Chômage localisé, emploi où es-tu ?
Christopher Destailleurs | oct 16, 2012 | Commentaires 1
Depuis 9 ans maintenant, le chômage au niveau national a augmenté de 1,3 %. Certaines régions de France, comme nous pouvons le constater dans les graphiques suivants, souffrent plus que d’autres de cette pénurie d’emploi. La Picardie, le Nord Pas de Calais, le Languedoc Roussillon et enfin la région Provence Alpes-Côtes d’Azur sont particulièrement touchés.
Alors que le taux de chômage au troisième trimestre atteint 10,4 % au niveau national, les villes comme Calais (16,8 %), Abbeville (12 %) ou encore Arles (14,8 %) ne sont plus des cas isolés.
« La région Paca qui avait bien résisté à la crise de 2009, n’est pas épargnée par la montée du chômage. Fin juillet, ils sont 270 209 à être inscrits dans la catégorie A, soit 4 125 nouveaux inscrits et une hausse de 1,6 % qui atteste d’une sérieuse aggravation portée à 6,4 % sur l’année. » publiait alors le journal La Provence en août dernier.
Selon le professeur Claude Dupuy, la crise que nous traversons s’est réalisée en deux phases majeures :
- La première phase a été franchie par l’émission de titres liés à la dette immobilière des ménages américains. Ces titres ont été émis par les institutions financières pour couvrir les risques liés aux emprunts à taux variables, représentant aux Etats-Unis en 2006 pas moins de 91,6 % des crédits immobiliers.
- La deuxième phase a été achevée en septembre 2008 par la faillite de la société américaine Lehman Brothers.
En France on décompte plus de trois millions de chômeurs, mais en réalité on peut ajouter un voire deux millions ; si l’on considère l’ensemble des personnes inscrites à Pôle Emploi on atteint alors plus de cinq millions de chômeurs.
François Hollande encore candidat disait que « l’urgence c’est l’emploi », une tâche ardue en ces temps difficiles, mais comme le disait Napoléon Bonaparte : impossible n’est pas français 1.
Christopher Destailleurs
1 Le 9 juillet, Napoléon Ier répond par écrit au Général Jean Lemarois, commandant de la ville de Magdebourg lors de la campagne d’Allemagne, au début de l’été 1813 ces mots : “Ce n’est pas possible, m’écrivez-vous ; cela n’est pas français”, ce qui aurait été transformé plus tard en “impossible n’est pas français”.
Catégorie: Économie









