lundi, 25 septembre, 2017
Entretien avec Camel Bechikh : « L’islam ne s’oppose pas à l’idée de nation »
Camel Bechikh, président de Fils de France.

Entretien avec Camel Bechikh : « L’islam ne s’oppose pas à l’idée de nation »

Camel Bechikh est le président de l’association Fils de France, cercle de réflexion destiné à promouvoir un « islam français » et qui s’adresse « à cette majorité silencieuse des Français de confession musulmane désireux de vivre dans ce pays dont l’histoire, la langue, l’école ont façonné leur culture ». Suite à notre entretien avec Pierre Cassen de Riposte Laïque, qui avait tenu des propos très critiques envers le concept de « musulman patriote », nous avons tenu à proposer à nos lecteurs une autre voix (ainsi qu’une autre voie ?).

LBDP : Quelles sont les probabilités et les chances d’aboutir à un « front de la foi », comme cela a été entendu lors de la Manif pour Tous ? Quelles sont vos projets après cette étape qui fera date?

Camel Bechikh : Ce genre de calcul dépend de facteurs nombreux et, du reste, je ne suis pas sûr que cela soit souhaitable et je ne pense pas que la Manif pour Tous se soit construit sur une réflexion de ce genre. Le projet de Fils de France n’est pas d’intégrer les musulmans au « front de la foi » mais à la communauté nationale. Fils de France n’a de cesse de rappeler que la France doit penser sa laïcité actuelle, dans le cadre de sa catholicité traditionnelle laquelle ne s’est pas éteinte en 1789. Au terme de « front de la foi », nous préférons celui « fond de la foi » : ce sur quoi fait fond la Manif pour Tous, c’est une certaine anthropologie partagée, un monde commun dont certains apprentis sorciers voudraient nous imaginer affranchis.

Sur ce « fond de la foi », sur les réponses à apporter à ce mouvement de tous les déracinements — anthropologiques, coutumiers, religieux, socio-économiques — je crois aller dans votre sens. À l’opposé d’un syncrétisme new-age, il doit être possible de ranger, d’aligner des volontés religieuses différentes avec l’objectif de sauver la France car nous croyons, comme d’Annunzio et d’autres, que « sans la France, le monde serait seul ». Fils de France pense que ça n’a jamais été aussi vrai.

À l’inverse, lorsque vous voyez d’un côté un certain nombre de personnalités publiques (Renaud Camus, Pierre Cassen et autres Éric Zemmour) cristalliser le débat sur les musulmans et l’islam, et de l’autre les sempiternels mouvements violents de la part d’une partie des français issus de la communauté algérienne après un match de Coupe du monde, ou plus récemment les débordements des manifestations « pro-palestiniennes », le combat pour la réconciliation n’est-il pas perdu d’avance comme le prétend par exemple Pierre Jovanovic ?

Supporters algériens à Maubeuge (capture d'écran Dailymotion).

Supporters algériens à Maubeuge (capture d’écran Dailymotion).

Quand bien même les “oracles du toujours pire” auraient vu la défaite de la réconciliation dans leur boule de cristal, quel autre chemin s’offre à nous ? Si Fils de France s’engage dans le combat de la rationalisation des appartenances (à la communauté nationale en tant que musulman, à la communauté spirituelle des musulmans en tant que Français mais au delà à la question de la France dans l’Europe et dans le monde), c’est que nous croyons cette voie la seule salutaire pour la France. Nous ne faisons pas à ces gens l’affront qu’ils nous font, nous ne supposons pas que leur patriotisme soit feint. Manifestement, nous ne divergeons sur les buts mais sur les moyens pour sauver la France : qu’ils mettent en défaut notre logique, au lieu d’invoquer à notre encontre l’avis de tel cheikh saoudien ou la vidéo gore de telle exécution “islamique”.

