vendredi, 26 mai, 2017
Le totalitarisme intégral (I) : Système politique et déterminants

Le totalitarisme intégral (I) : Système politique et déterminants

Caractéristiques générales

Un grand paradoxe voulut qu’en un monde assis sur la doxa libertarienne du libre arbitre, affranchissant l’humanité de ses chaines, soit disant représentées par les religions et l’attachement aux principes supérieurs, on en arriva finalement à s’entraver d’une parodie des principes desquels il s’était extirpé. Le monde est ainsi irrémédiablement enserré d’une toile subtilement tissée et sous les travers de ses nouvelles idoles, la liberté se résigne à un carcan bien restreint.

Chaque chose se normalise, il faut donc se conformer, rouler à bonne vitesse, pour le bien commun. « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », dira John Stuart Mill, si bien qu’à force d’aspirer à la liberté, on termine entièrement cajolé. Fini, le monde où les pâtures s’étendaient à la guise du pasteur et son troupeau de moutons ; à présent les moutons c’est nous et le pasteur jadis bienveillant nous entraîne droit vers les ravins de l’inhumanité.

Sans conteste, le modernisme forme par le biais de la mondialisation un totalitarisme intégral. Celui-ci apparaît comme son substrat légitime, tant et si bien que l’on ne s’étonnera point d’y voir de fâcheuses correspondances. Le totalitarisme intégral est donc l’application du paradigme moderne nécessaire à l’épanouissement de tous les abus ; lorsqu’il s’étire à une partie importante de l’humanité et que rien ne puisse en démentir l’hégémonie, principalement parce qu’il a tout englobé, à ce moment même, l’on entre dans un totalitarisme complet. « L’envers a désormais pris l’endroit en écharpe et s’est attribué d’un coup la surface entière du globe terrestre » (le retournement salvateur, F.Palumbo). Au-delà du règne de la quantité et de la force brute – donc matérielle –, au-delà de l’apogée de l’ignorance et de la sacralisation du faux, nous entrons dans la domination du non-être, expression qui selon nous définit le mieux l’indifférenciation, et la réduction des individus à de simples unités numériques.

C’est pourquoi, par totalitarisme intégral, nous entendons définir un système qui s’est étendu aussi bien dans les consciences que dans les modes de vie, et dont l’application la plus visible est la réduction de tous les éléments manifestés et non manifestés à sa propre limitation. C’est un système mortifère réduisant les libertés d’une manière détournée, en changeant la nature même de son objet ; l’homme, jusqu’à ce que ce dernier n’appelle plus à devenir libre, mais servile.

Voici du moins la définition que nous donnons de cette notion, dont on pourrait nous céder la paternité, bien qu’en vérité, cette originalité ne nous importe nullement. À dire vrai, l’utilité de ce concept autorise simplement une introspection via un angle politique. Par ailleurs, l’emploi du terme de « Totalitarisme intégral » nous est venu d’un compromis entre le concept de « totalitarisme », né de l’enivrement des « politologues » pour l’étude du nazisme et du communisme, et le concept de « société intégrale » exposé par Cédric Lagandré. Aussi nous sommes peu authentiques en la matière, car ce que nous disons ici a déjà été dit autre part. Toutefois, si cette chronique se veut principalement d’ordre synthétique, il est également possible que sa structuration développe certains aspects de notre société rarement mis en avant. Celle-ci va donc plus loin qu’un simple totalitarisme tel que le définissent dans les années 1950, le politologue Carl Joachim Friedrich et son assistant Zbigniew Brzezinski ; lesquels identifient comme « totalitaire » un régime où l’on trouve six éléments : une idéologie officielle, un parti « de masse » unique, la terreur policière, le monopole des médias, celui des forces armées, et une économie planifiée. Nous nous permettrons cependant de remplacer dans notre analyse, le monopole des forces armées par celui d’une oligarchie raciale.

