vendredi, 23 juin, 2017
Martial Bild : « TV Libertés se veut le porte-parole de ceux qui défendent l’esprit français »

Martial Bild : « TV Libertés se veut le porte-parole de ceux qui défendent l’esprit français »

Entretien avec Martial Bild, directeur de la rédaction et des programmes de TV Libertés, la première chaîne de réinformation de France. Nous y évoquons les ambitions de TVL, ses projets ainsi que le concept de réinformation.

• Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter brièvement pour nos lecteurs et nous résumer votre parcours ?

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs vies professionnelles captivantes. Je suis passé d’un engagement politique patriote au rôle de chef d’entreprise avant de retrouver, il y près de quatre ans, mon métier de journaliste. Etant marié, père de trois enfants, et de surcroît « un homme blanc de plus de 50 ans », Delphine Ernotte n’a pas voulu de moi à France Télévisions. J’ai donc fait le choix de rejoindre TVLibertés à sa naissance ( rires ).

• Qu’est-ce qui vous a conduit à passer du milieu politique au milieu médiatique ?

En dehors de mes mandats électifs, j’ai exercé, pendant plusieurs décennies, des missions touchant à la communication. C’est ainsi que j’ai supervisé la création des premiers sites minitel et internet politiques, que j’ai fait de la radio et que j’ai dirigé le magazine « Français d’abord » qui tirait à plus de 60 000 exemplaires. Des chiffres que beaucoup de journaux subventionnés nous envieraient aujourd’hui. Mon métier de directeur de la rédaction et des programmes de TVLibertés n’est donc pas en rupture avec mon passé mais s’inscrit dans une réelle continuité.

• TV Libertés est devenu en quelques mois le fer de lance de la réinformation sur internet. Comment expliquer ce succès ?

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Ce succès, on le doit tout d’abord à une personnalité : Philippe Milliau. Grâce à lui, à son énergie et à sa détermination, le projet d’une télévision a vu le jour et a constitué une véritable révolution dans le paysage médiatique français. Le succès s’est aussi construit grâce à une équipe technique et rédactionnelle particulièrement professionnelle et qui s’est investie totalement dans ce projet. Je pense à Arnaud Soyez, Elise Blaise, Olivier Frerejacques, Hervé Grandchamp, Benjamin Nicolas rejoints par Pierre Bergerault, Arnaud Menu, Floriane Jeannin, Thibaud Bastide et beaucoup d’autres. Enfin, la réussite de TVLibertés tient à sa capacité de rassembler de grands talents pour animer ses émissions et ses magazines. Je ne peux pas tous les citer, mais tous offrent une alternative crédible aux chaines généralistes ou d’informations interchangeables, simples chambres d’enregistrement de l’idéologie dominante.

TVL a constitué une véritable révolution dans le paysage médiatique français.

• TV Libertés se veut une télévision qui « rassemble toutes les droites ». Qu’entendez-vous par là ?

Dès la création de TVLibertés, nous nous sommes fixés une feuille de route : être le porte-parole de tous ceux qui défendent l’esprit Français et notre civilisation européenne. C’est une vision large qui nous permet de ne pas regarder les étiquettes politiques, de ne pas nous préoccuper des parcours passés mais de recevoir des invités qui, dans les domaines culturels, économiques, politiques, associatifs, veulent mettre fin au « suicide français ». Nous avons reçu plus de 2700 personnalités de tous horizons mais nous sommes aussi le point central de la rencontre de toutes les droites : droites de convictions, nationales, conservatrices, hors les murs, identitaires, libérales, patriotes. Au delà, nous donnons aussi la parole à ceux qui refusent le clivage gauche-droite mais qui ont la France et l’Europe chevillées au corps et au cœur.

• Tout un réseau de sites web gravite autour de TV Libertés. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

TVLibertés n’est que le vaisseau-amiral du groupe Libertés qui participe au développement de sites d’actualité européenne ( Eurolibertés ) ou de sites régionaux . Le tout est complété par notre web-radio qui dispose déjà de plus de trois heures quotidiennes de direct. Le groupe Libertés, c’est l’information vraie sans prisme et sans kaléidoscope. Quant à la ré-information régionale, c’est de la contre-propagande de proximité.

• En plus d’être un média de grande qualité, TVL représente également une perspective de professionnalisation pour la réinformation, qui jusqu’ici se résumait à quelques blogs et sites influents. Mission accomplie ?

C’est assurément un de nos plus grands motifs de fierté et d’espoir : depuis trois ans, nous ne cessons de former une nouvelle génération de techniciens et de journalistes de grande qualité qui peuvent dorénavant s’affranchir du formatage trop souvent imposé par les écoles de journalisme. Comprenez-moi bien ! Il y a dans la presse mainstream des journalistes qui font leur travail avec sérieux et compétence. Le problème n’est pas là. Cependant, la ré-information offre un espace de libertés sans pareil. Elle ne pratique ni la censure ni l’autocensure. Elle n’est pas soumise aux forces de l’argent, aux lobbies ou aux oligarques. Elle réinvente une information qui est vérifiée, mieux qui se veut exemplaire. Elle réinvente aussi les règles de déontologie qui ont disparu. Elle prend le temps d’expliquer et de donner la parole. Elle ne répond pas au mensonge par le mensonge. Elle ne cherche pas à travestir la réalité. Elle cherche la vérité, parce que celle-ci est révolutionnaire et qu’elle rend vraiment libre.

