on s’en fout. Cette position est beaucoup plus solide face à ceux qui nous accusent de vouloir promouvoir les inégalités « d’un autre ââââge ».
    J’ajouterais que c’est la même chose dans le sport : si le sport était « égalitaire », personne ne s’y intéresserait. Or, s’il y a un champ de la culture qui a du succès à notre époque, c’est bien le sport, précisément parce qu’il ne nivelle pas, mais promeut au contraire une forme de justice qui rend à chacun son dû. C’est ce que j’appellerais une enclave antique dans l’empire du nivellement.

    J’ai beaucoup écrit sur la démocratie, au point d’en faire un livre qui paraîtra bientôt aux Éditions Perspectives Libres. Je m’efforce d’y décrire les incohérences du régime qui porte actuellement ce nom (à tort d’ailleurs) et m’y risque à donner des pistes pour le dépasser. Au vu de ce que vous écrivez (et de vos références), je pense que cet ouvrage vous intéressera beaucoup.

    PS : Christopher Lings, j’espère que vous ne trouverez pas ce genre de promotion déplacée sur votre site.

    EG

    • Bonsoir

      Je vous remercie pour votre interêt ainsi que votre critique constructive à laquelle j’adhère, notamment en ce qui concerne l’efficacité d’une position présentant l’inégalité non comme un souhait mais une simple réalité…De plus, c’est avec grand plaisir que je me plongerai dans votre livre, les éditions perspectives libres étant souvent de grandes qualitées !
      N’ayant lu de R.Camus que la grande déculturation il m’a semblé que son oeuvre défendait bien une inégalité intrinsèque dans la notion de culture, pas tant en ce qui concerne les artistes mais bien dans la définition des contours de cette culture, la bourgeoisie au sens large, disposant d’un caractère exclusif, ayant été dépositaire de ce pouvoir notamment au XIXeme siècle, là ou la petite bourgeoisie hyperdémocratique contemporaine est inclusive et n’entraine que le nivellement par le bas. C’est sur cette opposition (exclusive/inclusive) que me semble reposer une grande partie de son argumentaire. Par conséquent, comme vous le précisez, la culture sans avoir l’objectif d’etre inégalitaire l’est dans sa définition et de fait. Je ne crois pas que mon article présente R;Camus avec l’intention de faire de la culture un encouragement à l’inégalité. Si ?
      Comme je l’explique dans la 3eme partie, la culture n’est pas anti-démocratique ( la culture n’a pas pour but de créer de l’inégalité, comme vous l’expliquez vous meme) mais reste non-démocratique ( car elle est intrinséquement condamnée à etre une inégalité radicale).

      Mes propos ont peut-être manqué de clareté ou de nuance. Merci de m’avoir permis de mieux préciser cet aspect de l’article !

      Ps: Quel est le titre de votre oeuvre à paraître ?

  3. La contractualisation des relations inter-humaines et vis à vis de l’état, à conduit à une sédimentation des individus. L’idée post-soixantehuitarde qui veut que l’homme n’ait point d’essence, vise à l’affranchir de la tutelle de dieu pour faire de lui un être autonome. Or, tout ce que qu’elle a réussi à faire, c’est le rendre orphelin. Privé de genèse, autrement dit son propre programme (celui dont dieu l’aurait pourvu avant de le déposer sur terre), le voici errant, en quête perpétuelle d’un père ou d’une mère… Par conséquent, que faire? Le déraciner en lui ôtant tout repère. Si cela ne suffit pas, purgeons-le, quitte à faire mentir sa propre existence, sa nature, son histoire individuelle et collective. D’un point de vue idéologique, ceci pourrait s’apparenter à du Stalinisme. En terme didactique, ça s’appelle un reformatage. Tous les moyens sont bons au nom du seule principe de volonté générale cher à Rousseau. L’illusion de la liberté doit passer par la responsabilité. Comme si le fait de devoir supporter le poids de sa propre condition ne suffisait pas, conditionnons l’homme au poids du devoir. Rendons-le responsable, indépendamment de toute nécessité, tout déterminisme. Arrachons-le telle une mauvaise herbe, et qu’importe son jardin. Telle est la tyrannie de la liberté!

    • Bonjour, « Du contrat antisocial »…

      Encore beaucoup de bon sens dans ces propos à mes yeux.
      L’idée de « contrat social » n’émerge qu’au sein des individus déliés et « orphelins » (comme vous le dites fort justement) qui doivent se trouver une raison de vivre ensemble. C’est assez grotesque de leur part puisqu’en même temps ces « individus » négligent le fait qu’ils sont voués, programmés à vivre en société, et donc que l’idée même d’un « contrat » originel n’est là que pour… flatter la présomption de leur libre arbitre (comme je l’ai eu dit ailleurs).
      Ceci dit, Rousseau est à mes yeux LE grand penseur politique de langue française.

      À vous lire,
      EG

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