samedi, 27 mai, 2017

19 février 1797 : Bonaparte fait signer le Traité de Tolentino aux États pontificaux

Le 19 février 1797, le général en chef de l’armée d’Italie Napoléon Bonaparte, qui vient, avec 36 000 hommes mal équipés, d’écraser les austro-sardes, fait signer aux États pontificaux le Traité de Tolentino.

Ce traité de paix, infligé par Bonaparte pour punir le pape Pie VI d’avoir enfreint l’armistice de Bologne – 23 juin 1796 –, cause de lourdes pertes financières et territoriales aux États pontificaux. Ces derniers sont, entre autres, contraints par le présent traité à verser la somme de 15 millions de livres en plus des 21 millions déjà dus par l’armistice de Bologne. Aussi, cent œuvres d’art et cinq cent manuscrits seront remis à la France selon l’Article VIII de l’armistice qui stipule que « le Pape livrera à la République française cent tableaux, bustes, vases ou statues, au choix des commissaires qui seront envoyés à Rome, parmi lesquels objets seront notamment compris le buste en bronze de Junius Brutus et celui en marbre de Marcus Brutus, tous les deux placés au Capitole, et cinq cents manuscrits au choix desdits commissaires ».

Les États-Pontificaux voient également la Première République française conserver Avignon et le Comtat Venaissin, cédés en 1791, s’emparer des légations de Bologne, Ferrare et Romagne, et offrir la Romagne à la République Cisalpine, nouvellement créée par Bonaparte. Poursuivant sa route, le jeune général conduira son armée jusqu’à Vienne et imposera aux Autrichiens le Traité de Campoformio, mettant fin à la Première Coalition.

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.
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