jeudi, 20 juillet, 2017
Photo-reportage : Les adieux de Napoléon à Fontainebleau
Les adieux de Napoléon à ses fidèles, plus actuels que jamais.

Photo-reportage : Les adieux de Napoléon à Fontainebleau

Quelle émotion de se retrouver, ce 20 avril 2014 dans cette cour d’honneur du château de Fontainebleau, 200 ans, jour pour jour après les célèbres adieux de Napoléon Ier à sa vieille garde ! Se dire qu’à cet endroit précis, à ce moment précis, l’Empereur abdiquait, devant ses vaillants soldats en larmes ! 40 000 personnes s’étaient réunies pour célébrer ce grand homme, toujours présent dans le cœur des Français. Ce jour-là, il n’était pas lui, mais voir Napoléon descendre lentement ses fameuses marches de l’escalier en fer à cheval du Palais, suscitait un émoi fort et puissant ! Après s’être battu vaillamment pour la France face aux ennemis de la Révolution, puis de l’Empire, il dit tout de même à ses soldats d’être fidèles au prochain souverain. Une leçon de dévouement. À la fin de la cérémonie, en se dirigeant vers sa berline, l’Empereur posa son regard sur moi. Comment ne pas lui adresser, avec fidélité et grand respect, un dernier « Vive l’Empereur » ?

Texte des adieux de Napoléon :

« Soldats de ma vieille Garde, je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans, je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l’honneur et de la gloire. Dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n’avez cessé d’être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n’était pas perdue. Mais la guerre était interminable ; c’eut été la guerre civile, et la France n’en serait devenue que plus malheureuse. J’ai donc sacrifié tous nos intérêts à ceux de la patrie ; je pars. Vous, mes amis, continuez de servir la France. Son bonheur était mon unique pensée ; il sera toujours l’objet de mes vœux ! Ne plaignez pas mon sort ; si j’ai consenti à me survivre, c’est pour servir encore à notre gloire ; je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble ! Adieu, mes enfants ! je voudrais vous presser tous sur mon coeur ; que j’embrasse au moins votre drapeau ! (ou « que j’embrasse au moins votre général… et votre étendard ! » selon les textes historiques).

[Après avoir serré dans ses bras le général Petit, et embrassé le drapeau : ]

Adieu encore une fois, mes vieux compagnons ! Que ce dernier baiser passe dans vos cœurs ! » (Baron Fain : Manuscrit de 1814, Paris, Bossange, 1830, p. 251-252)

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Napoléon Ier descend les marches du grand escalier de Fontainebleau.

Napoléon Ier descend les marches du grand escalier de Fontainebleau.

L'Empereur passe ses troupes en revue pour la dernière fois.

L’Empereur passe ses troupes en revue pour la dernière fois.

Suite du passage en revue.

Suite du passage en revue.

Les braves grenadiers de la Garde Impériale.

Les braves grenadiers de la Garde Impériale.

Défilé de l'infanterie de ligne.

Défilé de l’infanterie de ligne.

L'État-major de l'Empire était au rendez-vous.

L’État-major de l’Empire était au rendez-vous.

Un régiment de voltigeurs.

Un régiment de voltigeurs.

Les officiers sur leur belle monture.

Les officiers sur leur belle monture.

Quelques unités de chasseurs à cheval, les favoris de l'Empereur.

Quelques unités de chasseurs à cheval, les favoris de l’Empereur.

Les adieux de Napoléon à ses fidèles, plus actuels que jamais.

Les adieux de Napoléon à ses fidèles, plus actuels que jamais.

Un retour salut du haut de l'escalier en fer à cheval du château de Fontainebleau.

Un dernier salut du haut de l’escalier en fer à cheval du château de Fontainebleau.

Photographies : Christopher Destailleurs

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A propos de Christopher Destailleurs

Fondateur d'Objectif-Justice.fr, politiquement parlant je me considère comme étant eurosceptique et anti-mondialiste. J'aime les valeurs véhiculées par la France, tout comme j'aime les valeurs extérieures à condition qu'on ne me les impose pas. Bonapartiste j'admire le Napoléon de Guerre, stratège hors pair et meneur d’homme extraordinaire.

2 commentaires

  1. Quelles émotions ! Merci pour ce partage !

  2. Il faut tout de même ne pas être bien malin pour encenser Napoléon en même temps que nos Rois, comme s’il était dans leur continuité… site d’attardés

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