vendredi, 26 mai, 2017
Charles de Gaulle : « Notre plus grand ennemi héréditaire, c’est l’Angleterre »

Charles de Gaulle : « Notre plus grand ennemi héréditaire, c’est l’Angleterre »

Le 27 juin 1962, Charles de Gaulle s’apprête à recevoir en France le chancellier Adenauer et à lui réserver un accueil triomphal. Le but : exorciser les démons du passé et consolider les liens franco-allemands en vue d’établir le Marché commun. Ce jour-là, dans le Salon doré, il s’entretient avec Alain Peyrefitte à propos des objectifs de cette tournée. L’occasion pour le Général d’aborder la question des véritables ennemis de la France, qu’il voit plus de l’autre côté de la Manche que de l’autre côté du Rhin.

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Le populo en est encore à voir dans les Allemands l’ennemi héréditaire. En réalité, les Allemands n’ont été réellement nos ennemis que depuis 1870. Ca ne fait que trois guerres et trois quarts de siècles, pour les Germains et les Gaulois qui ont connu tant de guerres et tant de siècles.

Notre plus grand ennemi héréditaire, ce n’était pas l’Allemagne, c’était l’Angleterre. Depuis la guerre de Cent Ans jusqu’à Fachoda, elle n’a guère cessé de lutter contre nous. Et depuis, elle a bien du mal à ne pas opposer ses intérêts aux nôtres. Voyez la manière dont elle s’est conduite entre les deux guerres. Elle nous a interdit de réagir à la réoccupation de la Rhénanie. Elle nous a empêchés de nous opposer au réarmement de l’Allemagne. Elle nous a lâchés à Dunkerque. Elle a bombardé joyeusement notre flotte à Mers-el-Kébir. Elle nous a trahis en Syrie. Elle fait systématiquement bloc avec l’Amérique. Elle veut nous empêcher de mener à bien le Marché commun.

Il est vrai qu’elle a été notre alliée pendant les deux guerres, mais elle n’est pas portée naturellement à nous vouloir du bien.

Charles de Gaulle à Alain Peyrefitte, le 27 juin 1962.

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.

3 commentaires

  1. Mathieu des Ormeaux

    Merci une fois de plus M. Lannes. Alors que l’effondrement de l’empire états-unien est désormais inéluctable, les rats quittent le navire et les anglais tentent de reprendre ce qu’ils lui ont cédé. Un aspect important est l’image (médiatique et culturelle) qu’ils essaient de redorer par l’investissement de dizaines de millions dans le milieu audio-visuel. Nos grands hommes les connaissent trop bien; il faut donc leur laisser l’occasion de nous parler – d’outre-tombe si nécessaire – et nous abreuver aux sources de leur précieux savoir. La perfide albion et sa vision superficielle, voire dévalorisante de l’homme et de la vie, ainsi que ses méthodes déshonorables pour quérir l’avantage, doit céder la place aux grands hommes, altruistes et transcendants qui nous tirerons vers le haut plutôt que de tout niveler par le bas comme on fait depuis trop longtemps.

    Votre travail, votre message, ne tombent pas sur de sourdes oreilles.

    Bonne continuation!

  2. Bienvenue les maçons, vos places sont encore chaudes…

  3. Je préfére quand même les résidents permanents anglais chez nous que les AUTRES!

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