Il est aisément visible pour celui qui sait voir, que la société française emprunte considérablement à cette définition. Nous le verrons en passant en revue un à un chacun de ces six déterminants du totalitarisme, à commencer par « l’idéologie officielle », qu’on développera surtout au terme de cette chronique, se trouvant ici déterminée par les principes républicains, à savoir démocratique, égalitaire, libertaire, progressiste, scientiste, et adorateur du libre-échange traduisant l’internationalisme, donc la suppression effective des frontières au profit de l’idée du « village monde », sous l’égide de la Pax Democratica, la Pax Republica, ou la Pax Americana, notions étant peu ou prou équivalentes.

En second lieu, le parti de « masse » unique trouve sa représentation en France dans ce que nous pourrions nommer, « le parti républicain ». Du reste qu’on ne s’y trompe pas, sous des dehors conflictuels entre eux, les partis français sont tous républicains, et lorsqu’il advient qu’un seul y échappe, comme L’Alliance Royale, il est dans l’obligation, en cas de victoire aux urnes, de demander aimablement à la République de se démettre, ce qui porte à sourire.

Troisièmement, une société totalitaire subit la terreur policière. Cette dernière, si elle n’est pas directement palpable, est remplacée par un contrôle immense sous des travers administratif et judiciaire. Le peuple éprouve à son insu un espionnage de masse très proche du « Big Brother is wathing you » développé dans le fameux livre de G. Orwell, 1984. Toute la virtuosité de notre société réside en ce que même lorsque les médias officiels témoignent de cet espionnage massif, on parvienne à l’accepter malgré tout, à consentir aux normes en tout genre qui étouffent la vie des habitants, la conditionnent ainsi que leurs progénitures. Si bien que la révolte n’est plus même souhaitable, pour un homme qui s’accoutume de tout, vide et dénaturé, la masse va là où l’on veut bien la mettre.

L’aspect principal du totalitarisme réside ainsi dans l’hypnotisme entretenu, permis par le monopole des médias. À cet effet, il n’est pas malaisé de voir que c’est l’État qui subventionne la totalité des médias, et qu’il obtient par là un contrôle total de cet instrument idéologique.

L’économie planifiée est également le propre du capitalisme sauvage, fruit de la concentration des entreprises afin d’échapper au marché, théorisé par A. Chandler dans son ouvrage La main visible des managers. Elle s’oppose à « la main invisible du marché » développée par Smith, selon lequel cette « main » – synonyme d’autorégulation économique – répondait naturellement à l’intérêt général. Finalement les entreprises ont vu les choses bien différemment et ont préféré échapper à l’incertitude du marché, de la concurrence, et de l’apport des matières premières, en ayant recours à la concentration horizontale et verticale. De sorte, qu’elles aient fini par supprimer le marché. La concurrence disparaît en une multitude de monopoles (marque Unilever) et d’oligopoles – correspondant à un faible nombre de vendeurs et un grand nombre d’acheteurs, une situation permettant l’entente sur les prix. Voilà qui permet donc la planification de l’économie ; J.K Galbraith, est semble-t-il parti de ce constat pour développer sa « théorie de la filière inversée », remettant en question l’idée keynésienne que la demande créerait l’offre, en expliquant au contraire – mais différemment de J.B Say – qu’en réalité, c’est l’offre qui crée sa propre demande ; les grandes entreprises contrôlent les prix et la demande.

Car si d’une part, la création d’un bien est également la création d’un besoin, impliquant nécessairement la pulsion d’achat, d’autre part la maîtrise du marketing par son internalisation au sein d’entreprises gigantesques implique la formation du besoin en question à travers la publicité ; un intrépide professeur nous dit un jour, au sujet de la célèbre publicité, « vous en avez rêvé, Sony l’a fait », que : « c’est faux ! Sony l’a fait, maintenant vous en rêvez. » Cet effet répond à un phénomène psychosociologique développé en partie par Jean Beaudrillard dans  La société de consommation. Pour résumer, Galbraith nous dit dans L’ère de l’opulence : « Parce qu’elles ont des poids économique, politique et médiatique énormes, les plus grandes entreprises peuvent imposer l’achat de certains produits aux consommateurs par le biais de la publicité, de certaines politiques de prix » et, ajouterons-nous, à travers des politiques de crédit à la consommation. Ainsi, les moyens de propagande et la connaissance de l’humain sont aujourd’hui tels que les grandes entreprises peuvent, avant même de produire un bien, en connaître assez précisément la quantité de production écoulée et quelle frange de la population sera son meilleur acheteur. C’est donc ce que l’on a coutume d’appeler, dans le jargon, les études d’impact et la segmentation.

