Se dirige-t-on vers un troisième conflit mondial ?

Se dirige-t-on vers un troisième conflit mondial ?

Alors que l’année 2013 s’achève dans la résonance sourde du bruit des canons en de multiples points du globe, il se pourrait que ces signaux inquiétants ne soient pas la fin d’une série de conflits mineurs et régionaux mais davantage le début du troisième conflit mondial.

Le conflit syrien en catalyseur

On croyait être sorti de l’engrenage syrien en évitant une guerre entre les États-Unis et la Russie. Mais ce conflit larvé qui perdure n’a pas livré tous ses aboutissants puisque par des réactions en chaîne successives, le monde pourrait se voir précipité dans un risque de plus en plus grand de conflit mondial. Par une volonté feinte de défendre la « démocratie et les droits de l’homme », prenant appui sur le magistral laboratoire que constitue l’intervention américaine en Irak – en témoigne la récente prise par Al-Qaïda de la 2e ville irakienne Falloujha –, les États-Unis se sont immiscés le plus loin possible dans cette guerre civile interne sans aller jusqu’au point de non-retour avec les Russes. Ceux-ci ont défendu, en effet, un pays allié, disposant d’une de ses bases navales sur les rives de la Méditerranée. Au-delà de ça, au droit d’ingérence occidental, ils ont argué au respect strict de la souveraineté nationale. Sortis gagnant du bras de fer contre Obama, les Russes, à travers leur ministre des Affaires étrangères en poste depuis 10 ans, S. Lavrov, ont été auréolés du prestige de leur diplomatie intelligente et ferme, que l’on peut qualifier de « realpolitik » ou de « réaliste » dans le jargon des relations internationales. Leurs intérêts ainsi préservés ont tout de même été mis à mal par l’incursion sournoise de combattants djihadistes liés ou non à Al-Qaïda sur le sol syrien alors que ces derniers n’y opéraient pas quelques années avant.

Les États-Unis, tout juste sonnés par cette gifle diplomatique empreinte de réalisme, ont par la suite, comme un enfant qui rentre finalement dans le rang après la claque paternelle, abouti à un accord avec l’Iran, l’un des plus fidèles alliés de la Syrie. L’accession du nucléaire civil et militaire par l’Iran traîne comme un fil rouge dans l’antichambre des ambassades occidentales depuis une dizaine d’années maintenant. Les Américains sortent sans aucun doute affaiblis par cette défaite diplomatique qui s’ajoute à l’affaiblissement, militaire et financier, issu des guerres déclenchées depuis plusieurs années au Moyen-Orient sous couvert de l’OTAN. Que la méthode soit brutale à la manière de l’administration Bush ou plus sournoise à la manière de l’administration Obama, les États-Unis s’enlisent dans leur vision unipolaire du monde et enregistrent impasses militaires et revers diplomatiques. La première puissance mondiale inscrit un revirement historique en se tournant de plus en plus vers le Pacifique et l’Asie plutôt que vers l’Afrique et le Proche Orient. À cet égard, les conflits en Centrafrique ou au Mali illustrent bien la délégation du maintien de l’ordre en Afrique à la France. Pour ce qui est du Proche-Orient, en s’affichant délibérément comme un « ami éternel » à Israël, allégeance absurde au sens des relations internationales, puis en étant à la pointe des intentions belliqueuses à l’égard de la Syrie et enfin en brûlant sur l’autel d’un atlantisme aveugle sa vocation de défense des minorités chrétiennes en Orient, la France a, pour un temps, liquidé son prestige gaullien dans le monde arabe. On peut souligner la relation fraternelle du bloc occidental avec le dernier État colon dans le monde, État dont la politique à Gaza et en Cisjordanie ferait retourner dans sa tombe un ardent pourfendeur de l’apartheid qu’a été Nelson Mandela.

