samedi, 22 juillet, 2017

« Louis-Napoléon Bonaparte, l’autorité pour la liberté » de David Saforcada

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du dernier livre de notre contributeur, David Saforcada, président de France Bonapartiste, préfacé par Christopher Lings : « Louis-Napoléon Bonaparte, l’autorité pour la liberté. » Voici la description de l’auteur :

louis napoléon saforcadaCliquer pour commander le livre

C’est à Farnborough que reposent aujourd’hui les cendres de Napoléon III. Dans un catafalque surmonté d’une couronne de laurier en bronze et d’un drapeau bleu frappé de l’aigle impérial.

Naître aux Tuileries, passer vingt-sept ans en exil, six en prison, vingt sur le trône, et finir là : quelle vie ! N’est-ce pas pour elle, en vérité, que semblent écrites ces paroles de Bossuet : « Vous verrez dans une seule vie toutes les extrémités des choses humaines, la félicité sans bornes aussi bien que les misères, une longue et paisible jouissance d’une des plus belles couronnes de l’univers, tout ce que peuvent donner de plus glorieux la naissance et la grandeur, qui ensuite est exposé à tous les outrages » ?

Oui, c’est là qu’il est couché, dans cette chapelle d’un village anglais, celui qui sut porter sans fléchir le grand nom de Napoléon, qui de sa forte main arracha la France à l’abîme où, dès qu’il l’eût abandonnée, elle devait retomber; qui réalisa cette rude entreprise de lui donner l’ordre, la sécurité, la richesse, non par des exécutions nombreuses, par de sanglantes fusillades, comme ceux qui l’avaient précédé ou ceux qui l’ont suivi, mais par le seul prestige de sa puissance et de son énergie; celui dont le caractère modéré avait assuré à la France l’amitié, l’alliance des nations mêmes qu’il avait vaincues; celui dont on a pu dire qu’il était l’ arbitre des destinées de l’Europe, que, quand il prenait la parole, le monde entier prêtait l’ oreille, et que, pour le préserver des enivrements du triomphe, il fallait lui souhaiter, comme à Philippe de Macédoine, un esclave venant lui rappeler tous les matins qu’il était mortel…

C’est là qu’il repose ! Non pour toujours, nous l’espérons ! Car, en quittant cette tombe, chacun se rappelle et lui applique l’apostrophe qu’Hugo adressait au cercueil de Sainte-Hélène. « Sire, vous reviendrez dans votre capitale, Sans tocsin, sans combat, sans lutte et sans fureur. Traîné par huit chevaux sous l’arche triomphale, En habit d’Empereur ! » On salue pour la dernière fois la chapelle où celui qui fut Napoléon III dort de l’éternel sommeil et l’on s’éloigne, songeant avec tristesse au passé, avec confiance à l’avenir.

David Saforcada

 

A propos de David Saforcada

Napoléonien depuis ses 6 ans, militant bonapartiste depuis l’âge de 15 ans, aujourd'hui Président de France Bonapartiste. Candidat bonapartiste à plusieurs élections locales et nationales. Auteur de nombreux articles politiques et historiques, a publié en 2008 "Louis Napoléon, Premier Président - Dernier Empereur", en 2010 "La République Consulaire, la République Bonapartiste" et en 2013 « Louis Napoléon Bonaparte, l’autorité pour la liberté ».

Un commentaire

  1. Notre dernier Empereur fut en fait le premier homme d’Etat moderne pour la France.
    Il avait jeté  les bases de la sécurité sociale notamment.
    Qu’il se soit, sous l’influence de son épouse , laissé entraîné dans la guerre contre l’Empire Allemand, c’est un fait; mais il a effectivement laissé une France riche qui put se permettre de payer -si ma mémoire est bonne- cinq millards de francs-or à ce même Empire.
    Merci à l’auteur pour cet article; personnellement, je vous lirai avec plaisir.

Revenir en haut de la page