mardi, 24 octobre, 2017

Vous n’avez plus de sexe !

Vous n’avez pas de sexe. Mais un genre. Vous n’êtes désormais ni homme ni femme. Vous êtes un humain. Vous n’avez qu’un genre « homme » ou « femme ». Vous ne serez plus père ou mère mais parent 1 et parent 2. Et on demandera à vos enfants le nom du ”parent 1”. Peu importe votre anatomie.

En 2013, on est plus fort que le monde animal tout entier – hormis peut-être l’escargot –, on est au-dessus de tous les principes biologiques. L’obsession du pareil en dehors de toute rationalité, du même en dehors de la réalité, du comparable en dehors du concret, se joue de l’argument d’égalité comme ruse machiavélique. Tout le monde est égaux, ou plutôt tout est pareil. Après le meurtre symbolique de l’homme incarnation du pouvoir, le divorce de masse et l’explosion de la famille, on abolit toute norme, tout sacré. Le modèle traditionnel homme/femme est ringardisé, vu comme vieillot. Hétérosexuels rougissez ! Freudiens rougissez ! Plus rien n’est profane, on peut épouser tout le monde, puisque Jacques aurait pu être Clémence s’il avait été éduqué ainsi. J’aurais pu moi même être une Spice girl si on m’avait dressé comme tel.

On choisit alors sa sexualité comme dans un supermarché. Bien que la vie intime de chacun mérite le plus profond respect, dès que le lobby gay réclame le droit « à » l’enfant, la reconnaissance de l’homoparentalité, il y’ a comme un hic. Et le droit « de » l’enfant à avoir un père et une mère ? Tout à coup c’est le pilier de la civilisation qui, fissuré, s’effondre. On supprime tout lien philosophique mère/enfant. Simultanément, la nation, par le remplacement de gouvernement par gouvernance, et la famille, par le reniement de la filiation naturelle, croulent littéralement.

Gustave Le Bon, anthropologue oublié, expliquait dans « Psychologie des foules » en 1885, que toute civilisation nécessite des règles fixes et une discipline commune, « le passage de l’instinctif au rationnel , la prévoyance de l’avenir » et une culture. Or aujourd’hui, on perd tout ce qui a construit notre monde occidental depuis : un père, une mère, le ou les enfant(s). Les premières victimes de l’égoïsme des adultes sont les enfants. Le politique abandonne le mariage comme différenciation des rôles par le sexe, fait table rase sur le passé. Il ne le respecte pas.

Demain, où en sera-t-on ? Tout d’abord les femmes auront droit à faire « un enfant toute seule » par la PMA, « égalité » oblige. La question reviendra sempiternellement jusqu’à assouvissement. Puis, avec le même argument vicieux d’égalité, les hommes pourront acheter des ventres de femmes (GPA). Et faire des gosses tout seuls. Tout s’achète, tout se vend, même le corps. L’argent vaincra l’humanisme et les mœurs : on consommera tout, même les femmes s’achèteront. La ville de Sparte avait déjà expérimenté dans l’antiquité mères porteuses et dons de sperme à tous par libéralisation de la sexualité et des mœurs – polyandrie et pédérastie. Pierre Bergé, militant de la « cause homosexuelle » , dit aujourd’hui : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » Une femme, une usine ? Une honte sans nom, une si basse considération des femmes, de leurs corps. Un rapport à la sexualité dématérialisé, déshumanisé.

Toutefois, on aurait tort de faire porter le chapeau aux homosexuels de France. La plupart sont de l’avis du collectif « plus gay sans mariage ». Ils se moquent de se marier, tels écrivains et citoyens homosexuels depuis des siècles. Ils sont conscients qu’ils perdent tout le caractère transgressif de leur orientation sexuelle. Ils savent, comme les militants des années 70, que le mariage « bourgeois » n’est pas fait pour consacrer l’amour, mais pour créer une cellule familiale. Au nom de l’amour, notion plus abstraite qui soit, rationnellement, tout devient possible : un homme épousant plusieurs femmes et inversement, un frère et sa sœur, une mère et son fils…. etc. Un bordel parfait… La faute est aux véritables destructeurs de la famille, véritable ennemi, Némésis absolu des lobbies LGBT, Femen, féministes et autres qui manipulent l’opinion. Les trois religions monothéistes sont diabolisées au lieu d’être entendues. Comme si d’un coup on redécouvrait la laïcité, mais pour empêcher de parler. Françaises, Français, on vous enfume !

Hétérosexualité et homosexualité deviennent des concepts vides de sens car hommes et femmes se confondent. Plus aucune stigmatisation, mais plus d’orientation sexuelle définissable. Plus de modèle. L’hétérosexualité n’est plus la norme, il faudrait s’y faire. Je n’assumerai d’aucune façon les conséquences anthropologiques de cette décadence de civilisation inouïe dans l’histoire de l’Humanité. Je suis Freudien. J’ai un phallus et une paire de couilles, je suis un homme et non un playmobil.

Anthony La Rocca

A propos de Anthony La Rocca

Jeune patriote français, étudiant républicain réactionnaire amoureux de notre patrimoine culturel. Je crois que la France a un destin particulier, je refuse qu'elle soit diluée dans le concert des nations. Sur une ligne bonapartiste, je suis favorable à une synthèse entre tradition et progrès, à un État puissant, autonome et bienveillant, représenté par un homme providentiel. Il s'agit tout autant de s'opposer à la xénophilie de nos élites, de sauvegarder une civilisation, de favoriser le progrès social. Je consulte le Bréviaire des patriotes régulièrement.
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