samedi, 22 juillet, 2017

L’arnaque intellectuelle que constitue la diabolisation du FN au nom de l’histoire

Nous vivons une époque d’accélération, de vitesse et plus généralement de compression, des kilos superflus à l’épaisseur des smartphones. Dans ce contexte où l’horizon moyen ne dépasse pas le bout de la chaussure, les incantations du long terme sonnent mélodieusement.

“Il n’y a rien de plus ancien que le journal de ce matin”, disait Charles Péguy. L’histoire est donc convoquée à la tribune de ces représentants du peuple dont les poches de costumes trois pièces sont remplies de notes de frais. Ceux-là même qui ont chassé des manuels les grands hommes qui nous ont fait, au nom d’une idéologie devant laquelle la génuflexion sera bientôt dans les canons de la loi. L’histoire devient l’esclave des volontés ambitieuses, de ceux qui ne voient que le code Noir chez Colbert et que Vichy en 1940. Cette auto-mutilation fait de l’ombre un tout, du roman national un bréviaire de l’anti-Michelet. Ils sont pourtant bien prompts à oublier les citations de Léon Blum ou du général de Gaulle qui écorneraient leur corpus référentiel surfait. Un exemple est tout a fait illustratif de cette prostitution de Clio : il s’agit du prétexte historique utilisé par les ténors de l’UMP pour rejeter une entente globale avec le Front national. Nous nous demanderons ici pourquoi l’histoire est impropre à motiver cette rupture manichéenne artificielle entre une “droite républicaine” et vertueuse par repentance, et une “extrême-droite” diabolique, réceptacle des démons historiques accumulés depuis plus de deux siècles. Après quoi nous ferons le point sur les causes réelles de cette rupture qui peuvent être envisagées.

Il faut dans un premier rappeler les chefs d’accusation à l’œuvre dans ce procès intenté contre le FN, pour mieux discerner la vacuité de leur sens. Le plus ancien remonte à la Révolution française, qui déchira le contrat social de la monarchie absolue de droit divin et de l’augustinisme politique. Face à ce séisme, il y eut une réaction, d’où l’épithète réactionnaire, dont on use et abuse aujourd’hui comme du fascisme. Bref, des défenseurs de l’Ancien Régime luttèrent pour stopper l’hémorragie de réforme lancée par la Constituante. Cette même opposition au courant dominant se manifesta, entre autres, dans l’antidreyfusisme d’un Barrès (la patrie plutôt que la justice) ou dans le conservatisme à l’origine de la Révolution nationale. On pourrait ajouter à cette liste les remous de l’an 1968. Mais il faut faire la part des choses : certes le Front national est sociétalement plus conservateur que la plupart des autres partis, encore que le temps a émoussé sa doctrine sur des sujets comme la peine capitale ou l’IVG. Mais par un jeu de sophisme et d’abus de langage, le pouvoir “progressiste” a mis en équation, et non en filiation, 1789 et 1968. C’est ainsi que le FN, pour défendre des convictions contrevenant aux vents du moment, s’est vu accusé d’être candidat à un retour à l’Ancien Régime. D’où l’importance du vocable d’extrême droite : “la droite, c’est le MEDEF. Plus à droite, c’est le servage”. Jamais pourtant ce parti ne manqua un scrutin, jamais il ne remit en cause les fondements de la Vème République, jamais il ne proposa de défaire les acquis douloureux du passé. Il n’a reçu le qualificatif d’extrême droite que par défaut, parce que les véritables réactionnaires étaient occis du champ politique, dans un processus de réformisme qui touche aussi bien la gauche que la droite, qui change les socialistes en sociaux-démocrates et les monarchistes en conservateurs. Une entente globale et des accrocs aux bords. Quelques anecdotes appuient cette idée d’un FN bien présent dans le véhicule de la Révolution : l’opposition de Bertrand Renouvin, le lancement de la campagne présidentielle de 2007 depuis Valmy ou plus généralement le recentrage rhétorique vers un idéal républicain et laïc. Jeanne d’Arc remplacée par de Gaulle, la cathédrale par la préfecture. Retenons de ceci deux choses : le FN n’a jamais été un adversaire de la forme “parlementaire, démocratique et républicaine de l’État” comme disait Maurras, qui lui, en était, du moins dans le texte. De plus, cette participation au grand jeu institutionnel s’est accompagné d’une évolution rhétorique profitant de la désertion d’un espace politique par feu le RPR. Nous y reviendrons.

