lundi, 27 mars, 2017
Comparaison avec « Le Prince » de Machiavel.

François Hollande ne fait rien qui vaille pour se maintenir au pouvoir

Crédits : Wikimedia CC

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Au gré de la lecture de l’ouvrage « Le Prince » de Machiavel, un chapitre m’a arrêté dans mon élan : le troisième, intitulé Des principautés mixtes. Son auteur parle dans ce texte des régimes où le pouvoir n’appartient qu’à un homme, qui fait rupture à l’institution gouvernementale présente en prenant un nouveau territoire.

Il n’évoque pas les États républicains – c’est-à-dire des systèmes où la décision est partagée. Mais considérons qu’avec le peu de pouvoir de décision de la Hollandie, la division du peu ne donne pas un résultat probant : le corps administratif de l’État peut s’assimiler grossièrement à une entité unique. De plus, il est un microcosme à part, qui cherche à conquérir le pays politiquement. Nous reviendrons tout à l’heure sur ce fait, cette spécificité de notre cas contemporain. Gageons que la France d’aujourd’hui s’applique à la réflexion de Machiavel, et observons, au travers des exemples comme Louis XII, Charles VIII – et leurs territoires italiens – et l’Empire Romain, comment garantir – ou non – son trône.

Tout d’abord, lorsqu’un nouveau membre s’érige en souverain, l’espérance du peuple est stimulée, car on conçoit instinctivement la rupture avec ce qu’il y’ avait de mauvais en l’Ancien. La charge est donc plus grande. Le clientélisme est critiqué car l’engouement ou tout au moins la sympathie de la population est nécessaire.

Ensuite, là est intéressant, dans le cas où l’État ne parle pas la même langue et n’a pas les même mœurs que ses habitants – l’ État français moderne parlant dans la langue de l’Argent et non de l’Intelligence chère à Maurras, pratiquant l’arrivisme et la fausse dévotion – il doit faire attention à une quintette. Le premier instrument est d’habiter au sein du pays réel : les avantages étant la surveillance et la proximité. Il peut ainsi être craint ou aimé, mais aucunement méconnaissable et non informé. D’autre part l’étranger barbare éprouvera difficulté à entrer insidieusement. Le second est d’envoyer des colonies, ou provéditeurs, le Prince ne pouvant être partout.

De cette manière, les Romains ont su garder le contrôle d’immenses territoires durant des siècles par la présence de délégués de la nation romaine. À l’inverse Charles VIII en n’a pas su garder le royaume de Naples car a été bien trop distant pour voir venir les contestations montantes face à l’hégémonie française. Louis XII a fait de même que son prédécesseur en demeurant au loin de Milan et la Toscane, des royaumes italiens assujettis.

De nos jours, l’Élysée place ses enfants en école privée, réside dans les quartiers bourgeois qui ne correspondent plus à la réalité du pays qu’il prétend gouverner. Il y envoie des gens d’armes et inspecteurs, mais en trop faible quantité et qualité (champs d’action) pour être efficace, faire appliquer les lois. Il s’y crée ainsi des mouvements d’insurrection, dû à la formation de contre-sociétés grandissantes où règne la loi des bandits, des barbares (Marseille, Paris, Lyon, Montpellier….). On s’attache à combattre un mouvement plus mineur – la manif pour tous- mais de manière pareillement bénigne. Les détenteurs du pouvoir sont de plus en plus haïs, la forme de l’État elle-même tout aussi. L’ État ne fait rien de grand pour mater ou apaiser – je serais à titre personnel pour mater le premier et apaiser le second, pour plus de continuité….

Les troisièmes et quatrièmes actes à rendre compte sont respectivement les suivants : les faibles doivent êtres aidés et les puissants contestés. Le premier agissement sert à se garantir des fidélités, le second à asseoir sa toute puissance. Louis XII, pour garantir sa prise italienne, aurait dû alors vilipender l’Église et défendre ce qu’elle opprimait – les marquis, les seigneurs… Il en a fait autrement en se pinçant d’amitié pour le pape Alexandre VI et l’aidant dans ses entreprises. Il s’est privé de ses alliés et s’est créé un Némésis sur le plan spirituel et temporel.