À ceux qui nous accusent de vouloir faire diversion, de désigner le coq pour masquer le califat : Fils de France entend penser un islam français, dans le cadre d’une France forte qui aurait un contrôle ferme sur ses affaires interieurs et extérieures, notamment sur la question des frontières. Nous appelons donc à l’arrêt de la politique d’immigration massive qui est économiquement scandaleuse et socialement délétère. Si nous appelons à la fin de ce paradigme de mobilité absolue, l’islam français que nous appelons de nos vœux sera un islam de minorité dans un pays à tradition catholique. Point ne sert alors de débattre du concept de shari’a, de “dhimmitude” ou autre puisque Fils de France n’entend pas penser un islam de gouvernement français. Par ailleurs, nos conférences le prouvent : nous n’ignorons pas que l’auto-critique des musulmans en France soit des plus urgentes. Pour autant, le débat théologique n’est pas de notre ressort et, sans affront, nous doutons qu’il soit du ressort de ceux qui s’arrogent une connaissance de l’islam pour attaquer notre projet de réconciliation à coup d’images chocs et de véhémences émotionnelles.

Ceux qui n’ont de cesse d’attaquer Fils de France de leur fenêtre — laquelle aurait tous les défauts : propagandistes islamistes déguisés, idiots plus ou moins utiles — devraient s’intéresser au traitement que nous ont réservé les alliés qu’ils nous prêtent.

Quelles réformes apporter pour fonder un islam de France, c’est-à-dire pleinement compatible avec les valeurs de notre pays ?

Après avoir connu l’étape d’un « islam en France », religion apportée par des travailleurs transitant par un pays sans vocation à s’y établir, les enfants de ces travailleurs ont grandi dans le cadre de ce que nous nommons l’« islam de France ». Cet islam s’est interrogé sur les grandes notions de la citoyenneté française et européenne, sur la notion de minorité, de république. Ce fut le fond des débats des rassemblements annuels au Bourget. Ce fut une période d’expérimentation pas toujours heureuse. L’État français hésite encore à cet instant sur la manière de traiter le musulman français et montre une tendance excessive à recourir aux autorités du pays d’origine pour sous-traiter la question du culte, au nom de la laïcité mais aussi sous le coup d’une certaine hypocrisie.

Il hésite d’autant plus que le musulman en France recouvre une notion simple : l’« islam de France », dans les années 80, prend ses cadres dans une nouvelle forme d’immigration, universitaire celle-ci, alors que les enfants de la première génération en sont passablement évincés. L’immigration ne s’arrête pas à la première génération : on continue d’entretenir l’existence, sous la perfusion de nouvelles vagues d’immigrés, de l’« islam en France ». Après ce tableau forcément très schématique, Fils de France entend simplement incarner une troisième étape : l’islam français, pensé par des musulmans nés en France et soucieux du destin de la communauté qui les a vu naître. Comme Verlaine, nous pensons que l’amour de la Patrie vient de « la terre sous [nos] pas / Qui [nous] porte, [nous] berce, et, bonne, [nous] nourrit ».

« L’islam français que nous appelons de nos vœux sera un islam de minorité dans un pays à tradition catholique. »

« L’islam français que nous appelons de nos vœux sera un islam de minorité dans un pays à tradition catholique. »

L’islam français ne pouvait exister avant que n’apparaissent des musulmans nés en France. Que Serge de Beketch nous regarde, nous pourrons bientôt le rassurer lui qui affirmait « [chercher] en vain, et pour cause, un Real del Sarte islamiste » : l’islam français a moins besoin de théologie, il me semble, que d’une certaine réalité incarnée, que Fils de France tente d’incarner. Ce n’est pas la réforme institutionnelle de l’islam qui semble nécessaire, simplement celle du regard, au sens large. Ce n’est surtout pas une réforme théologique d’ensemble : la théologie qu’espère Fils de France doit être pensée par des théologiens nés en France, au fait de l’histoire de leur pays, au fait des subtilités de sa langue et de sa culture. Le théologien aujourd’hui a une tâche immense à laquelle il doit s’attabler, en France comme ailleurs.

Vous avez participé à une longue conférence sur René Guénon à Bordeaux. Sa vie et son œuvre symbolisent-ils en partie votre engagement ?