Exit donc le procès en réaction. Viens alors la question des années 1940-1944. Le FN est la mule chargée de tous les péchés de la collaboration, de l’État français et même de l’ensemble des crimes commis durant le conflit. On ne s’arrêtera pas sur la bêtise d’Anne Hidalgo dont le sens de l’histoire ne semble pas atteindre les mêmes profondeurs que le carriérisme. Commençons par traiter la racine du problème : oui, il y a eu au FN des anciens collaborationnistes comme François Brigneau. Il y eut encore plus d’anciens pétainistes, mais la question à se poser est la suivante : faut-il jeter la pierre aux quarante millions de Français restés auprès du maréchal ? Ce serait oublié l’état de choc de la population d’une part et l’aura extraordinaire du vainqueur de Verdun d’autre part. Le FN a cependant été le seul à se revendiquer, parfois, de la France “de Maurras, de Pétain, de Brasillach”. Et c’est bien là une particularité dans le champ politique tel que nous le connaissons. Il ne s’agit cependant pas là de l’intégralité de la génétique frontiste, assise aussi sur d’anciens résistants comme Roger Holeindre. Le FN ne se proposait pas d’être un tuyau de réinsertion pour collabos mais un centre de rassemblement prêt à cicatriser les déchirures nationales récentes pour faire exister leur France entre les deux empires soviétique et américain. Rappelons enfin que les Français ont élu deux fois un porteur de la francisque ami de René Bousquet et qu’il a fallu attendre la fièvre repentante de Jacques Chirac pour déboulonner Maurice Papon. Souvenons-nous aussi de la posture du parti communiste jusqu’en 1941, qui entra en résistance pour Moscou plus que pour Paris. Ne jetons pas dans l’oubli les Daniel Cordier, Honoré d’Estienne d’Orves et Pierre de Bénouville, beaucoup plus prompts à transcrire en acte leur maurrassisme, au prix d’une rupture avec leur chef de pensée. Ouvrons sans s’y engouffrer la porte de l’inégalité des morts, qui absout l’extrême gauche des crimes commis au nom d’une idéologie encore revendiquée et qui dépassèrent dans la comptabilité funeste les œuvres hitlériennes. Le FN n’a donc pas de leçon à recevoir d’une gauche qui a fait l’État français et qui tait malicieusement des noms dérangeants : Doriot, Déat, Belin, Bonnet, Bergery… Il faut que la maison Le Pen admette ses racines perdantes et propose aux autres chapelles d’en faire autant. L’opinion publique pourrait avoir des surprises.

Le cas le plus complexe des délits historiques du FN est sans doute celui de l’Algérie française. Nul n’en démordra, le FN, créé dix ans après les accords d’Evian, rompt avec une droite gaulliste et pompidolienne depuis cette date. Appelé pour préserver l’intégrité territoriale du pays, l’homme du 18 juin passe pour un traître chez les historiques du FN alors qu’il est adulé par une génération plus récente. Dans le discours des gaullistes à la sincérité souvent douteuse, “l’extrême droite” aurait trahi le général par le truchement de l’OAS. C’est oublier que la rupture d’avec les promesses a été initiée par de Gaulle lui-même et que le reproche du Petit-Clamart était formulé par ceux qui l’avaient plébiscité. Il y a donc bien une rupture historique à droite mais il faut bien dire qu’elle est aussi une déchirure entre le de Gaulle de 1940 et celui de 1962. La paternité gaullienne a longtemps été rejetée par le Front national. En vérité, il s’agirait plus d’un cousinage patriotique. On peut toutefois se demander combien pèse l’honnêteté d’une UMP qui admet Patrick Buisson ou Michèle Tabarot (qui, paraît-il, tourne la tête à la vue d’un portrait du général) mais agite les drapeaux de la faute historique en réponse aux suggestions d’alliance avec le FN.

