lundi, 23 octobre, 2017
Il y a 40 ans : la Révolution des Œillets libère le Portugal
C'est la saison des oeillets, fleurs qui symbolisent rapidement le pacifisme du mouvement.

Il y a 40 ans : la Révolution des Œillets libère le Portugal

Lors du Printemps Arabe, certains faisaient référence à la Révolution des Œillets, prenant cet évènement historique pour modèle. En effet, en Tunisie, on parla vite de « Révolution de Jasmin », ce qui rappelle la Révolution portugaise. Il faut dire que cette révolution originale fait particulièrement envie : elle a tiré un trait sur 41 ans de dictature de manière pacifique et a organisé un régime démocratique stable en 2 ans. De quoi motiver des pays arabes en ébullition depuis 2011 : Tunisie, Egypte… Mais ce modèle est-il reproductible ? Difficile à dire tant les singularités de cet évènement sont nombreuses. Pourquoi la dictature mise en place par Salazar a-t-elle si peu résisté à un mouvement organisé par de jeunes généraux pacifistes ? Comment caractériser ce mouvement révolutionnaire ? Quel régime est mis en place et quelles sont les conséquences pour la situation du Portugal dans le monde ?

Le salazarisme : une dictature des professeurs

L’ascension du dictateur

Antonio de Oliveira Salazar est né le 28 avril 1889 à Vimieiro au nord-est de Coimbra (ville connue pour son université créée en 1308). Il vient d’une famille paysanne, donc d’un milieu social modeste. Cependant, grâce à une bonne éducation et une certaine intelligence, Salazar gravit les échelons, parvenant aux études supérieures et devenant même professeur d’économie politique à l’Université de Coimbra. Travailleur et doué, le professeur Salazar est une personnalité consciente de sa réussite voire orgueilleuse. Sa carrière universitaire lui ouvre rapidement les portes d’une carrière politique : il développe ainsi des idées très nationalistes tout en étant soutenu par les courants catholiques et tout en se basant sur le Portugal rural plutôt qu’urbain, sur la société encore traditionnelle. En 1926, alors que la république parlementaire essuie toujours plus les critiques, Antonio profite du coup d’Etat de 1926 qui renverse la République et devient le ministre des finances. Il est en effet vu comme un bon gestionnaire. Il ne reste pas longtemps mais revient à la même fonction dès 1928. Cette étiquette de bon gestionnaire lui sied à merveille puisqu’il rétablit l’équilibre des finances publiques en moins d’un an. Cette réussite lui permet de poursuivre son ascension : il est nommé président du conseil en 1932. Dès l’année suivante une nouvelle Constitution est plébiscitée le 19 mars : elle met en place l’« Estado novo ». Rapidement, ce nouveau régime est transformé en une dictature du président du conseil nommé par le président de la République. L’assemblée nationale est vidée de son pouvoir législatif.

Le salazarisme

Salazar

Salazar

À bien des égards, le régime salazariste peut-être qualifié d’autoritaire et de dictatorial. Le pouvoir politique est concentré dans les mains d’un homme d’Etat. La police politique (la PIDE : Police Internationale de Défense de l’Etat) contrôle l’opinion et réduit à néant les libertés publiques. Politiquement, cette dictature est très clairement conservatrice voire réactionnaire : elle pourchasse les principaux ennemis politiques que sont les communistes, qui sont emprisonnés voire torturés dans le camp de Tarrafal (au Cap Vert) ou dans la prison de l’Aljube (à Lisbonne). Les « valeurs indiscutables » selon Salazar sont également conservatrices : Dieu, patrie, autorité, famille et travail. La devise de l’Etat est la suivante : « corporatif, national et autoritaire ». Cependant, malgré des ressemblances avec le fascisme et le nazisme qui se développent en même temps, il faut distinguer le salazarisme de ces doctrines. En effet, le salazarisme n’a pas adopté de tournant totalitaire comme les deux autres. De même, malgré des chorégraphies, la légion Portugaise (milice anticommuniste) ou encore des organisations de jeunesse, le contenu idéologique du salazarisme s’appuie plus fermement sur les élites et les valeurs traditionnelles (armée, église), ce qui est beaucoup moins le cas des régimes fascistes et nazis qui veulent construire un homme nouveau. Et quand bien même Salazar crée un parti unique (l’Union Nationale), celui-ci eut très peu d’impact sur la vie politique et idéologique. Plusieurs fois mis en sommeil, il n’a pas été un parti permettant la mobilisation de masse comme en Italie ou en Allemagne. À propos du franquisme, malgré des proximités idéologiques (anticommunisme, appui sur les élites traditionnelles), l’« estado novo » s’en démarque toutefois par son refus de la guerre civile et son pacifisme. La dictature de Salazar est donc une sorte de technocratie autoritaire et conservatrice plus qu’un régime totalitaire. Son érudition et son entourage universitaire valent aussi l’expression de « dictature des professeurs » à ce régime.