Le 7e élément qui fonde le totalitarisme, que nous joignions volontiers à l’analyse de Friedrich est la proéminence d’une oligarchie raciale. Nous avons expliqué plus avant que la France fût plus une oligarchie qu’une démocratie ; et bien cette oligarchie est – dans bien des totalitarismes – fondée sur des aspects raciaux, ou au moins communautaire. Il est peut-être même inutile de poursuivre là-dessus, si l’on veut éviter toute polémique, puisque les Français sauront bien déterminer sur quelle forme s’appuie son oligarchie.

La France est donc tout à fait totalitaire ; mais là où notre analyse va plus loin que les théoriciens du totalitarisme habituel – lesquels à l’image de Brezinsky s’affairent à en prodiguer les soins contre leurs propres pays –, c’est que nous estimons que le totalitarisme intégral s’étend au-delà des frontières, qu’il est bien plus profond dans son idéologie, se prélassant sur la mystique moderne. S’étendant à la totalité des modes de vie et de réflexion, il est en passe d’acquérir sa forme parfaite. À ce propos,

« Nous ne sommes donc plus à l’époque des anciens dualismes métaphysiques où l’on pouvait encore croire que le mal est sans substance, qu’il n’est qu’un défaut négligeable, qu’un assombrissement temporaire et sans conséquence causé par le péché de l’homme. Aujourd’hui, nous apprenons que le maléfique constitue, en réalité, le substrat ultime de la manifestation. » (Le retournement salvateur, F. Palumbo).

Nous voyons tous les jours comment celui-ci se suffit à lui-même, et qu’ainsi des possibilités universelles émane forcément le négatif jusqu’au point de s’arroger la manifestation, non pas dans son entièreté, mais en une part extrêmement importante — ne perdant pas de vue que d’un mal relatif doit cependant nécessairement sortir un bien, puisque « les désordres partiels ne peuvent pas ne pas être, car ils sont des éléments nécessaires de l’ordre total » (René Guénon, La crise du monde moderne). Ainsi donc, le prodige de notre société réside en un totalitarisme revêtu d’une nature ignorée de la masse. Il est fondamentalement subtil et pleinement visible que si l’on prend assez de recul pour l’entrevoir. Or dès lors qu’il est aperçu, c’est que l’on n’y prend plus part. Délicat à analyser de l’intérieur, il happe les individus, comme si, non content de s’être étendu par-delà le monde, il avait aussi obscurci ce dernier jusqu’à ce qu’on ne puisse plus comprendre à quoi il nous avait réduits.

C’est le père de tous les totalitarismes, entretenant des correspondances avec le communisme qui repose sur le contrôle social, la délation à échelle sociétale, la marginalisation, et donc la réduction ; sa seule supériorité objective étant la force matérielle, réalisée par la masse qui écrase les minorités. C’est enfin un totalitarisme des consciences comme adaptation moderne de la « servitude volontaire », où chaque individu est contre son voisin un petit tyran. Il aime le pouvoir que son emploi génère sur autrui, se languissant dans une totale outrecuidance contre celui qui s’écarterait un tant soit peu du chemin balisé de la pensée unique.

Une telle société tient pour socle un renversement complet des valeurs et de la notion de vrai et de faux, en s’appuyant sur des institutions subversives telles que les médias, l’éducation, et les formations politiques. Ce totalitarisme organise La fabrication du consentement (Noham Chomsky) et de l’opinion, dirigée à force de suggestion et de conditionnement. Aussi, nous interpellons le lecteur sur l’usage du mot même de « consentement », qui prouve à quel point l’homme n’a aucun pouvoir réel sur cette société, car ses institutions sont piégées. Antidémocratiques pour la plupart, elles ne lui permettent pas d’y faire entendre sa voix, seulement de participer au système et à sa justification constante – ce terme démontre alors la résignation de ceux qui n’ont plus le pouvoir de s’opposer.