En définitive, le succès diplomatique russe a eu de quoi susciter la rancœur et la haine chez ceux qui avaient le plus intérêt à voir tomber le régime de Bachar al-Assad en Syrie. En effet, dans un contexte de rivalité grandissante entre les sunnites et les chiites, les Saoudiens et les pays du Golfe n’ont pas desserré les dents face à ces accords menés dans leur dos avec leurs rivaux: la Syrie et l’Iran. Ces accords contrecarrent la lutte politico-religieuse qu’ils mènent contre l’arc allant de l’Iran des mollahs jusqu’au Hezbollah libanais en passant par le régime alaouite syrien. Ainsi, par la voix du chef des renseignements saoudien Bandar Ben Sultan, l’Arabie Saoudite a menacé V. Poutine et a poursuivi le financement des groupes djihadistes en Syrie, semant le chaos dans un pays au pouvoir certes autocratique mais soutenu par son peuple et contenant en son sein des communautés diverses, y compris chrétiennes, qui vivaient autrefois en paix.

La Russie : cible idéale du bloc occidental et des islamistes

Les deux attentats islamistes ayant frappé Volgograd, l’ancienne Stalingrad, au crépuscule de cette année 2013, avec un bilan sinistre de 35 morts, renvoient au lourd tribut essuyé par la Russie face à l’islamisme sunnite depuis une quinzaine d’années. Ainsi, le dynamitage en série d’immeubles d’habitations à Moscou (290 morts et un millier de blessés), la prise d’otages au théâtre de la Doubrovska (129 civils tués), l’assaut sanglant contre l’école de Beslan en Ossétie du Nord (344 morts dont 186 enfants), les attentats dans le métro de Moscou (39 morts), ou encore l’aéroport Domodedevo (35 morts) constituent la série de portraits macabres du terrorisme nord-caucasien. Depuis une quinzaine d’années, suite au règlement par la force du conflit tchétchène lors du 2ème mandat d’Eltsine et du 1er mandat de Poutine, la Russie subit des attaques terroristes sur son sol. Ces attentats ont été une nouvelle fois l’occasion de vérifier la calamiteuse opinion que dégagent les médias français de ce pays, en prétendant que Poutine n’a pas eu de mots réconfortants pour la population lors de ses vœux du 31 décembre (BFM TV) ou encore en accusant sournoisement le régime russe d’être à l’origine des attentats pour renforcer son pouvoir (France Info)… Il est risible de noter que de telles accusations complotistes sont tout à fait acceptables quand il s’agit de mettre en cause le pouvoir russe mais sont tout à fait insupportables quand il s’agit de pointer les incohérences flagrantes de la version officielle du 11 septembre aux États-Unis ou encore de l’affaire Mohammed Merah en France.

Étant très sensible au bon déroulement des JO d’Hiver de Sotchi, la Russie a fait savoir qu’elle n’allait pas tarder à réagir à ces deux attentats récents en prenant toutes les mesures qui s’imposent, aussi bien sur le plan intérieur qu’extérieur. Le pouvoir russe, qui a identifié les services secrets saoudiens comme les instigateurs de ce double attentat, entend une bonne fois pour toute exercer des représailles à l’égard de l’Arabie Saoudite. Menacée par les russes si les États-Unis venaient à entreprendre une action militaire en Syrie, l’Arabie Saoudite constitue la vitrine éclatante de l’incohérence totale de l’Occident. Celui-ci est décidé à donner des leçons de démocratie partout au Moyen-Orient excepté lorsqu’il en va de ses intérêts pétroliers au sein des pays du Golfe.

Poutine, homme d’État de l’année

Poutine prouve une nouvelle fois sa cohérence politique, fondée sur une politique étrangère « non conjoncturelle » comme le rappelle S. Lavrov. Il lutte à la fois sur le plan intérieur contre les séparatistes tchétchènes qui viendraient à compromettre l’unité de la Fédération Russe, et sur le plan extérieur contre les groupes islamistes sunnites dans le monde. Ceux-ci ont notamment déversé un grand nombre de leurs combattants djihadistes en Syrie, magnifiés en « rebelles luttant pour la démocratie » par l’Occident. En ayant appuyé ces soi-disant combattants pour la liberté, les États-Unis et la France se sont ridiculisés et ont terni la crédibilité de leur lutte contre le terrorisme international. D’autant plus que, pendant ce temps, la France guerroie au Mali contre des groupes islamistes après avoir fait malencontreusement sauter le verrou libyen de Kadhafi.

