mercredi, 26 juillet, 2017
« Verdun 1914-1918 » ♠ En immersion dans les tranchées

« Verdun 1914-1918 » ♠ En immersion dans les tranchées

Tout est calme à présent. L’orage vient de se terminer. Les têtes se relèvent, les fumées se dissipent. Tout est calme à présent, mais pour combien de temps ? Le capitaine passe dans les rangs. Arrivé au milieu de nous, il s’arrête, regarde sa montre. « Baïonnettes aux canons ! », s’écrit-il. Tous, on s’exécute. Il regarde de nouveau sa montre. C’est reparti. Au loin, on entend toner le canon. Du gros calibre. Puis, l’enfer se déchaine. Les obus pleuvent par dizaines, soulèvent des gerbes de terre, font trembler le sol jusqu’aux racines mêmes du monde, jusque dans les tréfonds des âmes. Le shrapnel tue, lorsqu’il ne mutile pas. Du moins, on l’espère. « Faites qu’un de ces engin aie bousillé la mitrailleuse », qu’on prie tous. On verra bien.

Puis l’orage s’arrête. Le capitaine sort son revolver. Il met le sifflet à sa bouche, ce sifflet terrible qui sonne l’heure du carnage. On nous presse aux échelles. C’est l’heure.

Voilà le cadre dans lequel nous évoluons dans « Verdun 1914-1918 », un jeu développé par M2H Studios et Blackmills games. Le jeu, sorti il y a peu sur PC, est un FPS situé entre la simulation militaire et le jeu d’arcade. On y incarne un soldat français, allemand, britannique ou canadien sur différents théâtres d’opération dans l’Est de la France, au cours, vous l’aurez compris, du premier conflit mondial de l’ère industrielle.

Le jeu est avant tout basé sur la coopération et la stratégie.

Le jeu est avant tout basé sur la coopération et la stratégie.

Le jeu est avant tout basé sur deux choses : l’authenticité historique et la coopération. Authenticité parce que les développeurs ont mis un point d’honneur à respecter le cadre spatio-temporel des opérations militaires de la première guerre mondiale, ainsi qu’à reproduire fidèlement les armes et les uniformes des soldats, selon les armées et selon les classes. Aussi, peu ou pas d’armes automatiques disponibles avant quelques niveaux, seulement son fusil et ses compétences. « Verdun 1914-1918 » possède un système d’évolution des équipements et des uniformes : plus on progresse dans le jeu, plus on débloque des compétences dues à notre expérience dans les tranchées : rechargement plus rapide, meilleure stabilité de la visée, etc. De même, notre uniforme change : l’uniforme de feutre et le képi rouge de 1914 deviennent progressivement l’uniforme bleu garance et le casque mle 1915 pour les français, le casque à pointe en cuir bouilli prussien devient le casque en acier, etc.

Le jeu est aussi basé sur la coopération : le mode de jeu principal nous propose de créer ou de rejoindre une escouade de quatre personnes aux rôles bien distincts : l’officier, très faiblement armé mais seul apte à diriger l’escouade et à demander des frappes d’artillerie, des vols de reconnaissance ou de bombardement ; le fusilier, fantassin de base avec fusil et baïonnette ; le voltigeur, avec ses grenades à main, le fusilier-mitrailleur, parfait pour le soutien et les tirs de saturation ou d’interdiction. Chacun a ses forces et ses faiblesses et compte sur les autres pour survivre et atteindre l’objectif. Fini l’individualisme d’un jeu multijoueur « classique » : ici, la coopération est la clé de la victoire.

Les développeurs ont insisté sur le réalisme des armes et des uniformes selon les périodes.

Les développeurs ont insisté sur le réalisme des armes et des uniformes selon les périodes du conflit.

Mais cette victoire, comment l’obtenir ? C’est très simple. Le champ de bataille est divisé en plusieurs « zones », des tranchées. Le but du jeu pour chaque armée est de déloger l’adversaire de sa tranchée, de l’empêcher de contre-attaquer, puis de repartir à l’assaut de la tranchée suivante, et ainsi de suite. Le vainqueur est le camp qui a le plus progressé à la fin du temps imparti, ou bien qui a tout simplement pris toutes les tranchées adverses. Pour ce faire, chaque escouade doit agir efficacement, avec tactique, et utiliser, via son officier, tous les moyens disponibles : artillerie (du tir de mortier au barrage roulant d’artillerie de campagne pour les officiers les plus expérimentés), raids de l’aviation (pour reconnaître les positions ennemies par exemple), mais aussi… gaz de combat. En effet, un officier peut demander, à partir d’un certain niveau, un bombardement d’obus chargés de gaz toxique sur la tranchée adverse. Ce gaz, mortel à force d’exposition, brouille fortement la visibilité du joueur adverse en brûlant ses yeux et ses voies respiratoires, entraînant la mort si l’on ne met pas son masque à gaz. Le masque est encombrant, limitant le champ de vision, mais permettant néanmoins de rester en vie, pour un temps.

Le jeu risque fort d’évoluer dans les prochains mois, avec de nouvelles cartes de jeu, de nouvelles factions, qui sait ? Bref, si vous voulez passer un bon moment avec vos amis devant un jeu vidéo, n’hésitez pas à soutenir ce jeu par votre achat, manière comme une autre d’entretenir la mémoire des nôtres tombés au champ d’honneur.

15/20

Adhérer

A propos de Louis Landais

Louis Landais
Etudiant, passionné d'histoire et des Humanités en général.

Un commentaire

  1. Bonjour escuser moi de vous derenger mes ESE que ses possible d’acheter le jeux sur se forum

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