L’œuvre de René Guénon, comme l’a montré Xavier Accart dans son importante thèse, a eu une importance profonde sur les mutations artistiques de notre pays au long du XXe siècle. C’est d’abord au titre de l’influence de cette réflexion sur la métaphysique, sur la modernité, sur ce qu’il appelle le « règne de la quantité » que René Guénon nous intéresse. Comme Simone Weil, Jean Bollack ou Martin Heidegger nous intéresse. Sa vie n’appartient qu’à lui et son exil égyptien, que raconte de manière amusante Abd al-Halim Mahmoud, l’ancien recteur de l’université Al-Azhar, ne nous parait pas un modèle à suivre.

Existe-t-il un seuil de tolérance en ce qui concerne le nombre de musulmans en France ?

Rappelons un poncif : la foi des français regarde les français. Si les français décident de se convertir en masse à l’islam, il ne saurait y avoir de limite numérique. En revanche, le seuil de tolérance des immigrés musulmans est le même que le seuil d’immigration pour les autres religions. À notre sens, il est aujourd’hui dépassé.

L’islam est-elle une religion internationaliste qui méconnaît l’idée de nation ? À ce titre, quel est votre position à l’égard de la Oumma ?

Pourcentage de la population musulmane à travers le monde.

Pourcentage de la population musulmane à travers le monde.

L’islam est une religion universaliste qui valorise l’idée d’enracinement. L’idée de nation, au sens politique contemporain, est neuve et récente : l’idée, plus ancienne, de natio renvoie un groupement humain et à sa cohésion interne. Rien dans la théologie islamique ne s’oppose à la concorde et à l’harmonie au sein des multiples groupes dans lesquels l’identité de chacun s’enracine. L’option politique correspondant à la défense de la nation comme modèle de développement économique n’est pas non plus prohibé par l’islam et cette question ne se pose pas dans les pays musulmans.

À ceux qui s’interrogent sur la position à adopter dans un pays à majorité non musulmane, nous les invitons à visionner les conférences de Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, aux universités de printemps de notre mouvement. La umma est un concept théologique désignant la communauté spirituelle des musulmans. Le mouvement Fils de France n’a pas voix au chapitre en matière de théologie. Du reste, si votre question est : « est-ce que vous croyez à l’unité politique entre les États des pays à majorité musulmane ? », la réponse est non. Point n’est besoin d’un diplôme de théologien pour s’en rendre compte, deux sous de logique suffisent.

Selon vous, qui a intérêt à opposer ceux que l’on pourrait appeler « Français de souche » et les musulmans ?

Ceux qui ne croient pas en l’avenir de la France, ceux qui ne croient pas en l’histoire de la France, ceux qui ne connaissent pas le logiciel de la France, ceux qui s’imaginent qu’on ne peut être « Français de souche » et musulman, ceux à qui sied la discorde plus que la concorde, ceux plus doués à opposer que rassembler, les imbéciles, les défaitistes,… Prévert s’y perdrait !

Propos recueillis par Guillaume N.

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A propos de Guillaume N.

Guillaume N.
Passionné par le débat d'idées, je m'intéresse à tout ce qui touche à l'Homme en général, et à l'histoire, la politique, Paris et notre douce France, en particulier. Jeune diplômé en économie, j'aspire à faire partager les vertus du bonapartisme: synthèse de la gauche et de la droite, des traditions et de la modernité, vecteur de pragmatisme et du rejet du dogmatisme.

27 commentaires

  1. Les propos sont trop beaux pour être vrais, TAQQYA !

  2. Je salue évidemment la démarche noble, que je pense sincère, de Fils de France. Je pensais qu’une réforme institutionnelle de l’Islam était nécessaire, aujourd’hui je m’interroge.

    Par ailleurs, je trouve que l’on est un peu dur lorsque l’on écrit que l’on cristallise les débats sur l’Islam. Il me semble que l’Islam s’introduit dans le débat public car c’est le poids de la réalité qui s’impose. Le communautarisme islamique n’est tout de même pas étranger à l’Islam, mieux vaut ne pas le sous-estimer.