Salazar et l’empire portugais

Malgré son nationalisme très tellurique et basé sur le Portugal rural et paysan, Salazar est très attaché à l’Empire colonial, qu’il n’a pourtant pas beaucoup visité. Il faut dire que cet empire pluriséculaire existant depuis le XVe siècle est devenu un élément indispensable de l’identité portugaise. À l’époque de Salazar, la majorité de l’empire colonial est concentrée en Afrique (plus de 2 millions de km² avec l’Angola, le Mozambique, la Guinée Portugaise et les archipels). Le reste est constitué de quelques bribes asiatiques (Goa, Macao, Timor). La propagande en faveur des colonies portugaises s’impose avec l’Exposition du monde portugais de juin à décembre 1940 qui apparaît comme l’équivalent de notre exposition coloniale internationale (1931). En s’appuyant sur un tel empire, le dictateur souhaite asseoir la puissance du Portugal et entend conserver son indépendance, notamment en proclamant la neutralité lors du second conflit mondial (même si cette neutralité fut ambiguë, en faveur des deux côtés d’ailleurs). C’est aussi ce « nationalisme d’empire » qui pousse le Portugal à maintenir sa politique d’intégration coloniale après la guerre : on parle du Portugal « du Minho à Timor », d’un Portugal un et indivisible (ce qui fait d’ailleurs penser à l’Union Française). Cet attachement aux colonies va toutefois coûter cher au Portugal qui, ne voulant en lâcher aucune, se laissera aller aux guerres coloniales.

En résumé, Antonio de Oliveira Salazar fut en quelque sorte un dictateur éclairé mais autoritaire. Le régime qu’il a mis en place a perduré plusieurs décennies grâce à sa stabilité mais aussi grâce à un véritable verrouillage de l’opinion politique et de la démocratie. À l’origine d’une véritable idéologie nationaliste relativement indépendante des mouvements fascistes de l’époque, Salazar a entretenu la politique impériale portugaise pour véhiculer un semblant de puissance. Mais en 1968, il subit une attaque cérébrale qui préfigure l’aggravation de son état de santé. Il est remplacé par Marcelo Caetano et meurt ensuite le 27 juillet 1970. Un sombre présage pour une dictature trop liée à son dictateur pour lui survivre…

La révolution des œillets : un coup d’état militaire mais pacifique

Causes de la Révolution

On peut dire que le régime de Salazar portait en lui-même les germes de sa fin. En effet, trop attaché à un homme en particulier, pas assez appuyé sur les masses, pas assez modernisateur, le régime ne pouvait résister à la fin de son maître, ni aller contre les évolutions sociales. De même, le régime commença à se fissurer de l’intérieur après la mort de son leader : Caetano, son successeur, a promis des réformes que la ligne orthodoxe de l’Union nationale n’était pas prête à accepter.

Le facteur militaire et colonial fut déterminant. En effet, il faut rappeler que depuis 1961, le Portugal doit faire face à des insurrections et guerres coloniales dans plusieurs pays : Angola, Mozambique, Guinée. Pour contrer les mouvements nationalistes coloniaux, le Portugal mobilise 140 000 soldats en 1973 et 25 pour cent de ses dépenses sont absorbées par les problèmes coloniaux. Afin de recruter toujours plus, le service militaire passe même de 2 à 4 ans ce qui pousse de plus en plus de jeunes à vouloir s’y soustraire. La situation des finances publiques se dégrade et l’économie portugaise est déstabilisée, d’autant plus que de nombreux Portugais émigrent vers d’autres pays européens (100 000 départs par an au début des années 1970).

