lundi, 27 mars, 2017
La monarchie s’impose-t-elle à la France ?

La monarchie s’impose-t-elle à la France ?

Depuis quelques mois fleurissent dans les médias des rumeurs insistantes de coup d’état militaire (voir notre article). Divagation ou exaspération réelle du corps militaire français pouvant amener à une tentative de coup de force ? Dans tous les cas de figure, face au délabrement évident du système, envisageons ensemble une autre voie institutionnelle que peut fort bien représenter une Monarchie.

Qu’il se nomme Louis XX, Henri VII ou encore Napoléon VII, le Roi (ou l’Empereur) peut-il être le sauveur de la France ; l’instigateur de la restauration de cette Monarchie française moult fois séculaire qui fut à l’origine de la grandeur de notre beau pays ; le juge inflexible de cette république bananière dont la plupart des coreligionnaires font la une des rubriques judiciaires depuis trop longtemps ; mais surtout, le Père du peuple qui incarne la France, au dessus des partis politiques, loin de cette démocratie d’apparence où seul l’argent permet d’arriver à la tête de l’État à coup de campagne publicitaire démagogique ?

Il n’est certes pas aisé de débattre sur ce sujet sans se heurter aux quolibets ou caricatures absurdes ; mais il faut bien comprendre que l’idée monarchique est loin d’être désuète mais bien moderne, pouvant parfaitement répondre aux attentes légitimes du peuple au XXIème siècle. Comment cela ? En citant un exemple du quotidien.
Dans un régime monarchique, la Nation est organisée sur le modèle traditionnelle de la Famille.

  • Le père, en qui réside le pouvoir ;
  • La mère, qui modère le pouvoir paternel et le maintient dans de justes limites ;
  • Les enfants, qui obéissent.

À moins de faire montre d’une mauvaise fois sans borne ou de citer des exemples minoritaires, l’autorité du père n’est point arbitraire, tout comme la sujétion des enfants à ce dernier n’est point absolue, dans le sens où les actes du chef de famille sont déterminés par les besoins des enfants.

En transposant tout cela, le rôle du père est confié au Roi, qui règne et gouverne ; le rôle de la mère est dévolu aux Groupements sociaux qui limitent le pouvoir monarchique, et les gouvernés sont les citoyens.

Tout comme la Famille, si l’une des trois parties venait à disparaître, elle entrainerait la dissolution de l’ensemble. Ils ont donc un intérêt commun, celui d’être constamment unis dans le but d’assurer leur conservation mutuelle.

De plus, l’on constate chaque jour que le manque de continuité au sein de l’État nuit gravement à situation de la France (suppression des réformes du candidat étant au pouvoir précédemment, restriction des libertés des adversaires par une justice à deux vitesses, etc…) ; seul l’hérédité peut assurer la pérennité d’une Nation du fait que le sort du Monarque soit intimement lié au sort de cette dernière. Peut-on supposer, chez un père de famille, l’inconscience de servir les intérêts d’une famille étrangère au détriment de la sienne propre ? Non, car il agirait contre ses propres intérêts.

Terminons en citant Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Louis XX : « La monarchie est une forme de continuité, un lien avec l’Histoire. C’est une notion évolutive, moderne. Avec la mondialisation, on perd parfois le nord … La monarchie est un repère. Vous ne pouvez pas vous construire un futur si vous ne connaissez pas votre passé. »

Difficile de le contredire, à moins de penser à tort que la période ayant vu régner Clovis soit identique à celle de François Ier ou de Louis XIV.

 

Mathieu

A propos de Mathieu

Mathieu
Passionné d'Histoire, de politique (inter)nationale et de géopolitique ; je m'attache à faire partager ma passion et ma volonté de débattre sur tous les sujets ... surtout les plus brulants !

Un commentaire

  1. Olivier de Louvancour

    Monsieur,

    Merci pour votre site intéressant, bien que je ne sois pas du tout bonapartiste !
    Lorsque vous vanter les avantages indéniables de la monarchie sur notre république bananière, pensez-vous aux institutions du temps de Louis XVI, c’est-à-dire la monarchie française séculaire basée sur la coutume, où le Roi forcément chrétien est le père des « sujets » (plus libres au XVIII° que nos citoyens actuels Cf. la répression par les radars), ou la monarchie constitutionnelle façon Louis XVIII ou Charles X, qui n’a plus rien à voir avec ce qui a fait la grandeur de la monarchie française d’Ancien Régime ?

    Avec mes sentiments les meilleurs,

    O.L.
     

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