Dans une telle société, presque entièrement formatée, tout ce qui n’est pas la version officielle est une erreur, ou dans le langage vulgaire, mais magistralement maîtrisée – résultat de la psychologie sociale – : tout ce qui échappe à l’autorité officielle est un complot. Dans une société comme la nôtre, le relativisme n’est plus de mise quand on sort du cadre officiel. L’idée consistant à dire que la vérité est plurielle disparaît à mesure qu’avance le processus de renversement, car l’erreur est maintenant devenue la vérité. C’est l’apogée de l’imitation moderne, qui parodie constamment la tradition.

On pourrait trouver dans les institutions républicaines un grand nombre de ces contrefaçons ; matérialisées par le baptême civil, le mariage civil, l’unicité de la vérité comme base – qui devient la pensée unique – et l’universalité, laquelle dans notre cas, loin de les promouvoir, détruit le pluralisme et les différences dans le creuset du métissage et du « syncrétisme culturel ».

Certains diraient cependant que le système actuel correspondrait plus en réalité à une « démocratie totalitaire » telle que théorisée par les libertariens comme Hayek ou Benjamin Constant, et au sujet de laquelle nous avions produit un article, en faisant bien la différence entre la vraie démocratie et l’oligarchie actuelle (cependant que ni l’une ni l’autre ne seraient souhaitables). Si l’on voulait résumer la critique libertaire au sujet de la démocratie, nous n’aurions qu’à reprendre cette phrase de Constant ;

« L’erreur de ceux qui, de bonne foi dans leur amour de la liberté, ont accordé à la souveraineté du peuple un pouvoir sans bornes, vient de la manière dont se sont formé leurs idées en politique. Ils ont vu dans l’histoire un petit nombre d’hommes, ou même un seul, en possession d’un pouvoir immense, qui faisait beaucoup de mal ; mais leur courroux s’est dirigé contre les possesseurs du pouvoir, et non contre le pouvoir même. Au lieu de le détruire, ils n’ont songé qu’à le déplacer. »

À la vérité, le système actuel contient toutes les formes d’une démocratie totalitaire, tout en la surpassant ; il est un totalitarisme intégral, car il repose sur des fantasmes collectifs, sur une reproduction de pseudo-mythes primordiaux. Ce totalitarisme n’est pas démocratique – car le peuple n’a pas le pouvoir, il en a seulement l’illusion. La médiocrité du nombre est bien représentée, voire même promue, car les élites oligarchiques s’inspirent des éléments les plus marginaux et dépravés de la masse pour les imposer à tous, tel qu’on l’a abordé dans notre Décomposition analytique du parangon de la jeunesse.

Aussi ce totalitarisme va jusqu’à subjuguer le libertarianisme en certains degrés. C’est un fait, le totalitarisme intégral est libertarien, principalement en matière sexuelle, car c’est un moyen de contrôle des individus et de catharsis. « La dictature parfaite aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où grâce à la consommation et au divertissement les esclaves auraient l’amour de leur servitude. » (Aldous Huxley, Le meilleur des mondes).

Le système est donc un « capitalisme sadien » dans toute sa splendeur, c’est l’avènement de la jouissance et de la liberté de jouir. Autrement dit : « Ils préfèrent être ce qu’ils ont », ce qui, dans l’optique libertaire, est véritablement contradictoire puisque l’homme s’est rendu esclave du monde matériel, tout en étant dépourvu de toute spiritualité – et l’un implique l’autre – représentative de la véritable liberté traduite par un État d’ataraxie. Une liberté qui ne serait pas un simple accès à tous les biens de consommation de façon illimité, jusqu’à y ajouter la « mode » d’avoir des enfants lorsque l’on n’est pas naturellement disposé à en obtenir, ou bien la consommation sexuelle qui rend la femme-objet, mais au contraire la véritable liberté de s’en écarter, d’être délivré de toute attache matérielle, pour se consacrer en totalité à la contemplation. Mais pour les modernes, l’idéal correspond à la liberté « sans responsabilité », c’est-à-dire la déresponsabilisation totale, et non la liberté de faire, mais plutôt la liberté de ne pas faire, justifiant le côté passif de toute la vie des modernes, passifs devant la télévision, passifs devant la tutelle de l’État, passifs devant les mensonges du professeur, jusqu’à ce que naisse alors, d’un contresens ultime, le sentiment illusoire de liberté chez celui qui ne vit que pour l’indolence.