À partir de la fin de l’année 1973, de jeunes officiers commencent à s’organiser autour d’Otelo Saraiva de Carvalho, Ernesto Melo Antunes et Vitor Alves pour dénoncer les guerres coloniales auxquelles ils ont participé. Il s’agit de réformer l’Empire portugais pour en faire une fédération d’États autonomes, comme une sorte de Commonwealth portugais. Mais malgré les contestations au sein de l’armée, personne ne se doute encore que la dictature va sombrer.

Un coup d’État militaire mais pacifique

oeillet45Et si personne ne s’attendait à un tel renversement, c’est peut-être parce qu’il fut orchestré en petit comité. L’action commence le 25 avril 1974 sous les ordres du major Otelo Saraiva de Carvalho qui a pour objectif d’occuper la radio, la télévision, le quartier général et l’aéroport ainsi que les ministères de la place du Terreiro do Paço. Seulement 150 officiers et 2 000 soldats participent aux premières actions. À 4h26 du matin, le Mouvement des Forces Armées appelle la population à rester calme et dévoilent leurs « actions en vue de libérer le pays du régime qui le domine depuis trop longtemps ». Les oppositions aux actions du MFA sont rares ce qui permet un succès facile pour les insurgés. Face à ce coup d’État bien organisé, le président du conseil Caetano reste impuissant. Il donne sa démission et obtient son exfiltration vers le Brésil. C’est le général Spinola qui prend alors le pouvoir.

Comme symbole de pacifisme, les œillets sont accrochés au bout des fusils et la foule de jeunes sympathise avec les soldats. La fin de la journée voit le triomphe du MFA qui peut annoncer la fin du régime, sa volonté de transmettre rapidement le pouvoir aux civils, et surtout ses objectifs : décoloniser, démocratiser, développer. On libère rapidement les prisonniers politiques du régime, on supprime la PIDE et on rétablit les libertés politiques. Le 1er Mai, plus de 500 000 personnes défilent à Lisbonne pour soutenir le MFA et fêtent le renouveau démocratique du pays. Les exilés politiques (Mario Soares, Alvara Cunhal) reviennent et sont ovationnés par la foule.

Transition et démocratisation

Pour rétablir la démocratie, il faut toutefois maintenir sur la durée ce mouvement. Le MFA prévoit une transition qu’il appelle le Processus Révolutionnaire en cours (PREC). Les militaires entendent coordonner les actions pour construire un nouveau régime mais les civils et politiques entendent aussi participer. Les communistes tentent aussi d’influencer le mouvement pour faire du Portugal une « démocratie populaire » alignée sur l’URSS, alors que le MFA souhaite œuvrer à une construction plus culturelle et populaire de la république, par une alliance du peuple et de l’armée allant au-delà des partis. Cependant, les réalités ramènent les militaires à la raison : une tentative de putsch contre-révolutionnaire pousse le MFA à accélérer le PREC. Les élections législatives arrivent le 25 avril 1975 et constituent un vrai succès démocratique avec plus de 90 pour cent de participation. Le Parti Socialiste l’emporte devant le Parti populaire démocratique (centre-droit) et le Parti Communiste. Cependant, les socialistes ne se maintiennent pas longtemps au pouvoir à cause de la pression communiste. La pression des contre-révolutionnaires se fait aussi sentir pendant cet « Été chaud ». Le gouvernement de Vasco Gonçalves, de plus en plus isolé, démissionne début septembre. Il faut attendre le 25 novembre 1975 et l’échec de la dernière tentative de coup d’État communiste pour que la situation se stabilise de nouveau. En effet, le PREC et le MFA sont relayés par des officiers modérés et des partis démocrates. Une nouvelle constitution est promulguée le 2 avril 1976 et les législatives du 25 avril 1976 voient de nouveau le Parti Socialiste l’emporter. En juin, le général Eanes devient président de la République, qui est enfin un régime parlementaire stable.

