samedi, 16 décembre, 2017
Conférence de Pierre-Yves Rougeyron : « L’homme sans liens »
Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.

Conférence de Pierre-Yves Rougeyron : « L’homme sans liens »

Conférence de Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote à propos de la destruction des liens chez l’homme moderne.

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A propos de Le Cercle Aristote

Le Cercle Aristote est un cercle de réflexion souverainiste créé par Pierre-Yves Rougeyron. Il propose, chaque semaine, des conférences et a lancé également la revue Perspectives Libres.

3 commentaires

  1. Cette conférence doit être visionnée absolument pour comprendre le conditionnement social de l’Homme moderne, anhistorique et antihumain.

  2. La contractualisation des relations inter-humaines et vis à vis de l’état a conduit à une sédimentation des individus. L’idée post-soixantehuitarde qui veut que l’homme n’ait point d’essence, vise à l’affranchir de la tutelle de dieu pour faire de lui un être autonome. Or, tout ce que qu’elle a réussi à faire, c’est le rendre orphelin. Privé de genèse, autrement dit son propre programme (celui dont dieu aurait pourvu l’homme avant de le déposer sur terre), le voici errant, en recherche perpétuelle d’un père, ou d’une mère… Alors que faire? Le déraciner et lui ôter tout repère. Déconstruisons-le! Si cela ne suffit pas, purgeons-le, quitte à faire mentir sa propre existence, sa nature, son histoire individuelle et collective. D’un point de vue idéologique, ceci pourrait s’apparenter à du Stalinisme. En terme didactique, ça s’appelle un reformatage. Tous les moyens sont bons au nom du seul principe de volonté générale si cher à Rousseau. L’illusion de la liberté doit passer par la responsabilité. Comme si le fait de devoir supporter le poids de sa propre condition ne suffisait pas, conditionnons l’homme au poids du devoir. Rendons-le responsable, indépendamment de toute nécessité, tout déterminisme. Arrachons-le telle une mauvaise herbe, peu importe le jardin qui le lie au sentiment de petite enfance qui est le sien.

  3. Un jour Prométhée apporta l’Élixir de Jouvence à l’Être et lui dit:

    «Ce feu est un poison mortel pour l’Avoir, saisis-t’en vite avant lui !»

    Mais déjà Héraclite, le cyborg transhumain des Seigneurs Capitalistes, se réveillait pour l’apporter au Grand Marché. Car leur ennemi, l’État total, est celui qui assigne l’orientation de toutes les forces individuelles vers la finalité de l’espèce, Dasein. La conquête de la jouvence éternelle est cette métaphysique absolue, pour un Être totalement émancipé dans un Léviathan forcément totalitaire. Le pharaon Pépi 1er connut la première révolution, car il refusait aux nomarques le Livre des Morts.

    Le réactionnaire se refuse de voir ce matérialisme historique, et navigue contre le vent téléologique de l’Histoire.

    Du ressentiment, quelle inégalité plus absolue que l’Immortalité réservée aux Seigneurs ? nait la haine constructive du petit homme, qui trouvera son frère de sang dans la lutte pour un Avoir total qui n’en est plus un en fait. Abattu le Caddie dévalorisé du Grand Supermarché, devenu superflu et futile, face au pullulement des Autres et la vision ultrapolitique de la conquête de l’Éternité, des ennemis, des amis.

    Alors la communion dans l’Idée nouvelle, volonté de puissance absolue d’un avenir, unissant des âmes fraternelles, fait remonter le sang ciment de la Terre, pour la construction d’une Cité transhumaine, aux murailles improbables, sous le regard de son Dieu créé.

    Et les Seigneurs Capitalistes seront balayés, avec les autres déchets archaïques, hors de la Cité et son Ordre absolu.

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