« Voltaire, une imposture au service des puissants », de Marion Sigaut
(source de l'image : Action Française)

« Voltaire, une imposture au service des puissants », de Marion Sigaut

Ah…Voltaire. Voltaire l’Humaniste, Voltaire le Défenseur des libertés fondamentales, des droits de l’homme. Voltaire, combattant de la Raison contre l’obscurantisme de la religion catholique…. et si tout ce discours n’était que du vent ? Et si on nous mentait sur le Grand Homme depuis le début ? Si, au lieu d’être le grand humaniste tolérant, Voltaire n’avait été qu’un mythomane, possédant un mépris incommensurable de la religion catholique et du petit peuple. Et si au fond, Voltaire avait été le réel symbole des Lumières : Mensonge, Haine, Irréligion (voire satanisme), Libéralisme économique, Suprématie d’une élite bourgeoise ayant droit à la culture et au bien-être, dominant une majorité de petites gens qui doit être maintenue dans son rôle d’outil ?

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Cette bourgeoisie conquérante, qui ne tardera pas à usurper la seule chose qui lui manquait, le pouvoir régalien, grâce à la grande arnaque de la Révolution française, qui succède à la grande arnaque des Lumières, qu’on ne cesse de nous vendre comme le réveil du peuple contre le Mal absolu, mais qui ne se résume qu’à la prise de pouvoir des bourgeois et la victoire du capitalisme libéral, sur les ruines du catholicisme social garanti par l’Ancien Régime.

Les Lumières, cette grande arnaque donc, personne n’est mieux placé pour nous en parler, même si elle le nierait, que Marion Sigaut. Historienne, spécialiste du XVIIe siècle, cette période trop souvent omise du règne de Louis XV et de la déconfiture de la Monarchie,  dont on a gardé que les Lumières, qui sert de propagande à la République depuis trop longtemps mais qui, pour le lecteur avisé, représente bien ce régime pour les raisons que nous avons évoquées plus haut.

Fruit d’un énorme travail bibliographique — rien que la correspondance de Voltaire représente 13 tomes de la prestigieuse collection La Pléiade, soit grosso modo 25 000 pages — Voltaire, une imposture au service des puissants se pose en réponse à tous les Candides qui trouvent en Voltaire le bouclier de la Raison contre l’obscurantisme des méchants cléricaux et de la méchante monarchie, contre le fanatisme des vilains gueux superstitieux.

Le portrait qui est fait du « grand homme » est accablant : si Voltaire eut une plume on ne peut plus aiguisée et une maitrise parfaite de notre belle langue, l’utilisation qu’il en fit en revanche laisse à désirer. Menteur pathologique, Voltaire déforme toute vérité, tout le temps – « Mentez mes amis, mentez… ». Il méprise le peuple, et son attachement à la religion le dégoute, lui le grand seigneur de Ferney, roulant pour les puissances étrangères protestantes, l’Angleterre et la Prusse, avec lesquelles Voltaire partage un certain sens du profit.

Il serait trop long de résumer ici tous les griefs du grand homme, si bien répertoriés par Marion Sigaut. Nous vous invitons donc évidemment à lire ce livre, pour remettre la vérité au cœur de la réflexion, pour éviter le continuel discours mensonger de la doxa voltairienne.

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Nicolas Champion

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A propos de Louis Landais

Louis Landais
Etudiant, passionné d'histoire et des Humanités en général.

3 commentaires

  1. Un jour, lassé par son rival (Hobbes), Rousseau posa l’idée saugrenue que la liberté est partout. Pourquoi? Parce que nous sommes cernés par ses contraires. En effet, personne n’ignore cette célèbre phrase et connue de par le monde: « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ». Mais que sait-on exactement de la liberté, si ce n’est qu’elle n’est pas la contrainte? On aurait pu s’en arrêté là, et renvoyer tout ce beau monde à sa supercherie. Mais il aura fallu qu’un dénommé Kant à la syntaxe imbuvable ne vienne introduire par « l’expérience du remord » le concept de responsabilité. Il faut bien se rendre compte qu’un coupable ne peut être jugé qu’en qualité de responsable. A défaut, vous prouveriez qu’il n’est pas libre. Donc, comment faire? On ne va pas attendre que dieu redescende sur terre, le dernier en date qui s’y risqua se retrouva crucifié. Certes les autodafés avaient leur propre vertu, puisqu’ils précipitaient la comparution devant le divin. Mais voici que Voltaire nous remémore à travers Candide l’infâme condamnation de Pangloss, son maître à penser. Après tout, disait-il, si nous pouvons faire d’un assassin un criminel et un million de criminels des héros, c’est bien que quelque chose cloche. Et nous voici valdingué de nouveau, misérables que nous sommes, par ce que Victor Hugo appellera la « forêt des évènements ». Sartre achèvera définitivement le blessé en le poignardant par deux fois lorsqu’il affirmera que « celui qui refuse la liberté refuse l’humanité ». Aussi appuiera t-il Rousseau pour qui, je cite, « un homme qui renoncerait à la liberté refuserait sa qualité d’homme », mais également Voltaire en déclarant « qu’un criminel n’est pas pire qu’un héros ». Or il est vrai que si nous voulons savoir ce qu’est réellement la liberté, il faut pouvoir l’expérimenter. La question est de savoir à quel prix? Telle est l’irresponsable responsabilité des hommes…

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  2. Bien ! C’est la première fois que je vois un lien sur un site vers KontreKulture, il était temps !

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  3. J’espère tout de même que ni l’auteur de cet article ni Marion Sigaut ne nie la génialité de son esprit et de son style. Car si Voltaire fût souvent odieux, c’est qu’il avait aussi conscience de la supériorité de son esprit. Malgré son côté aristocrate-qui-se-mouche-sur-le-peuple, Voltaire fût AUSSI un écrivain stupéfiant qu’on relit volontiers aujourd’hui. Qui fût notamment un des premiers à renouveler l’approche de l’histoire avec son « Essai sur les Moeurs », qui fût un génial auteur de nouvelles et petits récits, qui a produit un Essai sur le siècle de Louis XIV devenu classique, certaines tragédies qui lisent encore bien,

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