L’héritage de la Révolution

Si cette révolution fut désignée comme un modèle par toutes les gauches européennes pour son efficacité et sa victoire face au régime autoritaire, elle laisse toutefois un goût d’inachevé. En effet, le Portugal fut un temps le centre de gravité du gauchisme où se rendaient en pèlerinage les personnalités politiques qui avaient par exemple participé à mai 1968 en France (l’inévitable Daniel Cohn Bendit en fait partie). Jean Paul Sartre souligne le pouvoir populaire qui s’est constitué. Les gauches socialistes voient en cette victoire un signe prometteur (François Mitterrand s’est rendu à Lisbonne). Mais du côté des plus radicaux et révolutionnaires, cette révolution n’a pas été jusqu’au bout de la logique révolutionnaire et à partir du moment où la normalisation du régime s’opère, l’engouement diminue à mesure que l’on s’achemine vers un régime parlementaire peu alléchant pour les communistes.

40 ans après, la Révolution des œillets résonne encore au Portugal comme le symbole de la lutte contre l’injustice et pour la liberté. À l’heure des plans d’austérité, c’est ce que veulent rappeler les partis les plus à gauche de l’échiquier politique, qui restent encore importants sur la scène politique : les communistes sont encore nombreux notamment au sud du pays et revendiquent l’héritage de la révolution.

Mais la révolution constitue encore plus : elle trouve sa place entre d’un côté les épisodes de manifestations de la fin des années 1960 et de l’autre côté une nouvelle vague de démocratisation qui se poursuit en Espagne (1975) ou encore en Tchécoslovaquie (1989). La rapidité de la transition a aussi fortement modifié la position du Portugal dans le monde.

Fin de l’empire colonial et début d’un recentrage européen

Un empire pluriséculaire…

Possessions portugaises en Afrique méridionale (1891).

Possessions portugaises en Afrique méridionale (1891).

Impérial depuis le XVème siècle, le Portugal fut le pays précurseur de la colonisation avec l’Espagne. Par ses navigateurs et explorateurs (Henri le Navigateur, Vasco de Gama, Cabral), le Portugal a constitué un empire sur plusieurs continents dès l’époque moderne : Amérique (avec le Brésil), Afrique (Guinée, Cap Vert, Mozambique, Angola), Asie (Gao, Macao…).
Progressivement, l’empire portugais fut recomposé : d’abord centré autour de l’Inde, il se concentre ensuite sur le Brésil après le déclin commercial en Inde. Mais après l’indépendance du Brésil (dès 1822), l’Empire subit des difficultés et perd de nombreuses ressources (bois, or, café). L’Empire se restructure donc à partir de l’axe Africain, l’objectif étant de relier l’Angola au Mozambique avec le projet de « mapa cor-de-rosa ».

L’empire s’est surtout constitué par le commerce : les possessions étaient donc essentiellement des comptoirs, surtout à l’époque moderne. Plus tard, lors de la colonisation de l’Afrique, les portugais ont aussi colonisé plus loin dans les terres mais le manque de moyens par rapport aux autres puissances européennes les empêchera de mettre en valeur les colonies de manière très poussée. Il faut dire que l’occupation effective des colonies ne date que des années 1890. Aussi, même si le Brésil n’appartenait plus au Portugal, il attirait encore beaucoup les émigrés portugais, moins intéressés par l’Afrique. Les colonies africaines attiraient surtout un colonat pauvre et peu qualifié.

Au moment de la Révolution des Œillets, les possessions se concentrent essentiellement sur l’Afrique et l’Asie. Mais depuis plus de 10 ans, la métropole est en guerre pour maintenir sa domination coloniale.

…miné par une violente décolonisation

Les premières contestations dans les colonies portugaises viennent (assez classiquement) des étudiants qui reviennent de la métropole. Dans le milieu des années 1950, les premières organisations pour l’indépendance sont créées en Afrique. Les leaders des différents partis nationalistes se réunissent même dans un mouvement inter-colonial : le Mouvement Anticolonial, créé en 1957. En Guinée Bissau, les frères Cabral dirigent le PAIGC, en Angola le MPLA, l’UPA et le FNLA se disputent le leadership anticolonial, et au Mozambique c’est le Frelimo qui combat la domination portugaise.