Certains n’ont pas hésité à développer l’idée qu’une révolution constante, d’un optimisme idéologique, fondait bien souvent le cœur du totalitarisme : « Les totalitarismes, quelles que soient leurs différences par ailleurs, se reconnaîtraient, tant dans leur théorie que dans leur pratique, à l’exigence de requérir la perception d’une dynamique purement positive, optimisante et énergisante, associée à l’idée d’une providence toute-puissante et naturelle, qui mènerait nécessairement les hommes vers une “société bonne” méthodiquement “épurée” de ses éléments “corrupteurs” ». Cette idée répondant dans ce sens parfaitement à la nécessité du « progressisme » qui produit le changement social est un des phantasmes fondateurs du monde actuel.

Le plus intéressant doit être que ce déterminant du totalitarisme a été développé par une personne qui, à l’image de Brezinsky, soutient le totalitarisme intégral dans son propre pays – faisant également partie de l’oligarchie raciale dont nous parlions. Nous pouvons ainsi attribuer cette judicieuse observation à Bernard-Henri Lévy dans son essai, La Barbarie à visage humain. De sorte que, s’il était encore besoin de le faire remarquer, l’hypocrisie surpasse de loin toutes les déficiences de ces individus-là, et l’on ne nous fera pas croire qu’ils sont en fait épris d’une terrible schizophrénie.

« De cette situation, personne n’est plus responsable. Le maléfique se désantropologise. Il devient système indépendant, non localisable, disséminé à travers le réseau planétaire de l’économie marchande. Réseau qui verrouille l’homme dans la façade, qui lui apprend à jouer le rôle d’unité vide et interchangeable, pour pouvoir l’administrer, l’emprisonner dans les rets de la structure sociale, pour le mettre dans un état de responsabilité diminué, pour téléguider son imagination, pour le pousser à désirer des simulacres, afin qu’il finisse par se détruire lui-même, en s’oubliant dans l’inessentiel. Il y a un verset du Livre de Jérémie qui s’applique parfaitement à cet état de choses : “J’enivrerai les hommes pour qu’ils se livrent à la joie. Entretemps, je les ferai descendre comme des agneaux à la boucherie ». Ce passage décrit de manière précise et laconique l’horizon de vie qui est le nôtre à l’époque où l’ésotérisme touche à sa fin : aujourd’hui, nous sommes tous des agneaux à la boucherie, même si nous l’ignorons, même si nous ne voulons pas l’admettre, car cela pourrait nous distraire de nos petites occupations et déranger notre sommeil sans fin. » (F. Palumbo, le retournement salvateur) .

Jérôme Carbriand

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A propos de Jérôme Carbriand

Étudiant en économie, j'ai outrepassé les limites de l'enseignement universitaire en m'intéressant aux post-keynesiens, j'ai en cela une solide maîtrise des réalités économiques. D'autre part, j'ai parallèlement voué un intérêt particulier à la lecture d'une grande partie de la philosophie occidentale dont l'incohérence générale m'a incité à étudier la "métaphysique". Dans cette voie, certains auteurs m'ont véritablement touché, c'est le cas de René Guénon, Julius Evola et Mircea Eliade. Que suis-je donc, sinon une Cassandre sans génie, dont le seul mérite aura été de tomber avant les autres, écrasé par une foule arrogante et aliénée. Je suis le mouton noir d'un troupeau aveugle, dont les yeux s'entrouvrent pour percevoir l'abîme dans lequel nous nous jetons. Je suis le cauchemar de la modernité et la honte de la Tradition pour avoir enduré la boue d'une époque aussi souillée.
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