lundi, 29 mai, 2017
Les Carnets de Maxime Sentence – 2012

Les Carnets de Maxime Sentence – 2012

Retrouvez régulièrement, en exclusivité sur le Bréviaire, une nouvelle note de Maxime Sentence. Incisifs et pertinents, poétiques et acides, ses carnets apportent un regard perçant et drôle sur le monde et la société contemporaine.

« Je ne suis d’aucun monde. Ma seule patrie est l’humour. Sans superstition, sans croyance, sans idéologie, sans illusions autres que celle de croire que je n’en ai aucune, ne me restaient que l’humour et le cynisme. Par cynisme, j’ai choisi l’humour. » Maxime Sentence.

6 054 – Gérard Depardieu : Jeune comédien prometteur, très prometteur… mais que je n’ai jamais revu depuis Les Valseuses, le célèbre film de Bertrand Blier qui l’a révélé. Sans doute le jeune homme a-t-il aussitôt abandonné la carrière d’artiste pour celle de saltimbanquier, car on dit qu’il est aujourd’hui richissime !

4 571 – Deux droites parallèles sont des droites qui se font la gueule depuis si longtemps que je parierais qu’elles ne savent même plus pourquoi !

6 020 – La fin du monde tombe merveilleusement bien cette année : juste avant la corvée des cadeaux — à offrir et surtout à recevoir — et celle des sempiternels vœux du nouvel an !

6 017 – Lesbien élevé ?

« Avec le PACS, j’ai milité avec des “gays”, et il m’arrive de me dire : Tiens ! il est mignon… Avec un hétéro, ce n’est pas possible, à cause de ce qu’il a dans la tête. », confesse Caroline Fourest.
Et moi, je songe à son papa, au papa de Caroline Fourest, à toutes ces vilaines choses qu’il a eues dans la tête en regardant la maman de Caroline Fourest.
Et moi, je songe à ceux-là qui voudraient que la société admette sans sourciller que deux personnes comme Caroline Fourest, avec des pensées telles que celles qui sont dans la tête de Caroline Fourest, élèvent des enfants, garçons ou filles, comme si de rien n’était.

2 275 – Contrairement à ce que dénonce la mauvaise humeur populaire, les hommes politiques ne sont pas plus pourris, plus corrompus, plus malhonnêtes que les autres. Mais ils ne le sont pas moins… et c’est bien là le problème !

198 – J’ai vieilli très tôt ; je voulais me débarrasser de cette corvée au plus vite.

5 725 – Le secret du bonheur

Pour être heureux, il faut savoir s’émerveiller de la feuille morte qui tremble sur sa tige, hésitant à se détacher de son arbre, puis se lance dans le vide, à l’aventure, dans l’inconnu, tournoyant dans l’air frémissant d’un douillet après-midi d’automne… jusque dans la crotte de chien qui trône sur le trottoir.

32 – Cerv’eau ?

Le cerveau humain est composé à quatre-vingts pour cent d’eau. Eau plate pour la plupart, eau pétillante chez quelques spécimens trop rares.

969 – Les avis de mes amis ne sont pas mes avis ?

Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’avis que je vais me précipiter sur le premier qui passe. Le premier avis qui passe est a priori suspect ; je m’en méfie comme de la peste… comme je me méfie de ceux qui suivent du reste ! Contrairement à mes étranges semblables, il ne me gêne en rien d’attendre un peu, beaucoup s’il le faut, en vain souvent, et de ne pas avoir un avis sur tout.
Et puis, si l’avis des autres avait tant de valeur, ils ne vous le donneraient pas !

3 831 – Les trente-cinq-cœurs ?

C’est curieux ! Avez-vous remarqué que “Restos du Cœur” rime avec “Trente-cinq heures” ?…
Même si, je vous l’accorde, il s’agit là, indiscutablement, de ce qu’il est convenu d’appeler, sur le plan poéticonomique, une rime pauvre !

5 858 – Pourquoi se violer la face ?…

On ne parvient pas à éradiquer le viol. Le constat est accablant, on ne peut se voiler la face plus longtemps. Dans ces conditions, le temps n’est-il pas venu de le dépénaliser, tout simplement, afin de l’encadrer pour mieux le sécuriser dans l’intérêt des violeurs et de leurs victimes, en leur proposant des conditions améliorées de confort et d’hygiène, une assistance médicale adaptée, un suivi psychologique spécialisé, au sein de salles de violing harmonieusement réparties sur l’ensemble du territoire ?

5 833 – Chrono-logique !

Je lis les œuvres dans l’ordre chronologique de leur création, en commençant par le début, par les fondations. Voici qu’en à peine cinquante ans, j’en suis déjà à Thucydide ! Selon toute probabilité, j’échappe à Amélie Nothomb !

4 597 – Un jour il nous faudra parler à nos enfants…

Un jour il nous faudra parler à nos enfants, à leurs enfants, d’un temps mythologique, pourtant pas si lointain, où la France comptait plus de bénévoles que de miséreux, plus d’ouvriers que de fonctionnaires, plus d’électeurs que d’élus, plus de paysans que de pendus, plus de public que d’intermitterands du spectacle, plus de lecteurs que de livres, un temps où les journaux avaient plus d’abonnés que de pages, où on laissait sa voiture ouverte, où le stationnement était gratuit, où l’on pouvait distinguer, les yeux fermés, le goût d’une fraise ou d’une tomate de celui d’un radis, un temps où l’avenir était plus lumineux que le passé et l’espoir plus grand, tellement plus grand, que la peur…
Jamais ils ne nous croiront ! Ils nous traiteront de menteurs, ils nous dénonceront à l’imam, ils nous bastonneront, ils nous lapideront !

855 – Avec l’immigration sans assimilation…

Avec l’immigration sans assimilation, l’islamisation et les ghettos, ce n’est pas de la poussière que l’État balaie, pour ne pas la voir, sous le repli communautaire, c’est de la poudre.

Maxime Sentence, Carnets

A propos de Maxime Sentence

Maxime Sentence
« Je ne suis d’aucun monde. Ma seule patrie est l’humour. Sans superstition, sans croyance, sans idéologie, sans illusions autres que celle de croire que je n’en ai aucune, ne me restaient que l’humour et le cynisme. Par cynisme, j’ai choisi l’humour. » Retrouvez les Carnets de Maxime Sentence : http://www.lebreviairedespatriotes.fr/category/carnets/
Revenir en haut de la page