samedi, 22 juillet, 2017
Grand Débat : Vivons-nous dans un système économique « ultra-libéral » ?
Bercy, ministère de l'économie et des finances (Wikimedia CC).

Grand Débat : Vivons-nous dans un système économique « ultra-libéral » ?

Si, pour certains, cette définition résonne comme l’évidence même, il n’en est pas de même pour ceux qui se revendiquent libéraux. Pourtant, de plateau en plateau, Marine Le Pen n’a de cesse de l’asséner : « Notre système est ultra-libéral ! » Mais de l’autre côté de la barrière, libéraux et entrepreneurs hurlent au socialisme, voire même au communisme en regardant leur relevé d’impôt et en subissant des taxes de plus en plus assommantes.

Pierre-Yves Rougeyron, que nous avions interrogé sur le sujet, nous avait expliqué que le système était bien d’essence ultra-libérale. Pour lui, si les PME croulent sous les taxes, c’est justement pour permettre, en parallèle, d’exonérer d’impôt Mme Bettencourt. Aussi, la décentralisation, qui recrée des féodalités locales, ruine l’État central et est un symptôme du néo-libéralisme appliqué aux États pour les détruire de l’intérieur. Cliquez-ici pour voir l’intervention complète de M. Rougeyron sur le sujet

En parallèle, des gens, comme Jean Robin par exemple, n’ont de cesse de clamer que le pouvoir en place n’a rien de libéral, et en est même tout le contraire. Après tout, ne sommes-nous pas débordés d’impôts et taxes en tout genre ? Les aides sociales ne sont-elles pas un énorme gaspillage qui pousse à l’assistanat ? La difficulté d’entreprendre n’est-elle pas réelle ?

Avis aux libéraux, aux entrepreneurs et à ceux qui pestent contre l’État socialisant ; avis aux Colbertistes qui sont attachés au pouvoir de contrôle de l’État ; avis aux socialistes que la « distribution des richesses » obsède. Quel nom donner à notre modèle économique actuel ? Quel est celui qui conviendrait le mieux à la France ? Un débat épineux et controversé sur lequel vous êtes vivement invités à vous prononcer !

C’est à vous dans les commentaires !

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.

12 commentaires

  1. La politique économique en france ne tient plus vraiment compte du taux de croissance et bien moins encore de l appauvrissement de son peuple tant que les prêteurs eux ce sucres sur notre dos. Deuxième chose et non des moindre un assistanat d’ une mafia immigrante pompe une autre grosse partie de ce que tout travailleur déclaré paye mais ne peux plus recevoir du fait d une volée de sauterelle bien trop gourmande par rapport à la fructification capitalisable de la partie du peuple taxé sur leur labeur et à qui on refuse de leur donner des aides car ils gagnent trop, eux, … Alors oui c est ultra libérale et mal pensé du fait de cet délinquance, de la délocalisation des peuples vers des pays nourricier comme la France. A qui pouvons nous nous nourrir nous qui n aurons bientôt plus rien?

    • j’approuve le commentaire de M BAYET pour résumer très simplement je dirai que la francaise de 66 ans que je suis se demande tous les jours si elle vit bien en france et si certains ministres de ce gouvernement aime la france car ils sont loin de le montrer exemple TAUBIRA on nous donne un euro d’un coté pour en reprendre 10 de l’autre dans toutes les nouvelles réformes (exemple on impose nos mutuelles d’ou hausse d’impot et on va soi disant nous baisser ??) ces messieurs et dames ne savent pas combien coute une baguette de pain ! ils sont nés avec une cuillère en or dans la bouche pas moi ! alors les grands mots ultra libéral et tout le tsoin tsoin moi je m’en moque appelez un chat un chat et tout ira bien ! et surtout redressez cette france que droite comme gauche vous avez enterrée au moins pour nos enfants et petits enfants ! avant de s’occuper du monde de l’europe occupons nous de notre france !

  2. L’ultralibéralisme est un concept représenté par l’Aurichien F. Hakek, né dans la vague de l’émancipation des principes keynésiens dans les années 70. Il s’oppose à tout contrat social, à toute construction collective de rapports sociaux, vante l’ordre « spontané » du marché. Cet ordre a des vertus autorégulatrice, le marché assure le lien social, les inégalités sont bénéfiques pour tous et y remédier est pervers . L’État n’est là que pour le respect autoritaire des règles précédentes (Hayek a bien déclaré à la télévision chilienne qu’il préférait une dictature du libéralisme à une démocratie qui adopte une politique keynésienne et qui soutient les syndicats). Il faut alors dénationaliser la monnaie. Tout cela ne vous rappelle rien?