Dès 1961, les premiers troubles adviennent en Angola. Encore au pouvoir, Salazar y réponds par une politique d’intransigeance. La colonisation est même renforcée pour intégrer plus facilement les colonies : le nombre de colons double en Angola et au Mozambique jusqu’en 1974.
Cependant, avec la diffusion des contestations dans les autres colonies (même en Asie), il devient de plus en plus difficile de tenir cette position intransigeante. L’intensification de l’effort de guerre est difficile à soutenir pour l’économie portugaise et les dépenses de l’État augmentent. Les conflits s’enlisèrent littéralement : même si le Portugal ne parvenait pas à gagner, il se maintenait grâce à l’utilisation de coloniaux ou encore grâce au soutien des États-Unis à partir de Nixon (pour lutter contre l’influence communiste). Ces guerres coloniales virent l’utilisation de méthodes particulièrement destructrices : napalm, défoliants, herbicides… Du côté portugais, ce sont plus de 8 000 morts et 30 000 blessés qui apparaissent au bilan.

Comme nous l’avons dit, la situation coloniale a grandement joué dans le déclenchement de la Révolution des Œillets. C’est donc logiquement que celle-ci propose la décolonisation. Celle-ci fut rapide : dès août 1974, la Guinée Bissau (colonie qui a le plus posé problème) obtient son indépendance. En septembre 1974, c’est au tour du Cap Vert, de Sao Tomé et du Mozambique. Pour l’Angola, il faut attendre que les différents mouvements nationalistes soient conciliés pour arriver à une indépendance en novembre 1975. Cependant, celle-ci aboutit à des guerres civiles (Angola, Mozambique). Pour les colons, décolonisation signifie surtout retour au pays : 500 000 « retornados » reviennent ainsi en métropole. Les nouveaux pays sont laissés à l’influence soviéto-cubaine.

Vers l’Europe ?

Suite à la décolonisation, le Portugal se voit donc quasiment intégralement dépossédé de son empire. Il reste bien le Timor mais celui-ci est occupé par l’Indonésie dès 1976. Le centre de gravité du Portugal se tourne donc très nettement vers l’Europe dans un cadre de crise économique. L’aide de la communauté européenne suscite l’espérance dans la classe politique portugaise. Mario Soares fut l’un des principaux artisans de l’adhésion à la communauté européenne, qu’il voyait comme vecteur de démocratisation renforcée de son pays. Candidat seulement trois ans après la Révolution des Œillets, le Portugal devient membre en 1985. Soares milite pour une Europe fédérale mais se dit également favorable à une Europe à deux vitesses.

Cependant, il faut revenir aux réalités. S’il reste très européiste, Mario Soares se montre très critique à l’égard de l’évolution de l’Union Européenne et surtout de la mise sous tutelle du Portugal par la « troïka » qui veille à l’exécution des plans d’austérité. L’idée européenne est d’autant plus égratignée que le regard de certains portugais ne s’est toujours pas vraiment détourné des anciennes colonies : en effet, encore 150 000 portugais sont installés en Angola et les capitaux angolais participent à l’économie portugaise. Peut-être que le Portugal n’a pas complètement oublié son empire… Rappelons pour conclure que, de nos jours, il y a encore 260 millions de lusophones dans le monde.

Vincent Remy (Blog Actualités & Intérêts)

Sources

  • Yves Léonard, Salazar, ou le Portugal éternel, Portugal l’Empire oublié, Les collections de l’Histoire n°63.
  • Yves Léonard, 25 avril 1974 : les œillets font la démocratie, Portugal l’Empire oublié, Les collections de l’Histoire n°63.
  • Yves Léonard, L’empire, dernier acte, Portugal l’Empire oublié, Les collections de l’Histoire n°63.
  • Sandrine Bègue, Sociétés dans l’Empire portugais, Les sociétés coloniales à l’âge des empires des années 1850 aux années 1950 [Barjot-Frémeaux dir].

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A propos de Vincent Remy

Professeur d'histoire géographie et blogueur sur Blogactualite.org. Passionné d'histoire, de politique, d'économie, de sciences humaines et sociales, de débat, de sciences, de culture et de sport.

5 commentaires

  1. Français désabusé

    Dire, que ce qui se passe en Syrie (ou c’est passé en Libye) est une escroquerie monumentale et nauséabonde!

  2. Français désabusé

    Dire, que ce qui se passe en Syrie (ou c’est passé en Libye) est une révolte populaire, est une escroquerie monumentale et un mensonge nauséabond!

  3. En effet il y a une surinterprétation totale de mes propos…

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