dimanche, 22 octobre, 2017
Saint Jean de Luz : l’effigie d’un évêque brûlée en place publique lors du carnaval
L'effigie de l'évêque de Bayonne brûlée lors du carnaval de Saint Jean de Luz (source : Twitter).

Saint Jean de Luz : l’effigie d’un évêque brûlée en place publique lors du carnaval

Très actif dans la lutte contre la banalisation de l’avortement, Monseigneur Aillet a vu son effigie brûlée en place publique cette année lors du carnaval de Saint Jean de Luz.

Dans la tradition du jugement de San Pantzar, un géant de paille doit être immolé afin de conjurer le mal et de fêter l’arrivée des beaux jours. Sauf que cette année, le mannequin en flamme était vêtu d’une soutane et grimé, de manière parfaitement reconnaissable, avec les traits de l’évêque de Bayonne.

Lors du discours précédant le bûcher, le crieur n’a pas laissé de place au doute en déclarant : « San Pantzar! C’est toi qui veut empêcher les femmes de disposer de leur corps? Cela t’amuse de comparer l’avortement à Daech? » Parfois, il est vrai, San Pantzar est habillé en politicien mais « il est vrai qu’il est rare qu’il soit aussi identifiable », précise Le Figaro. Actuellement en pélerinage à Rome où il « visite les arènes, là où on brûlait pour de vrai les chrétiens », Mgr Aillet est connu pour son combat contre l’IVG et constitue ainsi une cible de choix pour l’extrême-gauche et les féministes.

Thibault Luret, chargé de communication du diocèse a interpellé la maire de Saint Jean de Luz, dénonçant une « propagande institutionnelle » honteuse. De son côté, l’abbé Pierre Amar du diocèse de Versailles a dénoncé un deux-poids-deux-mesures évident.

Bernard Antony, président de l’Agrif et de Chrétienté-Solidarité, évoque pour sa part un acte « idéologiquement préparé et d’ailleurs approuvé par le parti socialiste et les groupuscules d’extrême-gauche ». Dénonçant une dérision systématique contre le christianisme, « que les tribunaux ne condamnent jamais », il conclut en rappellant que « les auteurs du triste fait de Saint Jean de Luz ne suscitent que la condamnation du pays basque unanime, attaché à son âme chrétienne, à sa culture, à son identité, à ses traditions de solidarité avec son clergé. »

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.

Un commentaire

  1. « Défendre la vie relève de l’héroïsme » (Philippe de Villiers, Le Moment est venu de dire ce que j’ai vu).

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