Notre pouvoir de 2013 fait de même en démantelant le pouvoir des faibles qui ont pu parfois s’allier par la dimension  »humaine », comme l’Église du siècle , qui ont pu se complaire dans son rejet de l’Argent misanthrope, les ouvriers et paysans, qui se sont sentis accablés par l’imposition matraque, les petits entrepreneurs. Il n’aide que les  »très faibles » (qui finissent par avoir le vent en poupe), mais surtout, il aide les très puissants : le Léviathan de la finance, malgré le galimatias du Bourget, les médias hyper-centralisés et les lobbys influents. Hollande se trompe d’amis et d’ennemis pour garantir sa place.

Enfin, il est nécessaire de se méfier des princes étrangers trop puissants et bien avenants. Nul ne dit qu’ils sont de bonne augure et qu’il ne cherchent pas à s’imposer à vos dépens, aussi louables paraissent-ils. Ainsi Louis XII fit l’erreur regrettable de s’allier au Prince d’Espagne pour des rixes territoriales, sans s’en soucier d’avantage. Il n’a fait qu’introduire un puissant qui a inhibé son autorité, rassemblé les insatisfaits contre lui-même. Sur la carte l’offre paraissait alléchante, mais l’ennemi peut à tout moment retourner sa veste. Exécuter pareil ouvrage caractérisé par son manque de garantie, de solidité n’a créé que de nouvelles tensions et difficultés à la France pour conserver son territoire. Toute alliance n’est pas exclue mais doit être motivée par nos positions intangibles. On doit garder à l’esprit que l’allié aussi a ses intérêts.

Au XXIe siècle, notre pays s’enlise à faire des pieds et des mains pour être apprécié des pays arabes: repentances, concessions symboliques et commerciales, immigration….

Le Qatar, pour prendre l’exemple le plus manifeste, exacerbe son « besoin de nous venir en aide » en rachetant clubs de football, et pis encore, en voulant racheter des pans de territoires, les banlieues. Ce pays ne cache pourtant pas ses visées quelque peu combattantes à notre encontre , voire irrédentistes, en armant nos ennemis islamistes conquérants. D’autre part, on suit à bride abattue nombres d’ injections américaines, notamment celles de se rallier à l’OTAN, de ne pas concéder l’asile politique à Snowden, ouvrir les marchés etc. On ne prend pas suffisamment garde à nos  »bienveillants ».

En résumé, Louis XII a tout perdu car : « il y avait ruiné les faibles, il y avait augmenté la puissance d’un puissant, il y avait introduit un prince étranger très puissant, il n’était point venu y demeurer, et n’y avait pas envoyé des colonies. » Hollande fait de même en notre pays. Mais, une erreur qui découle de toutes les autres a réellement causé la débâcle française dans les royaumes d’Italie : « Cependant, tant qu’il vécut, ces cinq fautes auraient pu ne pas lui devenir funestes, s’il n’en eût commis une sixième, celle de vouloir dépouiller les Vénitiens de leurs États. » Tiens donc ! Intéressant…

Qu’il est ardu de s’imposer en terre hostile ! La relation Élysée/France réelle vue comme une conquête, donne un zéro pointé au désormais roitelet François. Notre République dévoyée par la décentralisation, les médias, la globalisation, la société du spectacle et l’Europe est désormais à l’image d’une présipauté mixte où le président tente en vain de reconquérir son propre territoire. Si cela continue, le peuple votera pour le plus beau, le résultat sera le même. L’élection dissuade du processus de coup d’État – qui aurait eu lieu depuis longtemps – même si l’alternance qui n’en est pas une règne depuis trop longtemps déjà. La machine de l’illusion est bien rodée.