    • Il suffit de rejeter le problème en le traitant et en le ramenant à sa seule dimension de manipulation idéologique et politique. En dehors, le problème n’existe pas ou se résout de lui-même après quelques temps.

      • Si ce que vous dites était vrai , cela se saurait depuis 1400 ans !!

        C’est avec des propos d’enfumage tels que les vôtres qu’ont sombré dans le cancer islamique des dizaines de pays chrétien -ou pas d’ailleurs :Inde du Nord- etc etc

    • Christopher Lings

       » Il me semble que l’Islam s’introduit dans le débat public car c’est le poids de la réalité qui s’impose. Le communautarisme islamique n’est tout de même pas étranger à l’Islam, mieux vaut ne pas le sous-estimer. »

      C’est pour cela que M. Bechikh dit que l’auto-critique des musulmans est urgente. Il ne l’oublie pas.

  3. Je ne suis pas du tout convaincue. Quoi qu’il en pense, l’Oumma ne laisse pas penser ses esclaves et n’hésite pas à les « fliquer » afin de ne pas les laisser s’échapper. Aux MPT, Mr Bechick s’est affiché avec des enfoulardées et les musulmans étaient peu nombreux. Non, je suis plutôt de l’avis de Lancelot : Taqqya.
    Ne jamais oublier que les muzz ont le droit de ruser, mentir, trahir toute personne non mahométane.

    • Imaginez un instant l’humiliation que l’on ressent, en tant que français de confession musulmane, de se voir opposer l’argument de la taqqia dès que l’on se propose de défendre notre pays… Croyez le si vous en êtes capable, je n’avais jamais entendu mon imam, ni mon père, ni personne, parler de taqqia avant de tomber sur les dingues de RiposteLaïque et on m’a appris à ne mentir à personne, musulman ou pas… Je pense que M. Bechikh est dans le même cas, au même titre qu’énormément de Français de confession musulmane ! Cordialement.

      • Christopher Lings

        Vous avez bien raison. Cette accusation est facile et permet d’éviter de réfuter toute bonne volonté.

    • Christopher Lings

      Je trouve le procès en Taqqya un peu facile. N’oubliez pas que, outre les musulmans, tout le monde est capable de « ruser, mentir, trahir ».

  4. Le malheur pour l’islam est qu’il véhicule tellement de contradictions, qu’il est très difficile pour un occidental de distinguer le vrai du faux. Le mot TAQQYA existe dans le Coran. il veut dire que le mensonge pouvant servir la cause islamique, est non seulement permis mais fortement conseillé.

    Ce malheureux petit mot, qui au passage n’existe que dans cette religion, suffit à lui seul, à faire planer le doute sur les paroles, certes pleines de sagesses, de monsieur Camel lBECHIKH . Si cet homme pense et parle vrai, ce n’est vraiment pas de chance pour lui de s’exprimer aussi bien, au nom des musulmans!…

    • À une époque pas si lointaine, le développement du commerce avec le monde musulman fut en partie due au hadith qui veut que « le marchand honnête sera assis à l’ombre du trône d’Allah » et qui poussait certains non-musulmans à contracter avec ceux dont ils étaient sûr de l’honnêteté… Nul doute que cet état de fait à bien changer : M. Bechikh a tout à fait raison d’appeler à une auto-critique des musulmans de France mais je pense que votre paradigme idéologique vous cache quelque chose de simple : approchez le musulman dans son humanité et non dans sa religiosité telle que vous la pensez et vous trouverez quelqu’un qui (sauf cas pathologique) est souvent honnête, qui ment parfois, mais qui préfère vivre en harmonie avec ses compatriotes dans son pays.

      • Hervé Gourdelle a « approché etc erc  » comme vous dites …

        On sait comment il a fini …

        La réalité infâme , c’est que les 57 pays musulmans deviennent , peu-à-peu , interdits aux Non-musulmans …

        Et que les Musulmans entrent en France et en Europe comme dans un moulin !

