Le Mal Jospinien
Lionel Jospin a récemment commis un livre assassin sur Napoléon .

Le Mal Jospinien

David Saforcada, président de France Bonapartiste et contributeur régulier du Bréviaire des patriotes, répond à Lionel Jospin suite à la parution de son livre Le Mal napoléonien (éd. du Seuil, 2014) :

41+kNvYAfqL._Si nous n’oublions pas que François Hollande est là pour une fellation qui a mal tournée, nous n’oublions pas non plus que Lionel Jospin fut Premier Ministre par défaut. En effet, sans une dissolution malheureuse, il y a fort à parier que ce monsieur n’aurait jamais été aussi haut, surtout après les années Mitterrand, et surtout que Jacques Chirac opta pour le moins bon des prétendants socialistes. Vous l’aurez compris, je ne porte pas ce cher Lionel dans mon cœur et encore moins depuis la sortie de son torchon sur Napoléon.

Je vais être franc, je n’ai pas lu ce bouquin et je ne compte pas le faire. Les commentaires que j’ai pu voir, les extraits que j’ai pu parcourir, tout cela me donne assez de matière pour savoir que M. Jospin n’a su faire qu’un livre à charge contre Napoléon mais aussi contre Louis Napoléon, pour tout dire contre le bonapartisme mais aussi la France. De toute façon, qu’attendre d’un ancien trotskiste n’ayant eu de cesse que de détruire la France en tant qu’État souverain ? L’on pourrait presque penser que l’hérédité a fait son chemin chez le petit Lionel si l’on se souvient de son papa munichois et proche de Déat…

Son livre ne fait que rependre les bons vieux poncifs de la légende noire de Napoléon avec en plus une espèce d’ignorance, voulue, de l’Histoire de France. Prévisible à souhait, il devient fatigant et usant de devoir répéter les choses. Non, Napoléon n’a pas tué la Révolution, au contraire il l’a sauvé d’une restauration en 1799 tant le Directoire était vermoulu et prêt à tomber pour laisser place à la réaction. Non, il n’a pas tué la Révolution, il l’a consolidé tout en dotant la France de ses « masses de granit ». Non, il ne s’est pas nourri de la guerre, car il faut parler de la guerre et non des guerres, qui n’est que la continuité de la guerre révolutionnaire commencée avec les frontières naturelles. L’appellation « guerres napoléoniennes » n’est qu’un raccourci visant à culpabiliser Napoléon. Etc, etc…

Mais M. Jospin tente d’enfoncer le clou : les deux empires auraient fini sur des désastres. En effet le bonapartiste que je suis ne peux pas nier que Waterloo et Sedan sont deux terribles défaites, mais en aucun cas des désastres. Napoléon Ier et Napoléon III, faut-il le rappeler, auraient pu rester ou revenir au pouvoir mais ils ont choisi de sacrifier leurs intérêts plutôt que ceux de la France. Ce n’est pas Napoléon qui est rentré dans les « fourgons de l’ennemi », ce n’est pas Napoléon III qui a donné l’Alsace et la Lorraine, ce n’est pas l’Empire qui, en 1938, a signé Munich ou laissé mourir la Pologne en 1939. N’est-ce pas la IIIe République qui a capitulé en 1940 et qui a engendré la Collaboration, socialistes en tête ? N’est-ce pas la IVème République qui a perdu, lamentablement, l’Indochine et a embourbé la France dans le conflit algérien ? Bref, nos deux empires n’ont rien à envier à la République, tout du moins à certaines, pour ce qui est de la fin ou des échecs. Oui, je dis échecs car, contrairement à M. Jospin et nombre de ses « amis », nous savons reconnaître que parfois, très peu souvent pour être honnête, nos Empereur se sont loupés, et que tout n’est pas immaculé chez eux ou dans l’Empire.

Enfin, dernier point et non des moindre, le bonapartisme aurait engendré le boulangisme puis ensuite le pétainisme. Lionel Jospin oublie, une fois encore, que nombre de ses « ancêtres politiques » ont trouvé leur place dans l’un et dans l’autre, tout en oubliant aussi de dire que la comparaison bonapartisme/boulangisme/pétainisme n’est pas recevable car le bonapartisme et le boulangisme, comme le socialisme d’ailleurs, se veulent une doctrine, ou tout du moins une ligne politique, avec une certaine idée de la France souveraine, alors que le pétainisme a été la mise en action réelle d’une politique d’abandon, de trahison et de collaboration. M. Jospin aurait sans doute été plus inspiré de comparer le bonapartisme avec le gaullisme, mais sait-il seulement ce qu’est réellement le bonapartisme ? Et comprend il réellement le gaullisme ? J’ai un énorme doute…

Pour conclure, je classe Lionel Jospin dans la catégorie des Caratini ou des Ribbe, qui écrivent des « saloperies » sur l’Empereur pour être sur de gagner quelques trois francs six sous. Il aura ainsi la double casquette de l’histrion historien et politique.

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A propos de David Saforcada

Napoléonien depuis ses 6 ans, militant bonapartiste depuis l’âge de 15 ans, aujourd'hui Président de France Bonapartiste. Candidat bonapartiste à plusieurs élections locales et nationales. Auteur de nombreux articles politiques et historiques, a publié en 2008 "Louis Napoléon, Premier Président - Dernier Empereur", en 2010 "La République Consulaire, la République Bonapartiste" et en 2013 « Louis Napoléon Bonaparte, l’autorité pour la liberté ».

3 commentaires

  1. Balivernes que ces questions : Bonapartiste , trotskiste etc…. Avez-vous compté les millions de morts de tous les côtés ? C’est monstrueux ….

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  2. bref, traîte de père en fils sur tous les plans

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  3. Ne serait-il pas possible d’écrire un livre sur Jospin et ses côtés sombres ? Ce n’est pas ce qui manque…

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