    L’Etat n’aurait qu’un rôle second face à un marché, qui doit être hégémonique. Au contraire, historiquement parlant comme l’explique J. Valier dans Brève histoire de la pensée économique, c’est par le biais de l’État que le marché s’est développé et s’est organisé au travers de codes et que le capitalisme s’est perpétué. Il pointe par ailleurs la critique de Keynes de la politique de réduction des parts salariales parce qu’elle engendre l’insuffisance de la demande globale.

    Nos dirigeants aujourd’hui –un peu honnêtes – se disent adeptes de la politique de l’offre, autre courant néolibéral aux prétentions microéconomiques, hostiles à la redistribution. Mais le fond du système économique actuel est bien ultralibéral. Elle met le peuple en danger face aux mains étrangleuses du marché, sans régulateurs. C’est vers celui-là que l’on tend, dans l’intérêt des détenteurs du Capital. La mort des États-Nations européens est la finalité de leurs funestes projets. Ils suivent l’intérêt des États-Unis qui eux, n’étant pas fous, garde un rôle majeur pour l’État. Comme J-C Michéa, je pense que les premiers libéraux seraient horrifiés aujourd’hui, autant que Marx s’il avait vu l’URSS.

    Oui, les impôts deviennent invivables pour les petits entrepreneurs et la politique redistributive entretient la misère au lieu de l’éradiquer. Mais la redistribution est une noble idée, est un système que l’on a construit par de longs efforts. Le problème est qu’aujourd’hui elle rudoie les petits acteurs économiques et arrosent des gens qui ne sont pas des travailleurs, ne veulent pas en être pour certains, et surtout que l’on ne veut pas en tant que tels car ils sont une formidable armée de réserve, qui légitime le maintient des conditions sociales telles qu’elles sont. Au fond agir ainsi va bien plus dans l’intérêt du capitalisme qui maintient ainsi très haute la demande d’emploi, tout en se donnant bonne conscience. L’ultralibéralisme n’a pu abolir l’État, il s’en sert à sa cause en le dévoyant, se subtilisant à lui. Mais je ne suis pas favorable à aucune redistribution; j’en souhaite une autre d’essence keynésienne qui permette de stimuler la croissance, qui profiterait à tous. Par ailleurs, si les entrepreneurs sont en colère, c’est parce qu’ils n’ont aucun soutien de l’État dans leur activité, n’ont aucun moyen de rivaliser avec l’étranger.

    Il faut une politique redistributive dans un cadre limité: celui de la nation. Le marché est bon mais souvent injuste et à tendance expansive: l’État – le vrai – doit le réguler et être un acteur majeur, je ne vois nul autre pour remplir ce rôle. Je soutiens donc une politique sociale, œuvrant au respect de l’homme et de la création, et ceci, dans un cadre national. On doit être une puissance dans la guerre économique actuelle; pas un protectorat résigné.

    • « Hayek a bien déclaré à la télévision chilienne qu’il préférait une dictature du libéralisme à une démocratie qui adopte une politique keynésienne et qui soutient les syndicats » vous déformez ces paroles. lisez ceci: https://www.contrepoints.org/2010/12/08/8656-dictature-liberale
      Hayek est libéral et non pas ultralibéral ou néolibéral. de plus, Hayek fait parti de l’école autrichienne. il existe plusieurs courants économiques libéraux (école autrichienne, école de chicago, école des choix publics,….) cette école est loin d’être dominante dans la pensée économique actuelle. de l’avis de beaucoup d’économistes, l’école autrichienne est celle qui explique le mieux la crise de 2008 (qui a été prévu par plusieurs économistes de l’école autrichienne). combien de gens connaissnent Hayek ?? très peu. on peut difficilement dire que sa pensée est dominante aujourd’hui. la finance est le secteur le plus réglementé au monde après le nucléaire. alors je ne pige pas trop où il y a des déréglementations.

