mardi, 30 mai, 2017

L’IVG : Avancée sociétale ou je-m’en-foutisme postmoderne

Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis le remboursement intégral de l’Interruption Volontaire de Grossesse. Je souhaite donc revenir un instant sur l’acte en lui-même après sa dépénalisation en 1975 suite à la loi Veil.

En effet, le débat est toujours relativement houleux dès lors que l’on s’élève contre cette pratique et il est fort courant d’être taxé de réactionnaire de droite, d’antiféministe, de catho’ arriéré, de moraliste détaché des réalités sociales, voire d’intégriste dangereux.

Pourquoi n’aurais-je pas le droit de considérer que de mettre un terme à une vie naissante, qui n’a rien demandé, n’est pas une avancée mais, au contraire, une banalisation d’une chose que l’on peut appeler “un crime” ?
Sans parler du côté psychologique de la mère qui, dans la plupart des cas, n’est pas suivie à la suite de cet acte terrible et rentre chez elle comme après une consultation chez le dentiste.

Je m’élève donc contre la banalisation de cette pratique de l’avortement et souhaite qu’il y ait une réelle évolution morale dans notre société où l’égoïsme ambiant règne en maître.

De ce fait, j’appelle à la responsabilité des hommes et des femmes, au retour à l’éthique, à user des moyens de contraception, que l’on peut se procurer aisément de nos jours, tel que le préservatif et apprendre de nouveau aux hommes à respecter les cycles du corps de leur compagne, par exemple, mais aussi aux femmes (en particulier les jeunes femmes) de ne pas jouer avec leur santé.

Plusieurs mesures peuvent être prises pour diminuer les taux d’avortements. Je tiens à rappeler, par la même occasion, la prise de position courageuse de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle sur le sujet, et propose certaines choses qui figuraient déjà dans le programme du Front National mais qui pourraient faire évoluer, dans le bon sens, la société.

  • – l’aide pour les jeunes femmes vivant seules, qu’elle soit morale ou matérielle, pour les inciter à garder leur enfant
  • – continuer la mise en avant des moyens de contraception par la multiplication des campagnes d’information
  • – faciliter l’adoption pré-natale
  • – instituer le salaire parental

Enfin, pour en venir à la question de la prise en charge à 100% de l’IVG, il y a à mon sens une aberration. La Sécurité Sociale rembourse une seule insémination artificielle par cycle avec un maximum de 6 pour l’obtention d’une grossesse ou quatre tentatives de fécondation in vitro avec ou sans micromanipulations.

Cela veut donc dire que la société encourage, inconsciemment, à l’avortement en proposant un remboursement intégral alors que l’aide à la procréation est limitée.

Ne marchons-nous pas sur la tête ?

Mathieu

A propos de Mathieu

Mathieu
Passionné d'Histoire, de politique (inter)nationale et de géopolitique ; je m'attache à faire partager ma passion et ma volonté de débattre sur tous les sujets ... surtout les plus brulants !

Un commentaire

  1. Des associations accompagnent ces femmes utilisant l’avortement : Alliance Vita, par exemple.

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