dimanche, 23 juillet, 2017
La France doit rapatrier ses ressortissants d’Égypte !

La France doit rapatrier ses ressortissants d’Égypte !

Alors que la guerre civile fait rage en Égypte, au moment où ces lignes sont écrites, aucune disposition de rapatriement de nos ressortissants n’est envisagée par nos pouvoirs publics.

Pire, nos chefs, respectueux des traités européens qui nous oppriment, se cachent derrière l’Union Européenne pour ne rien entreprendre dans le but d’assurer ce rapatriement ainsi qu’on peut le constater sur les communiqués de l’Ambassade et du Consulat de France au Caire.

Cette situation démontre une fois de plus l’effroyable nocivité de la soi-disant politique de défense et de sécurité commune du scélérat traité de Lisbonne que nous a imposé Nicolas Sarközy en 2008, qui nous condamne à l’impuissance.

Elle démontre l’urgence extrême qu’il y a, si nous voulons à l’avenir protéger la vie de nos ressortissants à l’étranger, comme vraisemblablement protéger les nôtres sur le territoire national, de nous libérer dans les meilleurs délais du carcan de l’UE ainsi que nous le permet désormais le droit international.

Dans l’attente, compte tenu de l’urgence extrême, l’Alliance pour la Souveraineté de la France dont je suis le Secrétaire général invite toutes les associations, tous les sites patriotiques et souverainistes, toutes les françaises et tous les français soucieux de leur sécurité et de celle de nos compatriotes se trouvant en Égypte, bref tout ce qui a de l’honneur dans notre pays, à la rejoindre massivement afin de contraindre l’État et en premier lieu son chef, à respecter ses obligations constitutionnelles, c’est-à-dire à prendre immédiatement toute disposition propre à rapatrier nos ressortissants d’Égypte et ce quelles que soient les décisions prises au sein de l’Union Européenne.

Bernard CHALUMEAU
Secrétaire général de l’Alliance pour la Souveraineté de la France

A propos de Bernard Chalumeau

Bernard Chalumeau
Bernard Chalumeau est spécialiste en droit constitutionnel et international. Il est l’initiateur, en 1997, de l’Alliance pour la Souveraineté de la France dont il est le secrétaire général. Ancien Secrétaire départemental (Seine-et-Marne) du MPF de Philippe de Villiers, il avait bâti à l’époque la plus forte fédération après celle de Paris. Il est l’auteur de Rétablir la France ! (La Pensée Universelle, 1996) et co-auteur de Horizon 2015 : la France a-t-elle encore une défense nationale ? (François-Xavier de Guibert, 2000).

3 commentaires

  1. Etes vous sûr que c’est l’Union européenne qui interdit à nos gouvernants de se prononcer sur le raptriement de nos ressortissants ?

  2. Bernard chalumeau

    Bonjour cher Antoine.
    Bonne question!
    Le traité de Lisbonne (partie TUE) impose aux Etats Membre de se conformer à la PESC (Politique Etrangère et de Sécurité Commune) une sorte de sécurité collective, conformément aux articles 38 et suivants.
    Les dispositions les plus significatives figurent aux articles 42 et aussi 43 où il est fait expressément mention d’opérations d’évacuations. Un autre article réglant la répartition des frais entre Etats Membres.
    En début de semaine, apparemment en conformité avec ces procédures, le chef de l’Etat à consulté certains de ses homologues européens en vue d’une réunion à Bruxelles.
    A la lumière de ce qui s’est produit pour le Mali, où nous avons dû faire appel à des pays étrangers pour projeter nos troupes et leur matériel là bas, rien n’interdit de penser que nous sollicitions l’appui de partenaires européens pour ces opérations d’évacuation, voire pour en répartir les frais.
    N’oublions pas que ces opérations d’évacuation ont un coût et que, depuis la signature du TSCG par le chef de l’Etat, notre budget, donc nos dépenses, sont soumises au regard de Bruxelles.
    On peut penser que des opérations de plus grande envergures peuvent aussi être décidées à Bruxelles.
    Mais, par ailleurs, quitte à déroger à l’article 43 et à la PESC, le chef de l’Etat pourrait souverainement décider de procéder à l’évacuation à l’aide des avions d’Air France par exemple pour nos ressortissants et en s’adressant à le Russie pour les troupes de protection (bien que les relations entre la France et la Russie ne soient pas au beau fixe ces temps, notamment en ce qui concerne notre politique en Egypte justement et en Syrie..).
    Voila cher Antoine quelle était la situation telle qu’elle pouvait être visible au moment où je produisis ce texte le 20 août dernier.
    Bien amicalement,
    Bernard Chalumeau

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