    • « Il faut alors dénationaliser la monnaie »si vous parlez de l’euro, vous n’avez rien compris à Hayek car celui ci n’a jamais été favorable à l’euro, il s’opposait aux banques centrales. Hayek voulait supprimer les banques centrales et permettre la production de monnaies privées par des producteurs en situation de concurrence. Il s’est d’ailleurs opposé à une monnaie européenne produite par une banque centrale européenne disposant d’un monopole, il a proposé d’instaurer la concurrence entre les monnaies. Bien sûr, la meilleure solution aurait consisté à permettre la concurrence entre des monnaies privées. Mais, faute de pouvoir procéder ainsi, Friedrich Hayek estimait qu’on pouvait néanmoins réaliser l’intégration monétaire de manière satisfaisante en instaurant la concurrence entre les monnaies européennes existantes, c’est-à-dire des monnaies contrôlées par des banques centrales. d’ailleurs, juste pour l’info, si Hayek a interrompu la rédaction du tome III de Law, Legislation
      and Liberty et a écrit » Denationalisation of Money, the Argument Refined, Institute of Economic Affairs » c’est car il estimait urgent de prendre position contre le projet d’une monnaie
      européenne unique.

  3. Moi je réponds en vidéos :
    L’Union européenne est-elle ultra-libérale ? : http://www.dailymotion.com/video/x1tv1qv_l-europe-ultra-liberale-nicolas-dupont-aignan-vs-jean-robin_webcam
    Le consensus anti-libéral français : http://www.dailymotion.com/video/x11j2ta_le-consensus-anti-liberal-francais_news
    Jacques Attali n’est pas libéral : http://www.dailymotion.com/video/xqzqvv_jacques-attali-n-est-pas-liberal_news
    Alain Minc n’est pas libéral : http://www.dailymotion.com/video/xsx84s_alain-minc-n-est-pas-liberal_news
    BHL n’est pas libéral : http://www.dailymotion.com/video/xt2vbi_bhl-est-il-liberal_news
    Eric Zemmour se dit anti-libéral : http://www.dailymotion.com/video/x17s1bw_eric-zemmour-se-dit-antiliberal-29-11-2013_news

    Et pour conclure, une citation : “Je ne crois pas qu’il y ait une main invisible du marché qui a toujours raison” Nicolas Beytout, Mots Croisés, 3 juin 2013, France 2

    Et Nicolas Beytout prétend avoir lancé un journal libéral, L’Opinion….

    Pierre-Yves Rougeyron ferait mieux de laisser tomber son idéologie marxiste qu’il a hérité de l’Education nationale (socialiste) française et des grands médias (dont quasiment tous les journalistes votent à gauche) pour revenir à la raison et voir la réalité en face, à savoir que ses positions anti-libérales sont la pensée dominante actuellement en France, la pensée unique. Il ne suffit pas de se dire dissident pour l’être.

  4. Ni l’un ni l’autre,

    Factuellement la France à un fort taux d’imposition, mais des frontières passoires, elle taxe énormément les classes moyennes et très peu les riches, je parle autant de la taxation du travail que du capital.
    Qu’en fait-elle ? Sinon favorisé une « élite » , tout ce qui est mis en œuvre par la France ne correspond pas à une idéologie particulière, mais elle tend à favoriser une classe au mépris des autres, et dissoudre la nation et sa souveraineté à tous les échelons.
    L’Etat n’est plus l’Etat, il est une technostructure au service de l’UE, celle-ci est est proéminente, la France n’est donc pas libérale en son sein, mais pas non plus communiste ni socialiste,car toutes ses mesures ne favorisent pas du tout la population. On peut également déplorer le manque de redistribution vertical (riche vers pauvre) qui correspond à quelques milliards d’euros quand au même moment la redistribution horizontale — sécurité sociale — à un poids immense, principalement à cause des dépassements d’honoraire des médecins et pour sucrer BIG pharma.
    La question est donc mal posée, l’Union européenne est-elle ultra-libérale ?
    Probablement,
    La gestion de la monnaie répond à une doctrine monétariste, les critères de Maastricht et le PSC empêchent les États de recourir à l’endettement pour sauver la production réel, ( entreprise , usine etc ). Cependant l’UE à des accointances énorme avec la gestion communiste, avec ces commissaire européen ( ça ne vous rappelle rien ? )qui imposent toutes ces normes, ces limitations , ces mesures, presque totalitaire.
    L’objet n’est que trop bien vu, c’est un capitalisme certes, mais il est sauvage, et ne correspond pas point par point aux idéaux de quelques écoles-lobby, je pense que ce qu’il faut , n’est pas d’essayer de voir si la réalité colle avec une idéologie, mais analyser directement la réalité et voir ce qu’elle est; Capitaliste et moderne, le communisme est le capitalisme son aussi équivalent que le nazisme, pourquoi ? Car le capitalisme en tire les ficelles.

    Voir Galbraith , Kaldor et les post keneysiens.

