dimanche, 22 octobre, 2017
« Les Vikings », de Régis Boyer

« Les Vikings », de Régis Boyer

À propos de l’auteur

Régis Boyer est professeur émérite de l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste des civilisations d’Europe du Nord, traducteur de nombreux textes anciens, dont beaucoup de sagas.

Présentation du livre

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Fiers  guerriers venus du Nord, pourfendeurs de moines, blonds aux yeux bleus dégustant l’hydromel dans les crânes des vaincus… tant d’idées reçues qui ont déchainé les passions de l’Occident dès le XVIIIe-XIXe siècle, dont les images d’Épinal continuent à bercer l’imaginaire collectif. Pourtant, la réalité semble bien éloignée de ce que le cinéma et la littérature nous proposent. C’est pour briser tous ces stéréotypes que Régis Boyer a rédigé ce livre.

À travers cet ouvrage relativement court (420 pages environ), l’auteur nous démontre que les Vikings, avant d’être des guerriers, sont avant tout des marchands qui ont traversé tout le monde connu, de l’Islande à Bagdad, de Dublin à Constantinople, en passant par la Russie actuelle.

L’ouvrage se divise en deux parties : une partie historique qui retrace les différentes « vagues » du phénomène viking, qui n’eurent pas le même objectif selon les périodes. Cette partie est elle-même divisée en trois parties, pour les trois différentes vagues vikings, qui sont elles-mêmes subdivisées en trois, pour les trois « pays » scandinaves : Danemark, Norvège, Suède, chacun ayant poursuivi des objectifs différents, dans des régions différentes.

Cette partie est avant tout consacrée à la recherche d’une réponse satisfaisante à la question suivante : Qu’est-ce qui a permis l’expansion viking sur deux siècles et demi, entre la fin du IXe et le début du XIIe siècle ? L’auteur montre bien que, loin d’avoir été de redoutables guerriers ne reculant pas devant l’ennemi, comme le cinéma aime nous le montrer, les Vikings ont avant tout tiré les conclusions de leurs voyages commerciaux, dans des royaumes continuellement en guerre entre eux et incapables d’assurer l’unité au sein de leurs territoires, alors que des monastères sans défenses regorgeaient de richesses.

La seconde partie du livre, certes un peu moins accessible que la première, tente une approche de la société viking. Sous forme d’essai sociologique, Régis Boyer tente de briser les idées reçues concernant les mentalités, la religion païenne scandinave ­— sujette à toutes les passions ­—, le droit et l’organisation publique, la littérature et les arts.

Ce livre est une bonne introduction au phénomène viking pour toute personne qui s’intéresse à cette période et à cette région du monde ; cassant les mythes et les légendes pour redonner leur humanité à ces hommes au destin extraordinaire. Cet ouvrage accessible et peu cher (environ dix euros en poche) pourra être complété par des lectures plus poussées ou des ouvrages littéraires de l’époque, comme l’Edda poétique de Snorri Sturlusson, les Sagas islandaises traduites par Régis Boyer, et d’autres ouvrages du même auteur.

BOYER Régis, Les Vikings, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2004, 441p.

Nicolas Champion

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A propos de Louis Landais

Louis Landais
Etudiant, passionné d'histoire et des Humanités en général.
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