Nous voulons recevoir tous ceux qui veulent mettre fin au « suicide français ».

• Récemment, vous avez également lancé votre radio, Radio Libertés. Comment se porte-t-elle ?

Comme tous les enfants, elle pousse ! Elle n’existe que depuis quelques mois et s’inscrit dans le développement très prometteur des radios numériques, avec une écoute à partir de son mobile ou de sa tablette. Avec un ton convivial et moderne, elle a rapidement trouvé son public notamment lors de la matinale de 7h00 à 9h00 en direct .Et depuis peu, elle accueille des émissions en direct avec le renfort de Bernard Antony, Didier Rochard, Arnaud Derville, Gabriel Robin, Anne Brassié, Roland Hélie et les jeunes des « Loustics », le vendredi soir.

• Vous vous placez volontairement sous l’étendard de la « réinformation ». Les médias traditionnels ne font-ils pas correctement leur travail ?

J’ai répondu à cette question. J’ajouterai seulement que je n’aime pas cette forme de manichéisme, propre au cinéma américain, qui consiste à créer deux catégories : les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Il y a des journalistes de la presse mainstream dont j’apprécie le courage et liberté d’esprit. Ce que j’affirme, c’est que cette liberté se brise souvent sur le mur des intérêts financiers de quelques groupes ou familles qui concentrent, entre leurs mains, tous les moyens de la presse. Cette concentration est nuisible à l’information et à la diversité. Les Français commencent à s’en rendre compte et se détachent de cette presse uniforme qui impose son point de vue à l’aide de sondages dévalorisés ou bidonnés. L’heure est donc à la presse alternative, dissidente. La dissidence finit toujours par faire tomber les murs !

La ré-information offre un espace de libertés sans pareil.

• Pensez-vous que le rôle de la réinformation sera déterminant pour les mois à venir, et pourra-t-elle peser, d’une manière ou d’une autre, sur l’élection présidentielle ?

Il nous appartient de donner les informations de fond à nos téléspectateurs pour qu’ils disposent de tous les éléments de réflexion au moment de se prononcer électoralement. En cela, le « Journal Télévisé » mais aussi « Cap sur l’Elysée » sont devenus indispensables à la bonne compréhension des enjeux pour notre pays . Mais nous nous refusons de donner des consignes de vote pour tel ou telle. Ce n’est pas notre rôle.

• Certaines de vos émissions font drôlement penser à des programmes de la télévision des années 80 (Droit de réponse, Apostrophes…). Y a-t-il une volonté affichée de renouer avec cette télévision d’antan où regnait une certaine liberté de ton, et où le niveau était nettement plus élevé ?

La télévision des années 80. Vous l’idéalisez parce que vous n’étiez pas né ! Mais il est vrai que ce que d’aucuns ont appelé « l’esprit Canal » a salopé bon nombre de programmes d’information ou de divertissement. L’ironie et le cynisme ont pris le pas sur la bienveillance. On n’écoute plus, on s’écoute…Et on en est réduit à mettre des pâtes dans le slip d’animateurs-victime pour faire rire ! La presse a participé à l’ institution, comme vient de le théoriser brillamment Hervé Juvin, un « gouvernement du désir » . Provoquer et orienter le désir est le moyen de tenir l’individu, de le diriger et de disposer de lui. Si revenir à la liberté de ton et au débat d’idées, c’est faire la télévision d’antan…alors nous faisons la télévision d’antan mais pour mieux créer la télévision de demain, plus respectueuse des individus,et qui ne cherche pas à infantiliser les téléspectateurs.

La ré-information est en marche et elle a vocation à remplacer un monde médiatique à bout de souffle. Voilà un grand remplacement auquel j’adhère !

• Quel bilan pour 2016 et quels projets en 2017 pour le groupe TVL ?

Le bilan de 2016, je peux l’évoquer en quelques chiffres : 40 000 téléspectateurs quotidiens. Une communauté de 130 000 personnes sur nos réseaux sociaux. Des émissions dépassant 200 000, 300 000 vues et plus. 1 200 000 spectateurs pour le seul mois de novembre.. Voilà un bilan solide qui ne prend en compte que les seuls chiffres de Youtube… 2 000 émissions ont permis à 2 700 invités de tous horizons de faire connaitre leurs points de vue, leurs analyses ou leurs expertises. On le voit, la ré-information permet un foisonnement intellectuel sans précédent.

Nous allons poursuivre et amplifier ces phénomènes en 2017. Et pour cela, nous avons besoin de l’aide de tous. Il faut s’inscrire sur Facebook, Twitter et Youtube, « liker » nos pages, commenter, partager, bref : faire du bruit.

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.
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