Ces trois exemples fournissent bien la preuve de l’arnaque intellectuelle que constitue la diabolisation du FN au nom de l’histoire. Cette tartufferie est d’autant plus écœurante que face au diable, le RPR puis l’UMP ont opposé la figure tutélaire et angélique du fondateur de la Vème République, alors qu’ils jetaient aux Cerbères mondialistes ce qu’il avait eu tant de mal à garder de la maison France

Il est en effet incontestable, que depuis longtemps, les dernières onces de gaullisme ont été enterrées au sein de cette droite dite républicaine. Selon le mot même de Charles Pasque, “il n’y a plus de gaullistes en France”. Quand le prétendant à la piété filiale vis-à-vis du RPF/UNR/UDR/RPR est devenu le vaisseau amiral de l’Europe fédérale, libérale et mondialiste, vraiment, il n’y a plus rien. Cela n’est pas neuf : c’est en effet sous Georges Pompidou que la loi dite “Rothschild” fut promulguée, à l’initiative du ministre des finances d’alors, Valéry Giscard d’Estaing. On comprit trop tard que nous nous présentions au marathon mondial amputé d’une jambe. Un an plus tard, Giscard était élu après que les barons de l’UDR aient sabordé Jacques Chaban-Delmas, trop progressiste sur les questions sociétales (et ils eurent la loi Veil en récompense). Pourtant, le successeur de Montaigne à la mairie de Bordeaux avait en son temps dit à de Gaulle lui-même, à propos du marché commun : “oui nous entrerons dans l’Europe, mais debout”. On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne… Le porte-drapeau gaulliste de ces années s’appelait Jacques Chirac. Abandonnant dans les années 1980 la ligne soufflée par Pierre Juillet et Marie-France Garaud, dont l’appel de Cochin reste le manifeste par excellence, il entrouvrit une porte au Front national qui, comme par hasard, se signala lors d’élections européennes en 1984. Las. L’espace ainsi offert allait être élargi par le génie tactique de François Mitterrand. “Le nationalisme, c’est la guerre.” Les cocardiers pouvaient tirer leurs volets et se coucher. Le verrou venait d’être apposé sur un champ lexical et politique qui faisait du gaullisme ce qu’il était : un nationalisme préoccupé de question sociale. Il y eut l’Acte Unique en 1986, la réunification allemande trois ans plus tard et enfin Maastricht. Dans sa dernière demeure de Colombey, le général mourait une seconde fois.

Giscard l’avait emporté idéologiquement à droite comme Delors à gauche, respectivement sur Pasqua et Chevènement. Les nouvelles têtes du gaullisme de cabinet s’appelaient Juppé, Balladur, Toubon. Ceux-là n’étaient pas des partisans de la chaise vide ni de la maîtrise migratoire. Le “new deal” de la droite fut enfin conclu en 2002, quand l’UMP associa la gestion RPR à l’idéologie l’UDF. Il fallait d’autant plus se centriser que le diable Le Pen avait frappé 17,8 fois à la porte. Chirac ne débattit pas avec Le Pen. Avec le recul, cela sonne comme un rejet de la part de l’ancien président d’assumer ses origines politiques et ses engagements passés. “Ce n’est pas de ma faute si j’ai une gueule de droite”, disait-il. Non, mais à qui la faute si cette même gueule est devenue le perroquet de la gauche mitterrandienne ? Le FN ne disait pourtant pas autre chose que le RPR des décennies précédentes. La dérive chiraquienne avait été telle qu’en 1999 Charles Pasqua prit en noce éphémère Philippe de Villiers, démontrant par les urnes les aspirations d’un électorat abandonné par la liste menée par… Nicolas Sarkozy. Ces signaux répétés en 2005 par le non au référendum ne réveillèrent pas ce grand centre libéral-conservateur mou qu’était devenu l’UMP. Le FN occupait jour après jour un terrain abandonné que Nicolas Sarkozy a su reconquérir le temps d’un scrutin. L’action ne fut pas à la hauteur du discours. Il y eut Lisbonne, l’ouverture des frontières, le démantèlement social, le tout mal caché par les effets d’annonce de Claude Guéant ou d’Eric Besson. Cela dit, avec Nathalie Kosciusko-Morizet comme avatar gaulliste et Henri Guaino travesti de la pensée, on peut comprendre que la pensée du Général avait déserté le Palais de l’Élysée. “Le gaullisme, c’est un pragmatisme”, disait Jacques Chirac. Traduisons que l’étiquette brillante autorise le pourrissement du produit à l’intérieur de sa boîte. La France accroupie puis allongée par ces gens qui citent Jaurès et Péguy. Si la France avait une voix, elle parodierait Baudelaire en disant que “L’Europe atroce, despotique, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir”. Les alternatives ne furent pourtant pas inexistantes.