        Cette escroquerie doit cesser !

        Donnons STRICTEMENT aux Musulmans , les Droits qu’ils accordent aux Autres = R I E N !!!

    • Christopher Lings

      Non, ce concept n’existe pas que dans la religion musulmane, je vous rassure…

      • Ah oui et pouvez vous nous dire dans quelle religion il existe puisque pour vous l’islam est religion ? Que pour moi il n’est qu’idéologie et que je n’ai jamais rencontré de musulman qui me donnent envie de les croire tout court ! Je m’aperçois qu’il n’y a que des hommes sur ce site ceci explique pourquoi ils sont prêts à croire tout ce qui vient d’Arabie et autres ! En tant que femme et fille croyez moi bien peu de la gent féminine serait d’accord avec vous !

    • Moi même Musulman sunnite je n’entends parler de Taqqya que récemment, je trouve que c’est un procés assez facile et dont le processus de pensée n’est pas sans rappeler l’acusation d’antisémitisme.

      Pour ce qui est du concept de mensonge et de duperie, je pense que vous confondez l’Islam avec une autre religion, dont c’est le logiciel avéré depuis des siècles.

      • Et vos crimes coloniaux contre la Chrétienté depuis 1400 ans : les dizaines de pays chrétiens détruits par votre secte mahométane , vous connaissez ???

        Tartufe !!

  5. Internationaliste ou Universaliste ? Telle est la question.

  6. « Le seul moyen qu’ils deviennent français c’est qu’ils deviennent chrétiens. » (Bienheureux Charles de Foucauld)

    Bien que je ne mette en aucun cas, la parole de Camel BECHIKH, en cause, je ne pourrais jamais être partisan de son discours. Je trouve, en effet, qu’il est incomplet et en définitive peu souhaitable… Je voudrais voir la multitude des musulmans, nés en France, suivre le chemin de monsieur BECHIKH, mais je ne pourrais m’en contenter.

    Il y aura toujours en moi un déchirement, celui de voir mes compatriotes se perdre et se damner. Je crois qu’il n’est pas bon de laisser perdurer une idéologie néfaste pour l’Homme.

    J’ai du mal à comprendre que l’autocritique de monsieur BECHIHK au sujet de l’islam ne l’en ait pas éloigné. Plus je connais l’islam plus je m’en éloigne. L’étude approfondie de l’islam qu’il a du faire (il se dit pieux) et la proximité de la culture Française dont il se fait le défenseur aurait dû, il me semble, lui ouvrir les yeux. L’histoire de France regorge des beautés et du génie du christianisme et nous élève, d’une certaine manière vers la foi catholique. Or quelle distance il y-a-t-il entre Jésus et Mahomet… et cela Camel BECHIKH aurait dû le voir !

    En substance je me dis qu’une personne comme monsieur BECHIKH ne peut honnêtement rester musulman…

    • Bravo !

      Pourtant je ne crois en rien le Kamel !

      Soit , il connait bien l’islam , et il ne peut que voir l’horreur de cette secte et son incompatibilité TOTALE avec la France …

      Soit , il est ignorant de l’islam , et c’est très grave de faire la propagande de cette horreur en se réclamant de la France !

  7. L’altérité est en soi une déstructuration de la nation, surtout quand elle porte sur les mœurs.

    « Ce qui maintient un grand nombre de citoyens sous le même gouvernement, c’est bien moins la volonté raisonnée de demeurer unis, que l’accord instinctif et en quelque sorte involontaire qui résulte de la similitude des sentiments et de la ressemblance des opinions […] il n’y a société que quand des hommes considèrent un grand nombre d’objets sous le même aspect; lorsque, sur un grand nombre de sujets, ils ont les mêmes opinions; quand enfin les mêmes faits font naître en eux les mêmes impressions et les mêmes pensées. »
    « Du merdier multi-culturel au Benêtland » Tocqueville

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