De la cohérence des Inrockuptibles

inrocks

Les frustrés des Inrockuptibles ont cru bon, récemment, de créer le « buzz » en lançant une pétition de soutien au « groupe » de « rap » Z.E.P. ainsi qu’au « sociologue et militant » Saïd Bouamama (sans bien nous dire où il milite : le sieur Bouamama est un membre fondateur du Parti des Indigènes de la République !).

Les origines de cette polémique ? Une chanson , « Nique la France », qui assène en refrain : « Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes. » ainsi qu’une une plainte posée par l’Agrif, une organisation d’extrême droite qui a perdu tous ses procès et qui était relativement, sinon tout à fait, inconnue à ce jour. Autant dire que la victoire est gagnée d’avance.

Les Inrocks annoncent sans rire que « comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste » et que « comme beaucoup d’entre nous, ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme ».

J’aimerai, pour ma part, rappeler à ces Jean Moulin de bazar ce que leur courte mémoire leur a sans doute fait oublier : l’IFCIC- un « établissement de crédit agréé » qui a « reçu mission du Ministère de la Culture et du Ministère de l’Economie et des Finances de contribuer au développement, en France, des industries culturelles, en facilitant pour ces entreprises l’accès au financement bancaire »- est venu en aide aux Inrockuptibles lors de la restructuration de leur société en 2005, a financé le déménagement du magazine en 2008 et l’a encore aidé à acheter du matériel informatique en 2010. De plus, les Inrockuptibles ont pour propriétaire Mathieu Pigasse, ancien administrateur civil du ministère de l’Économie et des Finances, directeur général délégué de la banque Lazard en France et vice-président de Lazard en Europe. Il est d’ailleurs croquignolet de constater que la Banque Lazare est spécialisée dans la fusion-aquisition et qu’elle conseille actuellement l’Etat.

Ainsi soutenir l’idée qu’aux Inrocks, ont lutte contre « l’Etat », le « capitalisme » et contre une « politique néo-coloniale » relève du comique pétomane : je dirai plutôt qu’on tance d’une main la République et qu’on lui prend des sous de l’autre tout en affectant la pause de la radicalité ! Mais qu’importe ! Monsieur Pigasse n’a-t-il d’ailleurs pas déclaré qu’il voulait faire des Inrocks « un news culturel de référence, libre, indépendant et rebelle à l’ordre établi » ?

Une déclaration qui laisse rêveur.

Bastien Moselly

 

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A propos de Bastien Moselly

Je suis un étudiant en art, passionné d'Histoire (de France, en particulier), un lecteur de Jacques Bainville et un amateur d'Adam Smith. Je milite au sein de Debout la République depuis les présidentielles de 2012.
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