Le RPR aurait bien pu laisser à l’UDF et au PS la marche au fédéralisme européen, le progressisme sociétal et le libéralisme économique. Il aurait pu préserver sa ligne souverainiste et maintenir le lepénisme dans sa marginalité. Il y avait pour cela des gens de qualité cités plus haut. En 1995, le premier ministre aurait pu s’appeler Philippe Séguin et non Alain Juppé. Ce n’aurait été qu’une continuité logique d’une campagne où, déjà, Henri Guaino était à l’œuvre. Trois ans plus tard, il était possible d’accepter les soutiens frontistes aux élections régionales au lieu d’exclure leurs artisans. Il était aussi possible de mettre un terme à la construction destructrice européenne, de ne pas laisser Giscard prendre sa revanche idéologique sur le coup bas politique de 1981. Au lieu de quoi, ceux qui dirent non n’eurent de choix qu’entre le départ et l’honneur sauf, choix de Nicolas Dupont-Aignan, ou la servilité intéressée. Les bons mots de la campagne de 2007 étant suivis d’une trahison sans nom, il n’était pas trop tard pour sonner la charge et revenir aux valeurs fondamentales de pouvoir autoritaire et de souveraineté nationale. Mais de retournement il n’y eut pas. On inventa la droite populaire, forte ou décomplexée. Leurs anathèmes contre la gauche ne font pas de ces clubs des forces de renversement. Si tel était le cas, elles ne resteraient pas à l’UMP et elles n’adopteraient pas “le sarkozysme comme base”. Cherchez le gaullisme du traité de Lisbonne…

Avec les années, la référence au général de Gaulle devint de moins en moins légitime au sein d’une famille politique phagocytée par l’idéologie libérale-européiste, au point d’être aujourd’hui franchement grotesque, surtout pour justifier le refus d’une alliance avec “l’extrême droite”, beaucoup moins extrême que les ancêtres de l’UMP le furent pendant trente ans. D’ailleurs, le FN d’aujourd’hui ressemble plus au MRC de Chevènement qu’aux groupuscules identitaires de jadis. L’UMP est idéologiquement plus en conflit avec le gaullisme que le Front national. Le rejet systématique d’alliances qui reste la ligne des États-majors est historiquement infondé. Une fois cela dit, ces motivations apparaissent plus clairement.

Il est d’abord question de prison. Une prison idéologique : l’idéologie antiraciste des années 1980. Elle était censée lutter contre les amalgames, mais elle mit en équation différence et discrimination, contrôle migratoire et xénophobie, patriotisme et fascisme. Ce robot puissant sorti de la rue de Solférino a donné le monopole des questions sécuritaires et autoritaires au Front national. Quiconque traiterait de ces questions copierait Le Pen à de viles fins électorales. Le procédé est connu, nous ne nous y attarderons pas. Il n’empêche que ce mécanisme a dénaturé la droite et le gaullisme. Quelle étrangeté que les quelques liens entre la droite fréquentable et la démoniaque concernent le centre plus que le RPR. Ce sont en effet des Charles Millon, Alain Griotteray ou Jacques Blanc qui ne crachèrent pas dans la main frontiste de plus en plus indisepnsable. C’est à l’UDF que se retrouvèrent les Alain Madelin ou les Gérard Longuet venus d’”Occident”. Le plus fascinant n’est pas la perfection machiavélienne du stratagème de Mitterrand, mais le fait que le RPR, trop fier d’être affublé de gaullisme et de rempart de la République, y tint son rôle sans sourciller. Aujourd’hui encore, il est impératif de condamner régulièrement les excès du FN, sous peine de foudres médiatiques et associatives, voire juridiques puisque le magistrat Bedos nous dit que “le racisme n’est pas une opinion, c’est un crime”. Et on sait la définitions que ces gens ont du racisme. Lisez donc les paroles de la Marseillaise et expliquez moi pourquoi Harlem Désir ne demande pas la condamnation posthume de Rouget de Lisle.

