Donald Trump : « Malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était ! »
Donald Trump entouré de sympathisants, le 3 septembre 2015 (Wikimedia CC).

Donald Trump : « Malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était ! »

Dans un entretien exclusif accordé à Valeurs Actuelles, Donald Trump est revenu sur plusieurs sujets de politique américaine, internationale mais aussi européenne et française, avec en premier lieu un regard lucide sur les problématiques d’immigration et de terrorisme.

Extravagant et imprévisible, celui qui est arrivé comme un pavé dans la marre des élections américaines se confie, dans son bureau de la Trump Tower de Manhattan, à André Bercoff. En campagne contre vents et marée, il se targue de parler directement au peuple, de la manière la plus brute de décoffrage possible certes, sans l’intermédiaire des médias et surtout, comme il aime à le rappeler, sans avoir besoin d’aucune contribution financière extérieure. Cette indépendance, permise grâce à un patrimoine personnel de près de 10 milliards de dollars, Trump en a fait une force et croit aujourd’hui « toucher l’Amérique en ses points sensibles, là où le malaise est le plus profond ».

Dans ces primaires spectaculaires, ce milliardaire qui a bâti un empire dans l’immobilier fait figure de trouble-fête insaisissable. Alors que ses concurrents réunissent « 100 à 200 personnes » dans leurs meetings, lui remplit des stades de football. Surtout, il ne se dit dépendant « d’aucun lobby », contrairement à tous les autres, « sans exception », qui « ont des comptes à rendre à ceux qui les financent ». Cette liberté lui a permis de parler vrai. D’être « le seul à avoir le courage » de soulever les problématiques de l’immigration clandestine et de l’islam radical. 

Sur le plan international, Donald Trump déplore l’intervention américaine en Irak, oeuvre de Bush, mais estime qu’au Moyen Orient, Obama n’aura fait qu’aggraver la situation avec une grande maladresse. Aujourd’hui, « l’armée américaine n’est plus victorieuse nulle part », regrette-t-il. 

« Je possède en permanence une arme sur moi. Je peux vous dire que si j’avais été au Bataclan ou dans un de ces cafés, j’aurais tiré. Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé »

valeurs4133_001_0Dans son entrevue, André Bercoff aborde la question des récentes attaques terroristes en France, qui ont fait la une des journaux du monde entier. Pour Trump, le constat est sans appel : au Bataclan, « pas un seul être humain n’était armé. » Une aubaine pour les terroristes, qui ont ainsi pu se livrer à un véritable « tir aux pigeons ». « Votre police et votre gendarmerie ont fait un beau travail, mais en attendant, c’était « open bar » pour le massacre », a-t-il estimé. Pour lui, la France comporte des lois beaucoup trop restrictives concernant le port d’arme, et seuls les criminels en jouissent. « Je possède en permanence une arme sur moi. Je peux vous dire que si j’avais été au Bataclan ou dans un de ces cafés, j’aurais tiré. Je serais mort peut-être, mais j’aurais dégainé », a-t-il lancé. Et de prédire : « Si vous ne donnez pas la possibilité aux citoyens de se défendre, il y aura d’autres Charlie et d’autres Bataclan. »

Outre la question du port d’arme, la question migratoire a évidemment été mise sur le tapis. Pour le candidat à la présidentielle américaine, Angela Merkel a fait une grave erreur en ouvrant ainsi les vannes de l’immigration de masse. Désormais, l’Europe va connaître « une période de bouleversements très forts », annonce-t-il avant d’ajouter : « vous allez au-devant de véritables révolutions. »

« Si vous ne donnez pas la possibilité aux citoyens de se défendre, il y aura d’autres Charlie et d’autres Bataclan. »

S’il a bon espoir de « rebâtir l’Amérique afin qu’elle respire à sa véritable hauteur », Trump est également revenu sur le cas de la France en particulier. Pour lui, « malheureusement, la France n’est plus ce qu’elle était, et Paris non plus ». « Il y a des quartiers dont on a l’impression qu’ils sont devenus hors la loi, poursuit-il, comme certains de vos essayistes l’ont écrit, des territoires perdus de la République. Des amis français me disent qu’ils ont parfois le sentiment de n’être plus vraiment chez eux quand ils se promènent çà et là dans leur pays. »

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A propos de Christopher Lannes

Christopher Lannes
Directeur de publication du Bréviaire des patriotes. Journaliste indépendant TV Libertés, Ojim, Présent.

2 commentaires

  1. vous en avez marre de donald trump bientot un filtre anti-donald trump existera pour censuré ce personnage toxique

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