Mû par un irrésistible désir de revanche, Poutine, ancien cadre du KGB, a connu la Russie dans tout ses états. Suite à l’effondrement de son pays avec la déliquescence de l’URSS pendant le dernier quart du XXème siècle, il a assisté dans les années 90 au dépeçage de la toute nouvelle Fédération russe. Ce dépeçage a été causé par une libéralisation à marche forcée au profit d’oligarques se partageant les richesses minières, provoquant des conséquences économiques ravageuses au point que certains dans le pays regrettaient le communisme… Il entend désormais restaurer la puissance de la Russie éternelle. En défendant les valeurs traditionnelles de son pays, qui puisent leurs racines dans la religion chrétienne orthodoxe, il tourne définitivement la page antireligieuse propre au communisme du pouvoir soviétique pendant une bonne partie du XXe siècle. En construisant un État stratège autoritaire, il restaure le rôle central nécessaire que doit avoir l’État dans le plus grand pays du monde. Cet État, à travers de nombreuses entreprises publiques, tire parti des multiples richesses en sous sol et génère ainsi une rente susceptible d’être redistribuée dans l’investissement de nouveaux secteurs économiques. Son défi est aujourd’hui de réussir la diversification et la modernisation de son économie, comme le martèle souvent D. Medvedev, et comme le démontre la récente adhésion de la Russie à l’OMC.

Après avoir conservé l’Ukraine dans le giron de la Communauté des États Indépendants (CEI), dominée par la Russie, celle-ci a pour vision de créer à terme un vaste espace économique allant de Lisbonne à Vladivostok. L’Ukraine ne s’est pas laissée entraînée dans un accord de libre-échange sans réciprocité avec l’UE. Celle-ci peut d’autant moins se targuer de faire la promotion de son modèle lorsqu’on affiche en arrière-plan une santé économique des plus morose. En s’enlisant à la fois dans une monnaie unique qui pousse les pays européens à diverger de plus en plus dangereusement ainsi que dans un dogme libre-échangiste par la suppression totale de frontières protectrices qui fait le lit de la concurrence déloyale, l’UE continue sa fuite en avant sans fin. Son incroyable appétit d’extension vers de nouveaux pays à l’est et dans l’ex-Yougoslavie n’a d’égal que son manque flagrant de vision stratégique. Ce monstre technocratique, enfanté par l’Acte Unique puis Maastricht, est en train de mettre en péril la prospérité des pays européens et par la même la paix qu’elle prétend préserver en son sein depuis des décennies.

Tensions géopolitiques cristallisées par la persistance de la crise économique

Alors que le monde est loin d’être tiré d’affaire en matière économique suite à la crise financière de 2008, les crispations géopolitiques sont potentiellement de plus en plus explosives. Avec d’un côté une UE embourbée dans l’ornière d’une monnaie unique qui n’en finit pas de produire de l’austérité économique à l’échelle du continent, un Japon drogué à la planche à billet sans signes tangibles d’améliorations pour autant, une Chine qui s’essouffle dans une bulle immobilière et des disparités de richesses criantes, et des États-Unis, de l’autre, qui tentent de se persuader psychologiquement que la reprise économique est réelle, les principaux moteurs de la croissance mondiale peinent à redémarrer durablement. Certains économistes pointent l’absence de reprise durable dans le fait qu’on patine depuis 2008 non pas dans une crise mais dans une transition lourde qui fera qu’à terme un autre modèle économique va se substituer au modèle néolibéral, monétariste et libre-échangiste issu des années 70-80 dominé par une finance devenue irrationnelle.

