mardi, 28 mars, 2017
Notre dessinateur revient en bande-dessinée sur cinq clichés et contrevérités historiques.

Robespierre était-il pour la peine de mort ?

« Vous savez, ma chère, que Napoléon, c’est déjà Hitler? » Les légendes, contrevérités, clichés et billevesées sur l’Histoire de France se multiplient. Insidieux et nombreux, ils profitent de l’érosion des programmes scolaires et de la bien-pensance pour se répandre.

Le Bréviaire des patriotes et son dessinateur Bastien Moselly vous proposent un feuilleton d’une semaine ou il sera évoqué cinq polémiques concernant nos grands personnages historiques afin de donner aux jeunes et aux moins jeunes des arguments pour combattre les idées reçues. Ce mercredi, tâchons de répondre à celle-ci : Robespierre était-il pour la peine de mort ?

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Sources : 150 idées reçues sur l’histoire, Historia, Editions Générales First (11 février 2010)

A propos de Bastien Moselly

Je suis un étudiant en art, passionné d'Histoire (de France, en particulier), un lecteur de Jacques Bainville et un amateur d'Adam Smith. Je milite au sein de Debout la République depuis les présidentielles de 2012.

8 commentaires

  1. effectivement, bon rappel et réinformation historique; robespierre n’était pas un tendre mais n’était nullement la brute sanguinaire qu’on dépeint.
    On a injustement mis sur son dos des milliers d’exécutions avec lesquelles il était le plus souvent opposé, impuissant. le but étant bien sur de désigner comme un « ennemi du peuple » tortionnaire alors qu’il était proche des revendications populaires. Certains disent que ce sont les « vendeurs d’armes » qui l’ont fait tomber pour pouvoir déclarer la guerre à laquelle il était opposé.

  2. Diriez-vous aussi qu’il était proche des revendications populaires des Vendéens ?

  3. Pierre-Charles d'herbès

    Relisez son discours devant la constituante en Septembre 1793 qui justifie la mise n place d’un gouvernement révolutionnaire… . Vous verrez, entre autre, ce qu’il pense des opposants à la révolution… .

  4. Et si vous appreniez tout bêtement l’histoire de France avant de  (et pour pouvoir) vous faire une opinion ?
    Et… oui, Napoléon, c’était déjà Hitler, sinon dans le caractère, assurément pour les résultats. Sans l’excuse du fanatisme et de la paranoia. Le césarisme est une vieille histoire, vous savez. Prévue et redoutée par Robespierre, à qui les faits ont donné raison. Etudier l’histoire de Rome n’est pas mal non plus pour se former le jugement. (L’histoire, pas la légende ! C’est-à-dire, selon la formule irremplaçable de von Ranke : « les faits, la façon dont les choses se sont réellement passées ».)
    Evidemment toute science demande un effort, et beaucoup, qui ne veulent pas le consentir, donnent néanmoins leur avis. Péremptoirement. Les mesonges sont tellement plus attrayants que l’austère vérité.

  5. « Napoléon, c’était déjà Hitler »


    Etudier l’histoire, c’est éviter les anachronismes et les comparaisons injustifiées. Première leçon. Le phénomène Hitler ne relève pas du césarisme mais du totalitarisme. Deux concepts différents voire opposés. Napoléon n’a pas commis de génocide, Hitler si. Quand Napoléon rentre vaincu à Paris, après sa défaite à Waterloo, il préfère abdiquer plutôt que de verser le sang inutilement. Hitler aurait aimé que le peuple allemand disparaisse et ne lui survive pas, parce qu’il ne s’était pas monté à la hauteur, notamment face aux Slaves. Dans la conception raciste du Führer, un peuple vaincu est un peuple qui doit mourir. Avant d’être un dictateur, Hitler est un idéologue. Rien de tel chez Napoléon.

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