On semble soumis à la menace de l’Étranger, autant à la finance internationale qu’aux autres nations, dûment consentie. Et si la race éternelle des insoumis venait à éjecter de son trône, un Hollande si mal assis ?

Anthony La Rocca

A propos de Anthony La Rocca

Jeune patriote français, étudiant républicain réactionnaire amoureux de notre patrimoine culturel. Je crois que la France a un destin particulier, je refuse qu'elle soit diluée dans le concert des nations. Sur une ligne bonapartiste, je suis favorable à une synthèse entre tradition et progrès, à un État puissant, autonome et bienveillant, représenté par un homme providentiel. Il s'agit tout autant de s'opposer à la xénophilie de nos élites, de sauvegarder une civilisation, de favoriser le progrès social. Je consulte le Bréviaire des patriotes régulièrement.

7 commentaires

  1. Vous oubliez deux points fondamentaux, bon sang ! l’allégeance à la société de consommation et au sionisme USraélien !!!

  2. et excuse-moi, jeune patriote, ou tu es niais, ou tu as TA langue dans ta poche. C’est le lobby judéo-maçon qui a signé cette invasion musulmane et ce délabrement culturel amerloque :

    • Effectivement, la Franc – maçonnerie est très présente dans le gouvernement.

    • je n’ai aucun tabou, je ne me pense pas Candide mais il t’appartient de me penser ignorant.Je t’en excuse.
      Je connais les relations de certains ministres avec la franc-maçonnerie. Ainsi que ses <<ententes>> avec les anti-pouvoirs (plus que contre-pouvoirs) que sont la média-sphère et le monde de la Finance. J’aimerais moi aussi dire deux mots à ses fossoyeurs de la Culture qui accompagnent gaiement ce mouvement que l’on dénonce en nombre. Ces régressistes se croient progressistes. Après je pense que l’on doit faire la part des choses et que ce mouvement occulte n’est pas la cause primaire de tout: je ne crois pas au complot généralisé, nos élites je les croient aveuglées, dans la caverne, mais non fourbes. Il n’y a peut-être que moi et le chien de Philippe qui y croit mais temps pis. Rien de sérieux ne m’indique le contraire.

      Ensuite pour les Juifs, ils sont dans nombre de secteur de pouvoirs, en particulier dans les médias. Mais, là encore, je ne les croie pas chefs d’orchestres mais plutôt avantagé par l’idéologie dominante. Il possède<< l’arme absolue>>, comme le dit l’écrivain Renaud Camus: ils sont incontestables à escient car ils peuvent créer le soupçon d’antisémitisme aux contradicteurs. Mais c’est nous même qu’on la leurs donne. Ils sont privilégiés depusi la Seconde Guerre Mondiale, mais comme par une sorte de discrimination positive cachée, dont ils ne sont pas les instigateurs.

      Je vois pas non plus en quoi Israël aurait une incidence sur nos politiques: je crois qu’il concerne seulement les affaires étrangères, qu’il n’interfère pas à nos revendications de reprise du pouvoir. Je ne parlerais pas non plus de secte israëlo-maçonnique.

      Imaginer un complot d’un groupe unique me semble une grossière réduction que je me refuse.

      Je ne vous cache pas l’intérêt que j’ai à ce sujet.

      • On est plus vraiment au siècle précédent où le Juif, en lui-même, représente pour la communauté un modèle mortifère d’économie et la fin du monde paysan traditionnel…
        Là où la critique n’est pas infondée, mais pas autant que l’Islam l’exige, c’est sur le communautarisme ambiant.

  3. ply

    j’ai lu vos commentaires avec attention , la situation est grave à l’intérieur comme à l’extérieur mais je sais une chose c’est que notre France survivra et que les décideurs n’occupent leurs postes de façon temporaire . Il existe un dénominateur commun de la misère du monde et des vecteurs aggravants par bêtise ou intérêt qui se font leurs alliés volontaires ou involontaires . Une régle essentielle doit être respectée , écouter son peuple et aimer son pays à défaut la chute est inévitable .  

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