lundi, 11 décembre, 2017
9 octobre 1854 : Début du siège de Sébastopol
Le siège de Sébastopol – Adolphe Yvon (XIXe siècle).

9 octobre 1854 : Début du siège de Sébastopol

Le 9 octobre 1854 marque le début du siège de Sébastopol, durant la Guerre de Crimée. Un siège difficile, pénible et très long, qui dura 11 mois.

Il oppose les Russes, dirigés par les vice-amiraux Vladimir Alexeïevitch Kornilov,  Pavel Nakhimov, et le lieutenant-colonel Édouard Totleben, aux Franco-britanniques  aidés par l’Empire ottoman. L’hiver prendra les alliés au piège et de nombreuses pertes seront à déplorer. Les maladies dilapideront les rangs des assiégeants et ce siège verra naître les prémices de la guerre de tranchée, qui caractérisera la Première guerre mondiale.

Le 11 septembre 1855, malgré une résistance farouche, les Russes se rendront suite à la prise de Malakoff par les Alliés. La chute de Sébastopol marque le début de la défaite russe lors de cette guerre de Crimée lancée par Napoléon III.

A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim.

3 commentaires

  1. j’aurais aimé que vous replaciez cet évenement dans son contexte géopolitique
    je ne sais toujours pas ce que nous, français, sommes allés faire dans cette guerre.

    quels étaient nos intérêts ?

  2. Christopher Lings

    Pas d’intérêts importants.

    1) Napoléon III voulait rassembler le pays autour de lui (il est alors typique de déclencher une guerre pour la ferveur patriotique).

    2) Il voulait « faire ses armes » en tant que descendant du grand chef de guerre Napoléon Ier.

    3) Stopper l’influence des Russes en Méditerranée.

    4) S’attirer les sympathies de l’Angleterre et ne plus être isolé diplomatiquement.

  3. je dois admettre que nous n’avons pas la même définition d’important.
    Sur le premier point je penses que vous avez tort : Napoléon III voyait la guerre comme un mal nécessaire et a engager en dernier recours,pour preuve les négociations de paix sincères et nombreuses avant cette guerre et celle d’Italie et a chaque conflit ses propositions de congrès européen(« affranchir sans conquérir » « comme lui j’ai des conquêtes a faire…industrialiser,moderniser »,etc).
    Comme l’a écrit Thierry Lentz,il ne rêvait pas de conquérir l’Europe a la tête de ses régiments.
    On lui assénera d’ailleurs a tort l’argument de rassemblement et de sentiment dynastique pour la guerre de 1870(alors qu’il ne la voulait pas).

    Sur le deuxième point il est vrai que comme l’a écrit Mérimée il « voulait depuis longtemps commandé de gros bataillons »,mais il n’a pas pris la tête de l’armée d’Orient et si il a voulu le faire par la suite c’est par sentiment de devoir envers son peuple et ses troupes.
    Ce sentiment de devoir plus la question essentielle qu’était pour lui l’Italie l’a fait prendre la tête des armées et ce sera le cas également en 1870 alors qu’il avait compris qu’il n’était non pas assez réfléchit,brave ou capable d’une certaine stratégie(sa vison sur le siège de Sébastopol,premiers mouvement en Italie et Solférino) mais pas assez capable d’énergie et de décisions rapides en tout cas sur toute la longueur d’une campagne.
    Dire qu’il sacrifierait la France pour ses « passions enfantines » et qu’il rêvait de se mettre dans les bottes trop grandes de son oncle est faux,relève de la facilité de l’ignorance.

    Sur le troisième point il faut rappeler qu’il est le créateur de la fameuse « politique arabe Française » et cette guerre a eu des conséquences majeures sur l’influence de la France dans cette région(lire Général Georges Spillmann »Napoléon III,prophète méconnu »)

    Sur le quatrième point je pense que c’est la ou notre définition de l’importance se heurte:Il a pour l’idée de réviser « l’abaissement de 1815 » pour remettre la France qu’il considère comme une « nation soleil » au premier ordre et de la sortir de son état de « satellite »(par la paix,les fameux congrès et son projet de SDN avant l’heure),cela se fera il l’a bien compris en ayant pour principe celui des nationalités,nationalités broyées par le conservatisme des puissances signataires du congrès de Viennes.Nationalités qui sont inéluctables et qui entraîneront par la révolution(chose qu’il ne veut absolument pas) le renversent des trônes et l’anarchie en Europe si on,en l’occurrence la France héritière de 1789 ne les accompagnent pas.
    Pour cela il profite de sa très bonne vision géopolitique des choses qui lui permet de voir que rien ne se fera seul(Napoléon a échoué)et sans l’Angleterre seule puissance libérale en Europe.
    « mission accomplie » avec le traité de Paris en 1856(création de la Roumanie,premiers pas de l’indépendance Monténégrine,ect).

    Il a toujours privilégié les intérêts Français contrairement  a ce qu’on a dit et qu’on dit encore.
    Il  a déclaré: »L’intérêt de la France est partout ou il y a une juste cause » mais sitôt la Prusse en mouvement il fait la paix avec l’Autriche et ne soutient pas les polonais pour ménager la Russie .

    Sur l’ensemble des ses actes il faut arrêter le regard de préjugés et s’intéresser a l’excellente analyse du personnage et de tous les aspects de son règne,que les historiens « nouveaux »(pas Max Gallo quoi…) ont effectuée.

    J’ai peut être pu paraître légèrement « agressif » mais les contres vérités et vieux mythes sur Napoléon III sont si nombreux et répétés inlassablement que c’en est désespérant.

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