Conscient des multiples foyers de crises en Afrique, au Moyen-Orient, dans le Caucase ainsi qu’en Asie, les diplomaties influentes devront rivaliser d’ingéniosité pour éviter que le monde bascule d’un conflit mineur à une escalade à la Clausewitz susceptible de l’entraîner dans la guerre à grande échelle. Aujourd’hui, la non-application de l’accord Genève II, le lancement d’une opération conjointe sans l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU par Israël et l’Arabie Saoudite pour anéantir préventivement les installations nucléaires iraniennes, la tenue du Tribunal spécial pour le Liban qui s’ouvre pour juger la mort du Premier ministre libanais Rafik Hariri forment autant de causes explosives possibles au déclenchement d’un conflit incontrôlable. Par ailleurs, les crispations autour du futur leadership mondial, entre les deux plus grosses économies planétaires, les États-Unis et la Chine, rejaillissent sur les provocations qui se manifestent depuis plusieurs mois en  mer de Chine entre celle-ci et son voisin nippon. Ayant pour ambition de reculer au maximum le déclin programmé de son empire, les États-Unis ont les yeux rivés sur l’Empire du Milieu pour le contrecarrer à tout moment. Ils ont intégré l’infériorité de leur compétitivité économique et compensent celle-ci par une supériorité militaire toujours présente – avec un budget militaire égal à la somme de tous les autres États dans le monde. Les nombreuses sources de revendications territoriales en Asie, les tentations de plus en plus fortes de réintroduction de formes de protectionnisme sur le plan du commerce mondial ainsi que les instabilités chroniques au Proche et Moyen-Orient sur fond d’enjeux énergétiques participent grandement à une résurgence d’un conflit planétaire.

À l’image du déclenchement de la Première guerre mondiale qui faisait suite à une phase de mondialisation avancée, la troisième pourrait survenir après cette phase de globalisation financière que l’on connait depuis les années 70-80 et qui pousse à une radicalisation de la concurrence entre le bloc occidental et les BRIC – Brésil, Russie, Inde, Chine. Il est, en effet, plausible que cette guerre économique ne puisse que déboucher sur une guerre réelle si la spirale délétère de la concurrence de tous contre tous sans ajustements préalables entre des pays aux structures économiques si différentes n’est pas enrayée. À ce système qui file vers la catastrophe, il faut opposer et construire une mondialisation à la finance compartimentée, réglementée et remise au service de l’économie réelle; au commerce mondial fait d’échanges libres mais débarrassés des pratiques anticoncurrentielles ; à l’élaboration de projets et de programmes industriels d’envergure entre pays partageant leurs compétences au service d’une économie plus sobre en carbone et davantage tournée vers l’Homme.

Dans ce contexte, la France doit renouer avec une alliance continentale avec la Russie et répondre à « l’appel de Moscou » exprimé brillamment par A. Chauprade.  Elle doit adhérer à sa vision multipolaire du monde qui contrebalance celle unipolaire des États-Unis, à sa défense farouche de la civilisation occidentale et des valeurs traditionnelles chrétiennes en venant notamment à l’aide des Chrétiens persécutés dans le monde, ainsi qu’à sa lutte de manière intraitable contre les groupes islamistes. Cette alliance de raison, nourrie par les nombreux liens culturels et historiques qui lient la France et la Russie doit permettre de mieux appréhender les défis futurs qui les attendent : la lutte contre le terrorisme international et la sécurité des approvisionnements énergétiques. 

Nietzsche avait prédit un siècle en avance que l’Occident allait basculer dans le nihilisme et l’inversement total des valeurs, au point qu’aujourd’hui on en arrive à traiter de nazi un humoriste métis antiraciste, et, à l’inverse, que l’on désigne comme relevant de la liberté d’expression voire du combat pour l’égalité homme-femme le sacrilège des lieux saints catholiques et l’atteinte à la pudeur constitués par les actes des Femen. Il est temps désormais de tourner le dos à cet effondrement des valeurs issus de mai 68 en France, de se repositionner sur les principes réalistes, équilibrés et universels qui ont fait la force de la France sur le plan diplomatique. Recouvrer une indépendance – de nos jours proche du néant – et redonner confiance aux Français à travers notamment une politique étrangère cohérente et ambitieuse, se révèle être une double tâche à la mesure du talent français. Ce génie, resté depuis trop longtemps endormi et qui ne demande qu’à reprendre les manettes d’un pouvoir qui lui a échappé, peut, en outre, tirer parti des nombreux nouveaux apports migratoires qui composent désormais la France et qui font qu’elle peut déployer son message passionnément vers les quatre coins du monde. Ou alors, grisés dans cette terrible pente des dernières années, allons-nous célébrer le centenaire du déclenchement de la Première guerre mondiale en laissant se déclencher la troisième…


Guillaume N.