D’aucun verrait dans l’échiquier politique actuel une imitation de celui à l’œuvre en 1974, sauf que dans le rôle de l’UDF il y aurait l’UMP et dans celui du RPR le FN. Cette centrisation, qui libère entre autres des espaces aux groupuscules identitaires en désaccord avec le transformisme du FN, s’est faite par le truchement de la question européenne. L’orientation sur cette question, et ipso facto sur celle de la conduite de la France dans la mondialisation, est la seule ligne de clivage réelle aujourd’hui. Les délimitations partisanes ne valent plus que pour les querelles de clochers et le partage de la bidoche. Or, l’UMP, y compris son “aile droite”, a choisi son camp. Elle ne peut pas tenir le pari national et applaudir au supranationalisme. Ne voulant pas se l’avouer, elle cherche des prétexte fallacieux, et notamment historiques, pour ne pas s’accorder avec le camp national. En vérité, son logiciel est tellement incompatible avec l’idéal patriotique qu’il ne peut sceller des alliances cohérentes. De deux choses l’une : Marine Le Pen rejoint le “camp du oui” et le FN ne sert plus à rien. Aucune partie n’y gagne. L’autre : l’UMP, en totalité ou en partie, renonce à son idéologie européiste et mondialiste, intègre le Front ou s’intègre à lui. Malheureusement, la doctrine reaganienne en vogue au Paquebot dans les années 1980 (le livre de J.-M. Le Pen “La France est de retour” était inspiré du “America is back” du président américain) a vécu. Elle a été remplacée par un protectionnisme rigoureux. Un flashback de 50 ans serait nécessaire aux patriotes de tous bords pour réaliser cette union nationale. Il semble toutefois difficile d’envisager un tel scénario, qu’Alain Soral appelait déjà de ses vœux en 2002. Refusant de se mettre à nu sur sa préférence européenne au service du mondialisme, la droite française rechigne à retrouver ses racines. Elle participe même activement à l’ostracisation de son remplaçant. La dernière cohérence qui lui reste, c’est d’accuser François Hollande de s’excuser du passé de la France, et d’oublier également de regarder le sien-propre.

Au final, l’UMP baigne dans une idéologie qui n’a rien à voir avec ses racines gaulliennes. Elle appelle l’histoire à la tribune de l’isolement pour ne pas montrer à tous sa nudité patriotique. Certes le FN, ce n’est pas De Gaulle. Mais ça ne l’est certainement pas moins que l’UMP. Il faudrait aux électeurs une mise à jour linguistique pour faire tomber la supercherie, ou pour réveiller ces dormeurs sincères abrités dans les grands partis et qui ont confondu majorité et fatalité. Ce qui a manqué à Nicolas Dupont-Aignan dans sa tentative de sauvetage des vestiges du RPR, c’est la mémoire et les testicules de ces compères de l’époque. Dans l’immédiat, l’urgent est à ne pas laisser une once de crédibilité aux faussaires de la droite forte/populaire/décomplexée, qui mettent le matin le képi du général dans lequel ils pissent le soir.

Guillaume E.

A propos de Guillaume E.

Etudiant passionné en histoire ayant travaillé sur le Front national (parti politique) et intéressé par la politique contemporaine. Souverainiste sans parti, je défend la réconciliation d'un patriotisme intransigeant et d'une primauté de la question sociale. Je me propose de commenter l'actualité politique ainsi que de faire connaître des ouvrages ayant trait à l'enjeu patriotique. Enfin, bien sûr, j'essaie de faire partager des regards personnels sur l'histoire en général, en restant ouvert à la critique et au débat.
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