dimanche, 22 octobre, 2017
Les leçons du siège de La Rochelle

Les leçons du siège de La Rochelle

Si l’on sait que, toujours, l’Histoire se répète, il convient donc, et ce en toute urgence, de prendre acte d’un tragique évènement de notre passé : le siège de La Rochelle (1627-1628).

Suite à l’Edit de Nantes promulgué par Henri IV en 1598, les protestants jouissent de leur liberté de culte, financé et sécurisé par le pouvoir royal. Cette liberté ne fut pas sans conséquences. Quelques années plus tard, sous Louis XIII, le protestantisme s’est structuré en France et dispose de plusieurs places fortes, dont la plus importante : La Rochelle.

Bien aidé par les Anglais, toujours désireux de déstabiliser leurs éternels rivaux de la couronne de France, les protestants de La Rochelle finissent par constituer une réelle menace pour le pays. Richelieu en a bien conscience et, alors que Georges Villiers, duc de Buckingham, quitte Portsmouth avec 110 navires de guerre en direction de la ville de ses coreligionnaires, le Cardinal prend la décision d’intervenir. Nous sommes en septembre 1627.

Il mobile 20 000 hommes et part immédiatement faire le siège de la cité, fortifiant tout d’abord les îles de Ré et d’Oléron avant de faire construire une digne de plus de 1 500 mètres de long pour couper tout ravitaillement naval. La ville est cernée. Plusieurs tentatives anglaises, trois au total dont l’une avortée, de casser le blocus par la mer échouent sur les fortifications royales.

Privés de tout ravitaillement, par la mer comme par la terre, les Rochelais décident de se séparer des « bouches inutiles », femmes, enfants et vieillards qui, pris entre deux feux, vont mourir de privation de ressources. Après avoir mangé chats, chiens et chevaux, la ville protestante est contrainte de se rendre.

Au début du conflit, près de 28 000 habitants peuplaient La Rochelle. A la fin du siège, il ne reste que 5 500 survivants. Des survivants auxquels Louis XIII accordera son pardon, et garantira toujours, par la suite, la liberté religieuse.

Devant cet épisode dramatique de guerre civile et de guerre de religion, ne se doit-on pas de s’interroger ? De nos jours, des zones de « non-droit » existent bel et bien sur notre territoire. Des « états dans l’État » dirons-nous. En banlieue parisienne, tout d’abord, mais également à Marseille. Combien de quartiers sont aujourd’hui aux mains des religieux ? Pas protestants, non. Il est désormais question de l’islam, qui se répand en France au même rythme que l’immigration s’accélère.

On ne compte plus les dérives, les règles imposées dans les écoles, les cantines, les piscines ; les boucheries non halal qui fuient ces quartiers, comme leurs habitants. De véritables bastions ethnico-religieux se créent aujourd’hui sous le regard complice et impuissant de nos dirigeants. Et dans cette situation, dites-moi, le Qatar et l’Arabie Saoudite n’ont-ils pas pris la place de l’Angleterre dans le rôle du soutien étranger ? Et l’islam du protestantisme ?

L’Histoire est un éternel recommencement. La France, le pays des guerres civiles. Nous voilà informés, et prévenus.

Christopher Lings

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.
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