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A propos de Guillaume N.

Passionné par le débat d'idées, je m'intéresse à tout ce qui touche à l'Homme en général, et à l'histoire, la politique, Paris et notre douce France, en particulier. Jeune diplômé en économie, j'aspire à faire partager les vertus du bonapartisme: synthèse de la gauche et de la droite, des traditions et de la modernité, vecteur de pragmatisme et du rejet du dogmatisme.

5 commentaires

  1. Bon article dans son ensemble a part bien sur la reference a « l’humoriste metis antiraciste »… ne pas le considerer comme raciste c’est precisement un de c’est renversement des valeurs que vous denoncez ailleur!

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    • Excellent article en effet qui résume bien la situation actuelle. Le petit bémol concernant l’humoriste Dieudonné est qu’il est bel et bien antiraciste, comme le spécifie l’auteur de cet article, même si il est antisioniste, ce qui n’est pas du tout la même chose car il prend en fait le risque de prévenir la population des dangers en provenance de ces « élites » assoiffées d’encore plus de pouvoir et néfastes pour le bien-être des populations de notre planète.
      Bien à vous.

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    • Bonjour,
      Cela faisant longtemps que je n’avait pas lu un article aussi intéressant!!
      Cependant sur le petit passage sur Dieudonné, il me semble exacte de rapprocher un nazi et un humoriste métis antiraciste. En effet, on oubli bien souvent que le régime Nazis était allié avec les frères musulmans; les Nazis n’ont, à ma connaissance, pas pourchasser les musulmans. Dieudonné ayant des thèses pour le moins antisioniste voir quelques fois je trouve antisémites, c’est pourquoi il n’est pas erroné de rapprocher (toute proportion garder bien sur) les nazis avec Dieudonné.
      Mise à part ceci, c’est un article vraiment intéressant dont je partage beaucoup d’idée excepté le faite que je ne fait pas aussi confiance à la Russie que l’auteur de ce texte.
      Bonne journée.

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  2. Bonjour,

    Un point sur Dieudonné, il n’est pas antisémite, il suffit de l’avoir suivi depuis des années pour le comprendre. Oui, il est antisioniste mais il est surtout un électron libre perturbateur pour le pouvoir, au passage il a plus d’écoute sur son site que le site du parti socialiste.
    Poutine possède de sérieuse cartes en mains pour contrer l’arrogance américaine. Des donneurs de lecons qui pointent du doigt la Russie comme ne respectant pas le droit international en Ukraine alors que les preuves de déstabilisation provenant des USA et UE sont plus qu’évidentes. Poutine a une nouvelle fois gagné stratégiquement, Kerry balbutie, il n’y aura pas de guerre, des sanctions économiques, mais qui sera le plus perdant??? certainement pas les russes. Flamby, on ne l’a pas encore entendu… Ouf! ouf! Ouf! il va nous envoyer BHL pour défendre la France….

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  3. Pour Chauprade,la France doit faire ceci….la France doit faire cela…Il ne dit jamais comment on pourra convaincre des états comme la Pologne ou certains autres…,il ne dit jamais que l’impuissance diplomatique française est engendrée par la nécessité de l’accord des 28 pour toute décision…,il ne dit jamais « tant qu’on ne sortirons pas de l’UE,nous n’aurons pas de pouvoir diplomatique…,c’est à dire la possibilité de défendre nos intérêts dans le vaste monde…
    Et pourquoi pas avec la Russie ?…

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