  5. Notre système est …très complexe ! c’est bien pour ça que pour certains on est dans un pays « trop socialiste » sous prétexte qu’ils payent trop d’impôts et pour d’autres « trop libéral » quand ils voient le pays enchainer les plans sociaux, délocalisations et autres baisses de salaires.
    Pour schématiser je dirais que d’un côté au niveau microéconomique, à l’échelle de l’entrepreneur, du français modeste ou de classe moyenne, l’Etat semble trop bureaucratique, accable trop d’impôts et de normes de moins en moins comprises par le citoyen lambda. D’un autre côté, au niveau macroéconomique, où les frontières sont grandes ouvertes depuis l’Acte Unique (1985) et Maastricht (1992), les effets délétères du néo-libéralisme se font sentir => déficits commerciaux, désindustrialisation massive allant de pair avec les délocalisations, croissance affaiblie par un Etat qui n’investit plus, etc.
    C’est pourquoi la solution est à trouver dans un système mixte à la croisée entre les effets dynamiques du capitalisme et les bienfaits du socialisme.
    Il est de la responsabilité de l’Etat de créer et de contribuer à établir un cadre/environnement propice au bon fonctionnement de l’économie. Le chemin à (re)prendre pour retrouver la vigueur de notre économie et arrêter de produire son lot d’injustices quotidiennes, c’est de combiner cet Etat stratège et colbertiste qui fait la tradition de la France avec une liberté étendue au tissu des PME pour qu’elles se créent, grossissent plus vite et exportent. En la matière, il y a beaucoup à faire:
    _ pour le 1er volet: il s’agit de rapatrier à l’échelle nationale, les compétences de la politique commerciale, monétaire et industrielle dévolues aujourd’hui à l’UE. Sans leviers, sans marges de manoeuvre, on ne peut que donner des coups d’épée dans l’eau.
    _ pour le 2ème volet: il faut baisser la pression fiscale, supprimer les effets de seuil sur les PME, assouplir les normes juridiques, leur donner une priorité dans l’accès aux marchés publics.

    Enfin, l’aspect dont je n’ai pas parlé et qui sous tend tout le reste, c’est le système financier, aujourd’hui laissé à la propre régulation des banquiers, où là pour le coup on est dans l’ultra-libéralisme. Il faut réintroduire un certain nombre de règles (voire de sanctions) pour REréglementer un système financier devenu taré.

  6. La France n’est pas un pays ultra libéral et ne le sera jamais. L’ultra libéralisme est une conception anglo saxonne c’est contre nature avec nos traditions, nos valeurs. Ce que l’on voit actuellement c’est un grand n’importe quoi car nos politiques sont tellement pressés par l’UE qu’ils ne savent pas, plus comment s’y prendre.
    L’UE pour moi est la coupable de tout. Nos hommes politiques n’ont plus assez d’envergure de cojones pour s’y opposer efficacement, intelligemment. Quand j’entends Hollande essayer de nous vendre le projet européen, j’ai envie de chialer. La France aurait besoin de la résurrection d’un bonhomme comme le général.

  7. J’ai moi même posé la question dans mon article Libéralisme ou protectionnisme ? Le temps des choix. J’avais affirmé que la mondialisation était un régime libéral et le poids de la finance est très fort. Mais après coup, je pense que nous sommes dans un régime étatiste où l’État est présent partout parce qu’il intervient même dans notre vie privée: voir les projets de loi pour l’égalité homme-femme et autres sujets tels que la PMA/GPA et l’euthanasie. Je pense que la finance aide l’État et réciproquement.

  8. La france n’a rien de libérale. la france est l’un des pays les plus socialistes d’europe, il suffit de regarder les chiffres (dépenses publiques 57%, la fonction publique représente pres de 7 millions de personnes dans la fonction publique (http://www.observatoiredessubventions.com/2010/combien-de-fonctionnaires-en-france/
    ), 73 au rang des libertés économiques selon Heritage Foundation après le Cap-Vert, le Kazakhstan ou encore la Jamaïque, l’un des plus haut taux d’imposition ( la France a un taux d’imposition total moyen de 64,7% principalement constitué (51,7%) de charges sociales, le 2 plus fort taux d’imposition en europe),….. certains partis de gauche dans le reste de l’europe (spd, parti travailliste,…) sont plus libéral que l’ump. la france est championne du monde en dépenses sociales. la france possède 60 code et est ultraréglementé (plus de 500000 lois et décrets). lisez ceic: http://h16free.com/2014/04/01/30201-il-y-a-33-ans-deja (cela fait peur). Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir l’antilibéralisme ambiant en France

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